Au moment de l’achat d’une propriété, le montant consacré à la mise de fonds nécessaire dépendra du prix d’achat et de notre capacité de remboursement en fonction de nos revenus. Si la mise de fonds ne représente pas un problème, alors combien devrions-nous déposer à l’achat de notre résidence? Le montant minimum ou le maximum possible?
Pierre et Sylvie, 31 ans, désirent s’acheter une copropriété dans le Vieux-Montréal. Le prix proposé est de 300 000 $, et la mise de fonds minimale est de 5 %, soit 15 000 $. Les deux jeunes travailleurs gagnent environ 50 000 $ chacun, ont environ 50 000 $ disponible pour une mise de fonds et ont accumulé 15 000 $ de dettes.
Même si une institution financière nous accorde un prêt hypothécaire, il faut déterminer notre budget mensuel pour fixer le montant de la mise de fonds. En principe, les taux hypothécaires sont moins élevés que les taux d’intérêt des cartes de crédit et des marges de crédit. Ainsi, au moment de l’achat, il pourrait être sage de liquider nos dettes à des taux plus élevés pour donner un surplus à notre budget en prévision des frais imprévus qu’engendre l’achat d’une propriété (taxes, améliorations, déménagement, nouveau mobilier, etc.).
Si Pierre et Sylvie décident de payer leurs dettes et de déposer le montant minimum pour la mise de fonds hypothécaire, il leur restera 20 000 $ pour se rémunir des frais imprévus. Donc, dans l’éventualité où Pierre et Sylvie, en planifiant leur budget, réalisent que 15 000 $ suffiront pour couvrir les dépenses, ils pourront ajouter 5 000 $ à leur mise de fonds. Comme l’inverse n’est pas possible, il vaut mieux agir avec prudence et se garder une marge de manoeuvre, surtout s’il s’agit d’un premier achat.
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Plusieurs analystes et économistes s’intérrogent sur la nécessité de maintenir les taux d’intérêt à des niveaux de « scénario de dépression » sur une période indéterminée.
L’analyse des épisodes passés suggère que les risques sont clairement orientés vers une remontée tardive plutôt que hâtive des taux directeurs. La Réserve fédérale ne montrant aucun empressement à monter les taux d’intérêt, l’inflation contenue devrait permettre aux taux de dix ans de se maintenir dans un corridor serré (entre 3,20 % et 3,60 %) jusqu’à la fin de l’hiver, avec un risque important de traverser la borne inférieure.
Les assises de la reprise économique ne sont pas encore assez solides pour justifier le début d’un resserrement
monétaire. La Fed devrait demeurer prudente et garder inchangés ses taux directeurs au moins jusqu’au dernier
trimestre de 2010.
Quant à la Banque de Canada, tout indique qu’elle maintiendra son engagement de laisser le taux directeur à un seuil de 0,25 % jusqu’en juin 2010. Un scénario d’inflation un peu plus faible que prévu pourrait même l’obliger à repousser les premières hausses à la fin de 2010.
Source : Études économique Desjardins
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La Réserve fédérale américaine a surpris les marchés financiers mercredi en annonçant le rachat de 750 G$US de titres adossés à des créances hypothécaires ainsi que le rachat de 300 G$US d’obligations du trésor à long terme.
Acheteur de dernier ressort, la Réserve fédérale injecte actuellement des sommes monumentales dans le marché de l’hypothèque américain (1,45 billion de dollars américains). Le résultat est qu’elle détiendra presque le tiers du 4 billions de dollars américains d’hypothèques émises par les agences d’ici la fin de l’année. Des taux hypothécaire plus bas devraient encourager un nombre important de ménages à loyer à prendre possession d’une nouvelle maison et aider à stabiliser les prix. Mais, avant tout, ce phénomène devrait aider à stabiliser les dépenses de consommation, puisque les détenteurs d’hypothèque actuels pourront se refinancer à de meilleurs taux. Ces économies devraient en principe permettre aux consommateurs de maintenir un certain niveau de consommation.
En 2008, le taux hypothécaire américain moyen était de 6,5 %. Or, si la Réserve fédérale atteint son objectif, qu’elle réussit à baisser le taux des hypothèques sur 30 ans à 4,5 % et que tous les propriétaires peuvent se refinancer, les économies annuelles pour les consommateurs seront de l’ordre de 200 G$US. Les demandes de refinancement pour la semaine se terminant le 13 mars étaient en hausse de 31,2% par rapport à la même semaine en 2008.
Plusieurs sous-estiment la capacité de la Réserve fédérale. Même après avoir baissé les taux d’intérêt à zéro, Ben Bernanke et sa troupe démontrent qu’ils peuvent en faire plus encore pour stabiliser l’économie. Le seul hic à cette pratique d’impression de milliards de billets verts est la notion d’inflation. Ce qui sera difficile, ce sera justement de bien anticiper la reprise économique et de gérer les risques inflationnistes qui suivront éventuellement.
(Source : Recherche VMD)
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