Plusieurs d’entre vous ont exprimé des préoccupations quant à la situation économique grecque. Selon nos lectures et recherches, nous anticipons que la Grèce sera éventuellement en défaut de paiement puisque sa dette a atteint un niveau démesuré. La Grèce a tout simplement trop de dettes et une restructuration celles-ci est inévitable. À notre avis, la Grèce vit davantage une crise de solvabilité qu’une crise de liquidité comme le prétendent certains gouvernements.
Le Parlement grec vient de voter de nouvelles mesures d’austérité afin d’inciter l’Union européenne et le Fonds monétaire international à libérer une tranche de financement de 12 milliards d’euros (17,2 milliards de dollars canadiens).
Mais, nous sommes en droit de nous demander si tous les efforts qui sont actuellement déployés n’auront comme effet que de reporter à plus tard l’inévitable. À première vue, on pourrait penser qu’une restructuration de la dette serait une catastrophe, mais elle demeure la meilleure solution pour éviter une contamination des autres pays européens en difficulté.
De façon concrète, il ne sera pas facile de rétablir l’équilibre des finances publiques grecques. Pour prendre le contrôle de sa situation budgétaire, la Grèce risque d’être condamnée à longue période de réductions budgétaires, de gels salariaux et à une faible croissance économique.
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Les problèmes budgétaires de la Grèce inquiètent de plus en plus les marchés financiers. Les craintes que ce pays se retrouve dans l’impossibilité d’assumer sa dette ou même qu’il doive abandonner l’euro ont contribué non seulement à la remontée des tensions financières dans la zone Euro, mais aussi à l’échelle mondiale.
Plusieurs pays de cette zone se retrouvent dans la même situation, dont l’Irlande, l’Espagne et le Portugal. Le niveau de la dette publique de la Grèce dépasse 110 % du PIB. De plus, le pays souffre d’un problème chronique de crédibilité puisqu’il a été révélé que les statistiques budgétaires fournies par le gouvernement grec au cours des dernières années étaient erronées. La Grèce, qui devrait émettre plus de 50 milliards d’euro de dette en 2010, a réussi une première émission importante au cours des derniers jours. Cependant, elle a dû payer un taux d’intérêt supérieur, soit 6,2 % pour une obligation ayant une échéance de cinq ans.
Quelles sont les options qui s’offrent à la Grèce afin de rectifier la situation? Tout d’abord il est clair que l’expulsion de la Grèce de la zone Euro n’est dans l’intérêt de personne. Il sera important pour l’Union européenne de stabiliser le cas de la Grèce pour éviter que les marchés ne commencent à spéculer sur le prochain pays de la zone à faire défaut.
La seule porte de sortie semble donc être une réforme budgétaire majeure permettant d’éliminer rapidement les déficits. En pratique, il ne sera pas facile de rétablir l’équilibre des finances publiques grecques. Pour prendre le contrôle de sa situation budgétaire, la Grèce risque de devoir se condamner à une longue période de très faible croissance économique accompagnée de gels salariaux.
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