Malgré la hausse récente du dollar américain, les perspectives budgétaires pour les États-Unis ne sont guère meilleures lorsqu’on les compare à la Zone Euro dans son ensemble.
Selon les données de l’OCDE, le déficit américain et le fardeau de la dette seraient déjà plus élevés que la Zone Euro. Puisque la Zone Euro détient un taux d’épargne intérieur relativement élevé, la majorité de leurs déficits budgétaires est financée à l’interne (environ 70 % du déficit du compte courant de la Grèce se retrouve à l’intérieur des pays de l’Union européenne).
En revanche, en raison du faible taux d’épargne intérieure, plus de la moitié des 10 billions de dollars US de la dette du Trésor américain est détenue par des étrangers. Pour mettre les choses en perspective, combiné, il n’y a qu’environ 1,3 billion de dollars de dette espagnole, portugaise et grecque en cours actuellement.
Il n’est donc pas étonnant que l’agence de cotation Moody’s ait mentionné que les États-Unis pourraient perdre leur notation triple A en raison de l’augmentation des charges de la dette étrangère et d’une tendance à la hausse du ratio de leur dette sur leur PIB.
Il est certain que ces inquiétudes ne sont pas pour demain puisque le dollar américain est encore perçu comme une valeur refuge dans la tourmente actuelle. Toutefois, à plus long terme, le dollar pourrait demeurer vulnérable aux ajustements à la baisse en raison de problèmes budgétaires.
(Source : BCA Research)
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Les problèmes budgétaires de la Grèce inquiètent de plus en plus les marchés financiers. Les craintes que ce pays se retrouve dans l’impossibilité d’assumer sa dette ou même qu’il doive abandonner l’euro ont contribué non seulement à la remontée des tensions financières dans la zone Euro, mais aussi à l’échelle mondiale.
Plusieurs pays de cette zone se retrouvent dans la même situation, dont l’Irlande, l’Espagne et le Portugal. Le niveau de la dette publique de la Grèce dépasse 110 % du PIB. De plus, le pays souffre d’un problème chronique de crédibilité puisqu’il a été révélé que les statistiques budgétaires fournies par le gouvernement grec au cours des dernières années étaient erronées. La Grèce, qui devrait émettre plus de 50 milliards d’euro de dette en 2010, a réussi une première émission importante au cours des derniers jours. Cependant, elle a dû payer un taux d’intérêt supérieur, soit 6,2 % pour une obligation ayant une échéance de cinq ans.
Quelles sont les options qui s’offrent à la Grèce afin de rectifier la situation? Tout d’abord il est clair que l’expulsion de la Grèce de la zone Euro n’est dans l’intérêt de personne. Il sera important pour l’Union européenne de stabiliser le cas de la Grèce pour éviter que les marchés ne commencent à spéculer sur le prochain pays de la zone à faire défaut.
La seule porte de sortie semble donc être une réforme budgétaire majeure permettant d’éliminer rapidement les déficits. En pratique, il ne sera pas facile de rétablir l’équilibre des finances publiques grecques. Pour prendre le contrôle de sa situation budgétaire, la Grèce risque de devoir se condamner à une longue période de très faible croissance économique accompagnée de gels salariaux.
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