3 octobre 2011

Le quotidien Le Monde titrait récemment que les fonds négociés en Bourse (FNB) pourraient constituer une nouvelle bulle financière et se révéler dangereux pour les investisseurs.

La plupart des FNB tiennent leurs promesses : à faible coût (frais de gestion peu élevés), ils offrent un accès aux marchés étrangers et facilitent la diversification de portefeuille.

Mais, étant donné l’engouement qu’ils ont suscité ces 10 dernières années, il ne faut pas s’étonner que des fabricants aient fini par complexifier le produit original.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les FNB ne sont pas tous constitués de la même façon et ne présentent pas un degré de risque égal. Mais c’est vrai aussi des autres titres financiers (actions et obligations). C’est pourquoi, dans chaque cas, il est important et nécessaire de définir ses objectifs de placement et son degré de tolérance au risque.

Certains FNB s’adressent davantage aux spéculateurs qu’aux investisseurs ordinaires. Ils exploitent l’effet de levier financier, utilisent des produits dérivés et sont adossés à des actifs risqués ou douteux.

Ils font l’objet d’une surveillance étroite de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), qui impose toute une série de mesures aux firmes de courtage, dont l’interdiction formelle de solliciter leurs clients pour leur vendre ce type de produits.

Ce sont effectivement des placements à éviter. D’ailleurs, nous avons souvent écrit à ce sujet dans cette chronique. Mais, attention : il ne faut pas mettre tous les FNB dans le même panier.

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31 janvier 2011

Une règle de conduite dictée par les organismes de réglementation du secteur des valeurs mobilières stipule que les conseillers en placement sont tenus de bien connaître leurs clients.

Les conseillers en placement doivent être au courant de la situation financière et personnelle ainsi que des objectifs de placement de chacun de leurs clients, afin de pouvoir faire des recommandations pertinentes en matière d’investissement. De plus, cette information doit être mise à jour régulièrement et doit refléter tout changement important dans la situation du client.

Toutefois, un conseiller en placement aura du mal à bien connaître son client si ce dernier ne se connaît pas lui-même. Pour s’aider et pour orienter correctement ses recommandations en matiè­re de placement, le conseiller devra poser à chacun de ses clients des questions qui couvrent trois grands aspects : quel est son horizon d’investissement? quel­le est sa tolérance aux risques? et quelle est sa situation personnelle?

Les investisseurs pourront aussi se poser d’autres questions qui les aideront à mieux se connaître. Ils seront alors en mesure de donner à leur conseiller un portrait aussi précis que possible de leur situation, ce qui aidera ce dernier à orienter ses conseils en matière de placement, créant ainsi un climat de confiance qui ne peut que profiter aux deux parties.

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14 juillet 2009

À eux seuls, Bernard Madoff, Vincent Lacroix et maintenant Earl Jones auront floué des centaines et des centaines d’investisseurs en manigançant afin de détourner les fonds pour leur profit personnel. Une grande majorité de ces investisseurs verront la totalité de leur pécule financier disparaître et se retrouveront sans le sou.

Même s’ils n’ont pas perdu la vie puisque le destin leur a fait croiser un fraudeur plutôt qu’un tueur en série, ces investisseurs, pour la plupart, seront forcés de modifier leur qualité de vie et devront faire face à un avenir beaucoup moins ensoleillé que souhaité.

Est-il normal qu’un retraité soit forcé de retourner sur le marché du travail et de travailler de longues heures et de longues semaines, et ce, pour une période souvent plus longue que la peine que ces fraudeurs devront purger pour leur délit?

L’industrie des services financiers est un secteur extrêmement réglementé. Les individus qui décident d’y travailler doivent y suivre des normes et des règlements très stricts sur la façon de se conduire et de faire des affaires. On ne s’improvise pas conseillers en placement, ou planificateur financier. Pour obtenir ces titres, il faut se conformer à des exigences de formation continue et d’applications sévères sur les façons d’exercer la profession tant au niveau de la déontologie que des normes de conduite.

En vertu des lois provinciales, il faut avoir obtenu l’autorisation appropriée pour donner des conseils quant à l’achat ou à la vente de valeurs mobilières. Ainsi, les représentants, associés ou dirigeants de maisons de courtage doivent être inscrits selon leurs fonctions respectives. En outre, l’entreprise avec laquelle une personne travaille, que ce soit à titre de représentant, de dirigeant ou d’associé, doit elle aussi avoir obtenu l’autorisation nécessaire.

Toute personne qui négocie ou qui, par son action, sa conduite ou par le biais d’une publicité, participe, même indirectement, à toute tentative de faire le commerce de valeurs mobilières ou d’exercer des activités à titre de courtier ou de conseiller peut être réputée exercer le commerce des valeurs mobilières de manière illégale si elle n’est pas inscrite.

