21 février 2011

Des investisseurs semblent redouter le retour de l’inflation. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant.

Depuis un moment, quel­ques composantes de l’Indice des prix à la consommation, dont l’alimentation et les ressources naturelles, ne cessent de grimper. De plus, des investisseurs réorganisent leur portefeuille pour en diminuer l’exposition au risque obliga­taire à long terme : ils semblent redou­ter un retour de l’inflation. Les économistes et autres experts ont donc revu à la hausse leurs prévisions de taux d’intérêt, ce qui influe entre autres choses sur le taux de change.

Qu’est-ce qui provoquerait cette inflation? L’action des gouvernements n’y est certes pas étrangère. Ils continuent d’imprimer de la monnaie pour injecter des milliards dans l’économie, bien que les Bourses aient déjà regagné en bonne partie le terrain perdu pendant la crise de 2008.

La menace inflationniste est-elle bien réelle? Le marché obligataire nous le confirmera avec le temps. Mais si elle se concrétisait, les banques centrales s’empresseraient de relever leur taux d’intérêt pour la juguler, ce qui réduirait d’autant la valeur des obligations, surtout celles à long terme. Les retraités et les investisseurs prudents qui ont choisi de tels titres pour leur sécurité pourraient déchanter!

Même quand l’inflation est sous contrôle, une obligation à long terme présente toujours un certain risque, car personne ne peut prévoir avec certitude l’évolution des prix sur une longue période de temps. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant : si elle grimpe, il vous faudra un taux de rendement plus élevé pour compenser la perte de votre pouvoir d’achat.

Elle nuit aussi aux gouvernements, car elle encourage les placements spéculatifs au détriment des investissements productifs, créateurs de vraie richesse. Un pays affichant un taux élevé d’inflation n’est pas nécessairement attirant pour les investissements étrangers. Restons attentifs au mouvement de l’inflation !

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21 janvier 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 21 Janvier 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• États-Unis : les mises en chantier reculent, mais les permis de bâtir et les ventes de maisons existantes ont augmenté.

• L’indicateur avancé américain a connu une autre bonne croissance en décembre.

• La Banque du Canada se montre un peu plus optimiste, mais elle laisse quand même ses taux d’intérêt directeurs inchangés.

• Canada : les ventes des manufacturiers ont diminué en novembre, mais une hausse des ventes des grossistes et des détaillants est répertoriée.

• La Chine et les résultats d’entreprises font réagir les Bourses.

• La Banque du Canada ne semble pas pressée de relever ses taux directeurs.

• L’euro remonte la pente, stimulé par les bonnes statistiques allemandes.

Source: Études Économiques Desjardins

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23 août 2010

Plusieurs investisseurs se tournent vers le marché du pétrole, de l’or ou du café. Acheter et vendre des commodités demande toutefois une formation solide et de l’expérience.

Étant donné la faiblesse des taux d’intérêt et l’incertitude économique qui persiste, plusieurs investisseurs se tournent vers le marché des marchandises (communément appelées commodités dans le jargon financier), telles que le pétrole, l’or ou le café.

Ces matières premières se négocient habituellement sous forme de contrats à terme et nécessitent des connaissances approfondies. Lorsquon achète un contrat à terme, on achète la promesse de livrer la marchandise à un prix déterminé et à une date donnée. Bien sûr, la majorité des investisseurs vendent leur contrat avant livraison, car ils ne sauraient que faire d’une cargaison de barils de pétrole!

Une solution de rechange intéressante est accessible grâce aux nombreux fonds négociés en Bourse (FNB) composés de contrats à terme liés à une commodité quelconque. À première vue, ce véhicule de placement (FNB) peut sembler évident et facile à comprendre. Par exemple, on pourrait présumer que si le prix du pétrole augmente, le FNB composé de contrats à terme liés au pétrole devrait augmenter aussi. Or, les faits démontrent que ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, les investisseurs peuvent se faire piéger dans une trappe appelée l’effet contango.

 Ce phénomène se produit lorsque le gestionnaire achète des contrats à terme pour des mois successifs dont les prix sont progressivement supérieurs à ceux pour les mois de livraison plus proches, cela en partie à cause du coût implicite d’entreposage et d’autres frais liés à la marchandise.

Si vous cherchez une stratégie passive à long terme pour acheter des commodités, les FNB deviennent donc de très mauvais placements. Pour pouvoir bénéficier de tous leurs avantages, il faudrait les négocier sur une base journalière, ce qui devient très dangereux pour les petits investisseurs puisqu’ils risquent de se faire avaler tout rond par les investisseurs professionnels qui jouent sur cette inefficience des marchés. 

Acheter et vendre des commodités demande une formation solide et de l’expérience. Les FNB ont donné à tout le monde la possibilité de négocier des commodités. Toutefois, l’inexpérience et le manque de connaissances pourraient vous ruiner si vous tentez de reproduire le prix au comptant d’une commodité par l’achat et la vente d’indices boursiers. Un investisseur averti en vaut deux.

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28 juin 2010

Pendant que nous serons en vacances, comment notre économie se comportera-t-elle? Voilà une question intéressante pour nos investissements qui, eux, continueront de travailler! Après un premier semestre 2010 mouvementé, notamment à cause de l’incertitude économique engendrée par les déboires financiers de quelques pays d’Europe, comment l’année devrait-elle se terminer?

 Selon les économistes de Desjardins (Études économiques Desjardins), le Canada devrait montrer une performance enviable en 2010, avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Les estimations pour le Québec illustrent une croissance de 3,0 % en 2010. L’ensemble des pertes de production et d’emplois occasionnées par la dernière récession a été récupéré, et le Québec amorce maintenant une phase d’expansion. Pour 2011, la croissance du PIB réel devrait être de 3,0 % pour le Canada et de 2,5 % pour le Québec.

Beaucoup d’investisseurs sont encore frileux à l’idée d’investir en Bourse ou désirent encore vendre leurs actions pour acheter des obligations. Cela pourrait constituer une grave erreur, puisque les prévisions de croissance pour le S&P/TSX (Bourse de Toronto) laissent croire que celui-ci terminera l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011.

Alors que les taux obligataires fédéraux de 10 ans ont atteint un plancher historique et que la majorité des analystes s’attendent à une remontée des taux d’intérêt dans un avenir rapproché, investir dans des obligations pourrait être très coûteux. Non seulement en intérêts futurs, mais aussi en perte en capital. Surtout si on achète des obligations à long terme, car on sait que lorsque les taux d’intérêt montent, les valeurs des obligations diminuent.

En ce qui concerne notre devise, il en coûtera probablement moins cher pour un Canadien de passer des vacances aux États-Unis. Les écarts entre les taux d’intérêt des deux pays devraient favoriser notre dollar. Les études économiques prévoient aussi que nos voisins du sud afficheront une performance globale de 3,0 % en 2010, mais que leur croissance économique retraitera à 2,8 % en 2011.

Malgré leurs déboires, les Européens pourront profiter de la faiblesse de l’euro pour améliorer leurs exportations, ce qui devrait avoir un impact positif sur certains pays.

Comme quoi vous pourrez prendre vos vacances la tête tranquille.

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