7 février 2011

Qu’ont en commun les récentes prédictions du secteur des techno­lo­­gies, médias et télécommunications (TMT) de Deloitte, le discours sur l’état de l’Union de Barack Obama et les bons résultats financiers des entreprises américaines? La technologie et l’innovation!

Dans son ré­cent discours sur l’état de l’Union, le pré­sident Obama a formulé le souhait que les États-Unis investissent massivement des deniers publics dans l’innovation afin de demeurer compétitifs sur l’échiquier mondial et de renouer avec la prospérité pour assurer le bien-être des prochaines générations. Or, récemment, les résultats financiers de nombre d’entreprises de technologie ont surpris les analystes et contribué à faire grimper les différents indices aux États-Unis, soutenant du coup une reprise économi­que encore fragile.

Le 19 janvier, Deloitte Canada avait une fois de plus convié les gens d’affaires montréalais pour leur présenter ses prédictions dans le domaine des TMT, qui auront un impact sur les affaires dans un avenir rapproché. Selon ces prédictions, en 2011, les consommateurs et les particuliers auront le choix parmi une plus vaste gamme d’ordinateurs, de miniportables, de tablettes électroniques, de téléphones intelligents et de systèmes d’exploitation, et ils pourront même profiter d’un accès plus généralisé aux réseaux sans fil et haute vitesse. Ils utiliseront ces outils aussi bien pour magasiner que pour travailler, et tant pour le réseautage social que pour leur consommation médiatique. Les marchés de la publicité seront eux aussi en mutation.

Donc, à la lumière des récents résultats financiers enregistrés par les entreprises de technologie, et si l’on tient compte des améliorations des processus d’affaires que suscitera l’investissement prévu dans le domaine de l’innovation et de l’évolution positive à laquelle sont promises les technologies, ce secteur pourrait représenter une belle occasion de croissance au cours des prochaines années.

D’ailleurs, contrairement à 2001, alors que nous disions que nous étions dans une nouvelle économie avec de nouveaux barèmes pour évaluer la valeur des entreprises, les entreprises technologiques, en 2011, affichent un meilleur modèle d’affaires. L’enthousiasme devrait s’accentuer au cours des prochains mois, avec l’arrivée probable – et attendue – en Bourse des sociétés LinkedIn, Groupon et Facebook. Toutefois, je ne pense pas que nous soyons sur le point de connaître une bulle 2.0.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro7fevrier

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3 novembre 2009

Au cours de la dernière année, de nombreux analystes et investisseurs se sont attardés sur la Chine en tant que moteur de la reprise économique mondiale. En fait, il existe d’autres pays que la Chine qui connaissent une croissance économique importante et qui contribuent à cette reprise.

De nombreux pays d’Asie et d’autres en Amérique du Sud dévoile au monde la voie de l’avenir. La croissance de ces pays offre des perspectives d’exportation importantes pour les États-Unis.
 
En 2000, 30 % des revenus totaux des entreprises à l’intérieur de l’indice du S&P 500 provenaient de l’étranger. Aujourd’hui, ce chiffre se situe plus près de 50 %. Cette tendance est encore plus évidente alors que l’on constate que les secteur de la technologie, des matériaux, de l’énergie et de l’industriel génèrent plus de 60 % de leur chiffre d’affaires à l’international.

L’Amérique du Sud, avec le Brésil en tête, représente une autre source de croissance économique mondiale. Tout en gagnant les honneurs pour les Jeux olympiques de 2016, le Brésil connaît une persistance dans le redressement de son économie.

Les exportations de marchandises vers la Chine sont le principal facteur de croissance. Par ailleurs, le secteur manufacturier du pays se redresse également. En tant que premier producteur d’éthanol, le Brésil a la chance de devenir un exportateur d’énergie important en exploitant la demande croissante pour les biocarburants.

Un pays comme le Brésil ne peut pas à lui seul être la source de la croissance des exportations pour les États-Unis.  Ensemble par contre, les pays émergents offrent de très bonnes perspectives, notamment si la valeur du dollar américain reste faible.

Les investisseurs qui se concentrent uniquement sur les États-Unis pourraient manquer les effets sous-jacents historiques de cette croissance mondiale. Sous-estimer la force de cette tendance sur les bénéfices des entreprises pourrait ainsi s’avérer une erreur importante.

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18 juillet 2009

Du 1er janvier au 14 juillet 2009, l’indice américain S&P 500 a réalisé un maigre rendement de 0,3% tandis que l’indice NASDAQ, majoritairement composé de titres technologiques, a réalisé un impressionnant rendement de 14,1 %.

Les titres de Apple, Qualcomm, Microsoft, Google et Oracle représentent à eux seuls 33% de l’indice. Par exemple, les rendements en 2009 pour Apple et Google ont été de 65% et de 42% respectivement. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet engouement des investisseurs vis-à-vis les titres technologiques dont ceux-ci :

1. Les titres technologiques sont des titres défensifs en période de récession, car la majorité d’entre eux ont peu ou pas de dettes. Par exemple Apple possède 25 milliards de dollars en liquidité et aucune dette à long terme.

2. Les entreprises de ce secteur sont habituées de manœuvrer dans un environnement où les prix de vente subissent une pression à la baisse. Ce qui est un avantage dans la crise actuelle.