Les organismes de réglementation
Il faut savoir que «Corporation Earl Jones, conseiller administratif» n’était membre d’aucun organisme d’autoréglementation (OAR) comme l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCMV), ni de l‘Autorité des marchés financiers (AMF). Des entreprises comme celle de Earl Jones font un tort incroyable à notre industrie puisqu’elles ne se soumettent pas aux mêmes exigences en matière de conformité, de réglementation et de formation des gens qui travaillent dans cette industrie. Il faut savoir aussi qu’un « conseiller administratif » n’est rien au sens de la loi sur les valeurs mobilières…

Le rôle de l’AMF est de vérifier la compétence et l’intégrité des participants du secteur par le biais de ses exigences de formation et de ses processus d’agrément et d’inscription.

Le secteur des fonds communs de placement au Québec relève de l’AMF et de la Chambre de la sécurité financière. L’AMF est chargée de surveiller les activités des organismes de placement collectif, alors que la Chambre est responsable de l’établissement et de la surveillance des critères de formation continue, ainsi que de l’application d’un code de déontologie pour les représentants agréés.

Ensuite, il faut comprendre le rôle des OAR comme l’OCRCVM, qui sont responsables de veiller à ce que leurs membres se conforment aux lois sur les valeurs mobilières, et le pouvoir des OAR de prescrire leurs propres règles de conduite et exigences financières à ceux-ci. « Corporation Earl Jones, conseiller administratif » n’était pas membre d’un OAR.

Il est fondamental de s’assurer que son fournisseur de services financiers soit un membre d’un OAR, de sorte que ses membres soient soumis à des règlementations très strictes sur les normes de conduite.

D’autant plus que l’ensemble des grandes institutions financières au Canada sont membres du Fonds canadien de protection des épargnants (FCPE). Le rôle principal du FCPE consiste à protéger les épargnants tandis que son rôle secondaire, qui est de surveiller le régime d’autoréglementation, lui fournit un moyen de réduire les risques liés à son rôle principal. Le FCPE protège les clients en cas de faillite ou d’insolvabilité d’un membre de l’un des organismes d’autoréglementation (OAR). Le FCPE publie sur son site Web (www.cipf.ca) une liste des membres dont les clients admissibles ont droit à la protection. Bien sûr, «Corporation Earl Jones, conseiller administratif» ne figure pas sur cette liste.

J’aurais le stylo nerveux si j’avais à faire un chèque de toutes mes épargnes à une entreprise comme «Corporation Earl Jones, conseiller administratif». Il en est tout autrement si je fais le même chèque à Desjardins ou à une des grandes banques canadiennes.

Il est du devoir de chacun de bien s’informer sur les gens à qui il a confié son argent. Malheureusement, quand vient le temps de parler finances, cela n’intéresse pas la majorité, et il est fréquent de voir des épargnants confier leurs épargnes au premier venu. Dans le cas d’Earl Jones, on parle de relations de longue date avec ses clients, d’amitiés, même. Un comportement pathologique. Comment un individu peut-il avoir un tel comportement et agir de la sorte? Combien de vies aura-t-il anéanties?

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20 juin 2009

Lors d’une première rencontre avec un Conseiller en placement, c’est habituellement le Conseiller qui pose les questions afin d’identifier les besoins et de lui permettre de bien connaître le client. 

Normalement, un Conseiller bien préparé réussit à cerner les problèmes et à apporter les solutions requises. Le client a également un rôle à jouer lors de cette première rencontre et devrait se préparer en conséquence. Voici trois questions importantes à poser à un Conseiller en placement:

1- Quels sont vos outils de recherche?
L’un des principaux facteurs qui détermine le succès d’un portefeuille est souvent les outils de recherche qu’utilise le Conseiller en placement. De bons outils permettent de prendre de bonnes décisions. La recherche ne garantit pas les rendements, mais permet plutôt de minimiser les erreurs.

2- Quelle est votre stratégie sur le plan du service?
Les études démontrent que les clients changent de Conseiller pour deux principales raisons : la piètre performance du portefeuille et le manque de service. Si c’est le cas, pourquoi ne pas poser les questions au départ? Les études démontrent également que les Conseillers en placement ne gèrent pas très bien les attentes des clients.

À la base, il est important d’établir la fréquence des suivis téléphoniques et des rencontres désirées. La communication est primordiale pour maintenir une relation d’affaires saine et prospère à long terme. 

3- Comment êtes-vous rémunéré?
Après tout, l’industrie des valeurs mobilières est réglementée au point où la compensation devrait être transparente. Savoir comment un Conseiller en placement est rémunéré peut vous permettre de comprendre s’il est biaisé dans ses décisions et d’identifier un conflit d’intérêt potentiel.

La majorité des Conseillers en placement travaillent à commission. Ils doivent donc vendre des actions, obligations et fonds mutuels pour vivre. Il est important de savoir quels genres de produits ils peuvent vendre. S’agit-il de produits provenant de leur compagnie ou sont-ils plus indépendants? Même s’ils peuvent vendre différents produits, est-ce qu’ils favorisent un produit plus qu’un autre? Si oui, pourquoi?

Une relation avec un Conseiller en placement est probablement l’une des plus importantes relations d’affaires qu’on peut avoir. Il est donc primordial de poser les questions clés pour faire le bon choix.

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