De par les fonctions stratégiques qu’ils occupent au sein d’une société, les initiés disposent d’informations privilégiées. On leur interdit d’utiliser ces informations à des fins personnelles pour des opérations boursières.
Ces patrons et hauts dirigeants sont des investisseurs aguerris. À leur propos, Peter Lynch, ancien gestionnaire de Fidelity, disait : «Les initiés peuvent vendre leurs actions pour une multitude de raisons, mais ils les achètent pour une seule : ils croient que le prix va grimper.» Il peut être intéressant de les imiter.
C’est ce que permet le Guggenheim Insider Sentiment ETF, un fonds négocié en Bourse. Son objectif est de reproduire le rendement d’un indice conçu par Sabriant, une firme d’analyse quantitative. L’indice s’appuie sur les comportements d’achat d’initiés de quelque 6 000 entreprises dont les valeurs sont cotées à New York.
Parmi elles, Sabriant effectue une sélection de 100 sociétés en fonction de deux éléments : les achats d’initiés, tenus de déclarer leurs transactions à la U.S. Securities and Exchange Commission, et les prévisions des analystes de Wall Street. Quand les deux facteurs sont positifs, les titres méritent d’être inclus dans l’indice.
Est-ce que ça fonctionne? Eh bien, sur une période de quatre ans, le rendement du Insider Sentiment ETF (dont le symbole boursier est NFO) surclasse de 6,74 % celui de l’indice boursier S&P 500. Même si le rendement passé ne peut garantir le rendement futur, investir dans un fonds comme celui-là peut constituer une occasion de participer à l’évolution d’une centaine de titres prometteurs.
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Le vieil adage «vendre en mai et s’en aller» qui incite à vendre tous ses titres boursiers pendant le mois de mai et à partir en vacances jusqu’à l’automne, pourrait ne pas tenir la route cette année.
Une étude basée sur la performance des marchés selon les saisons avait été réalisée par UBS Securities Canada. L’étude démontrait que depuis 1979, l’indice du TSX avait augmenté en moyenne de 11,8 % par an durant la période du 1er novembre au 31 mai, comparativement à une hausse de seulement 1,1 % pour la période du 1er juin au 31 octobre. L’étude concluait que 90 % du rendement boursier annuel était réalisé entre les mois de novembre et mai.
La principale raison pouvant justifier un comportement différent cette année est justement le fait que cette dernière n’a pas été comme les autres. Un grand nombre d’investisseurs ont été secoués depuis un an. Certain ont vendu dans le pire de la tempête en se promettant de réintégrer seulement lorsque tous les problèmes seraient réglés… D’autres, étant sur les lignes de côté, ont été surpris par la vitesse de la remontée des marchés. Ils attendent ainsi un repli pour investir de nouveau.
L’indice du TSX a gagné près de 7 % au mois d’avril alors que le S&P 500 gagnait plus de 10 %. Mais, ce qu’il y a de plus impressionnant, c’est la capacité du marché d’ignorer les mauvaises nouvelles comme les chiffres sur l’emploi et le PIB. Il n’y a pas si longtemps, ces chiffres auraient provoqué une chute importante des marchés.
Cette résilience des marchés démontre un tournant important dans la psychologie des investisseurs. Avec ce que nous avons vécu au cours des 12 derniers mois, il est fort probable que les vieux adages devraient être mis de côté pour le moment.
Depuis les creux de 1932, l’indice du S&P 500 a connu des hausses significatives entre les mois de mai et octobre juste après les 14 marchés baissiers (bear market) de cette période. Bref, si l’histoire se répète, ne soyons donc pas surpris de voir les marchés boursiers continuer leur ascension jusqu’à l’automne.
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