3. Les biens technologiques (ordinateurs, logiciels, processeurs, etc.) possèdent une durée de vie très courte. D’ailleurs, Michael Dell disait dernièrement que le cycle actuel de remplacement a été étiré et que le cycle reviendra en force au cours de l’année 2010. Il est estimé que l’âge moyen des ordinateurs en circulation est de cinq ans et demi et que lorsque qu’il dépasse quatre ans, il est plus rentable d’acheter un nouveau PC que de mettre à jour son ancien.

4. Les analystes du secteur prévoient que, mondialement, 29% des ordinateurs de bureau et 42% des portables seront vendus en Asie. Par exemple, le taux de pénétration des PC en Chine est de seulement 12%, il y a donc beaucoup de potentiel de croissance dans cette région du monde.

5. L’évaluation des titres est attrayante. En effet, les flux monétaires libres divisés par la valeur des actions s’établissent à 7% en moyenne. Ils se transigent 25% moins chers qu’avant la crise actuelle.

6. Du côté des téléviseurs, les ventes d’appareils à écran plat représentent 85% des ventes totales. Cependant, les écrans plats n’occupent que 13% des téléviseurs actuellement en circulation, impliquant ainsi qu’il y a beaucoup de place à la croissance.

Compte tenu de ces facteurs positifs, la technologie devrait continuer à récompenser les investisseurs. Une manière efficace et instantanée de participer à ce secteur est d’acheter le Fonds négociés en bourse QQQ qui duplique l’indice du NASDAQ.

(Sources : Recherche VMD et CSFB)

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17 juin 2009

Nous vivons dans un monde en constante évolution où la survie d’une compagnie dépend souvent de sa rapidité d’exécution et d’adaptation. Les défis sont encore plus grands pour les dirigeants des compagnies technologiques, car la progression de cette industrie est exponentielle. L’innovation et la création de valeur deviennent essentielles pour leur survie à long terme.

Les investisseurs désirant participer à la croissance de ce secteur et investir dans de bonnes compagnies devraient considérer plusieurs éléments de risque. Voici quelques facteurs à considérer avant d’investir dans une compagnie technologique.

1- Négliger l’innovation au profit de la rentabilité
Les investisseurs aiment parler de la rentabilité d’une compagnie et ils ont raison de le faire, habituellement. Malheureusement, les profits à long terme trouvent leurs origines dans la création de valeur. Et sans innovation et création de valeur, on ne peut avoir de profit ni de compagnie. La principale vulnérabilité d’une entreprise technologique est de voir émerger une nouvelle technologie qui vient bouleverser son plan d’affaires et sa capacité à faire des profits.

La technologie change tellement rapidement et la compétition provient de l’ensemble du globe. Il est maintenant courant de voir une nouvelle entreprise technologique émergeant d’un garage qui vient modifier des modèles d’affaire existants. Des exemples comme Google, Craig’s List, HP, Microsoft, Facebook, Twitter et des dizaines d’autres sont monnaie courante. Et ce, contrairement aux industries plus traditionnelles. Il est peu probable de voir la prochaine voiture être créée dans un garage par un jeune de 16 ans qui changera les modèles d’affaires existants.

2 – Expansion trop rapide
Le potentiel d’économie d’échelle a souvent été la source de motivation pour les compagnies plus traditionnelles. Les leaders des industries manufacturières ont traditionnellement fait l’acquisition de compétiteurs et de nouvelles usines pour effectuer des économies importantes. Dans le secteur technologique, une expansion trop rapide peut comporter des risques plus importants.

Même si l’expansion se fait normalement par l’acquisition de propriétés intellectuelles et de liste de clients, il arrive parfois que certaines compagnies se fassent prendre avec un surplus d’inventaire qui peut devenir désuet très rapidement. En utilisant leurs liquidités pour faire des acquisitions plutôt que d’investir dans l’innovation ou couvrir leurs opérations courantes, une compagnie peut se placer en position vulnérable quand les marchés deviennent moins favorables.  

3 – Capacité d’exécution
La meilleure idée ou la meilleure technologie n’est d’aucune utilité si l’entreprise ne dispose pas de gestionnaires capables d’exécuter le plan d’affaires et d’effectuer la commercialisation des produits ou services. 

4 – Faire face au changement
L’exécution va de pair avec le changement. Une entreprise technologique incapable de changer rapidement face à l’arrivée d’un nouveau joueur ou d’une nouvelle technologie s’expose à voir ses parts de marchés diminuer très rapidement. Traditionnellement, un plan d’affaires sur cinq ans pour une entreprise industrielle pouvait suffire.  En technologie, avoir un plan de contingence à son plan d’affaire à tous les six mois est une nécessité. Google n’aura pris que dix ans pour atteindre une capitalisation boursière de 130 milliards de dollars US.  Il y a quelques années seulement, Facebook, le iPhone, YouTube et combien d’autres exemples n’existaient pas…

5 – Dépendance à la technologie
La meilleure défense d’une entreprise technologique face à la compétition est la dépendance de sa technologie par ses clients ou usagers. Que la technologie soit ouverte ou fermée, qu’elle s’appelle iPhone ou qu’elle soit un logiciel améliorant l’efficacité d’une chaîne de montage, si l’impact de la renonciation ou du changement est trop grand pour l’utilisateur, la compagnie technologique dispose d’un avantage concurrentiel très important.

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