Plusieurs investisseurs se tournent vers le marché du pétrole, de l’or ou du café. Acheter et vendre des commodités demande toutefois une formation solide et de l’expérience.
Étant donné la faiblesse des taux d’intérêt et l’incertitude économique qui persiste, plusieurs investisseurs se tournent vers le marché des marchandises (communément appelées commodités dans le jargon financier), telles que le pétrole, l’or ou le café.
Ces matières premières se négocient habituellement sous forme de contrats à terme et nécessitent des connaissances approfondies. Lorsquon achète un contrat à terme, on achète la promesse de livrer la marchandise à un prix déterminé et à une date donnée. Bien sûr, la majorité des investisseurs vendent leur contrat avant livraison, car ils ne sauraient que faire d’une cargaison de barils de pétrole!
Une solution de rechange intéressante est accessible grâce aux nombreux fonds négociés en Bourse (FNB) composés de contrats à terme liés à une commodité quelconque. À première vue, ce véhicule de placement (FNB) peut sembler évident et facile à comprendre. Par exemple, on pourrait présumer que si le prix du pétrole augmente, le FNB composé de contrats à terme liés au pétrole devrait augmenter aussi. Or, les faits démontrent que ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, les investisseurs peuvent se faire piéger dans une trappe appelée l’effet contango.
Ce phénomène se produit lorsque le gestionnaire achète des contrats à terme pour des mois successifs dont les prix sont progressivement supérieurs à ceux pour les mois de livraison plus proches, cela en partie à cause du coût implicite d’entreposage et d’autres frais liés à la marchandise.
Si vous cherchez une stratégie passive à long terme pour acheter des commodités, les FNB deviennent donc de très mauvais placements. Pour pouvoir bénéficier de tous leurs avantages, il faudrait les négocier sur une base journalière, ce qui devient très dangereux pour les petits investisseurs puisqu’ils risquent de se faire avaler tout rond par les investisseurs professionnels qui jouent sur cette inefficience des marchés.
Acheter et vendre des commodités demande une formation solide et de l’expérience. Les FNB ont donné à tout le monde la possibilité de négocier des commodités. Toutefois, l’inexpérience et le manque de connaissances pourraient vous ruiner si vous tentez de reproduire le prix au comptant d’une commodité par l’achat et la vente d’indices boursiers. Un investisseur averti en vaut deux.
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Pendant que nous serons en vacances, comment notre économie se comportera-t-elle? Voilà une question intéressante pour nos investissements qui, eux, continueront de travailler! Après un premier semestre 2010 mouvementé, notamment à cause de l’incertitude économique engendrée par les déboires financiers de quelques pays d’Europe, comment l’année devrait-elle se terminer?
Selon les économistes de Desjardins (Études économiques Desjardins), le Canada devrait montrer une performance enviable en 2010, avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Les estimations pour le Québec illustrent une croissance de 3,0 % en 2010. L’ensemble des pertes de production et d’emplois occasionnées par la dernière récession a été récupéré, et le Québec amorce maintenant une phase d’expansion. Pour 2011, la croissance du PIB réel devrait être de 3,0 % pour le Canada et de 2,5 % pour le Québec.
Beaucoup d’investisseurs sont encore frileux à l’idée d’investir en Bourse ou désirent encore vendre leurs actions pour acheter des obligations. Cela pourrait constituer une grave erreur, puisque les prévisions de croissance pour le S&P/TSX (Bourse de Toronto) laissent croire que celui-ci terminera l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011.
Alors que les taux obligataires fédéraux de 10 ans ont atteint un plancher historique et que la majorité des analystes s’attendent à une remontée des taux d’intérêt dans un avenir rapproché, investir dans des obligations pourrait être très coûteux. Non seulement en intérêts futurs, mais aussi en perte en capital. Surtout si on achète des obligations à long terme, car on sait que lorsque les taux d’intérêt montent, les valeurs des obligations diminuent.
En ce qui concerne notre devise, il en coûtera probablement moins cher pour un Canadien de passer des vacances aux États-Unis. Les écarts entre les taux d’intérêt des deux pays devraient favoriser notre dollar. Les études économiques prévoient aussi que nos voisins du sud afficheront une performance globale de 3,0 % en 2010, mais que leur croissance économique retraitera à 2,8 % en 2011.
Malgré leurs déboires, les Européens pourront profiter de la faiblesse de l’euro pour améliorer leurs exportations, ce qui devrait avoir un impact positif sur certains pays.
Comme quoi vous pourrez prendre vos vacances la tête tranquille.
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Dans une décision largement attendue de la majorité des prévisionnistes et des marchés financiers, la Banque du Canada a mis fin ce matin à un peu plus d’un an de stabilité de ses taux d’intérêt directeurs avec une première hausse de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour. Ce repositionnement était rendu nécessaire, considérant la vitalité de la reprise économique au pays. Le PIB réel a progressé de façon soutenue depuis la fin de l’été 2009 grâce à une demande intérieure vigoureuse.
Cette croissance a d’ailleurs contribué à réduire significativement l’offre excédentaire au sein de l’économie canadienne. Ainsi, l’écart entre la production et son plein potentiel est vraisemblablement passé d’un creux de -4,0 % au troisième trimestre de 2009 à environ -1,5 % au premier trimestre de 2010. Dans ces conditions, une politique monétaire axée sur un taux cible des fonds à un jour de 0,25 % était devenue inappropriée pour le maintien de l’inflation dans la fourchette cible sur un horizon de 12 à 24 mois.
Cela dit, plusieurs incertitudes sont encore présentes sur la scène économique et financière mondiale. En outre, l’évolution de l’économie canadienne pourrait éventuellement être davantage affectée par les soubresauts des prix des matières premières et un certain durcissement des conditions de crédit. Les autorités monétaires demeurent donc prudentes en mentionnant que les prochaines hausses des taux d’intérêt directeurs seront « évaluées avec soin ».
Implications : Le mouvement est lancé et d’autres augmentations seront sans doute décrétées au cours des prochains mois pour enlever la détente monétaire au pays. D’autres hausses de 0,25 % sont donc à prévoir à chacune des rencontres de la Banque du Canada d’ici la fin de l’année. À la lumière du communiqué d’aujourd’hui, nous ne pouvons toutefois pas exclure la possibilité d’une pause en cours de route advenant une intensification des incertitudes.
(Source : Études économiques Desjardins)
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La naissance d’un enfant amène beaucoup de bonheur et aussi la possibilité de mettre des sous à l’abri de l’impôt.
Depuis 1998, le gouvernement fédéral octroie des portions de subventions pour l’éducation postsecondaire à chaque enfant de moins de 18 ans résidant du Canada et inscrit à un régime d’épargne-études (REEE). Le REEE permet aux parents de verser des contributions, d’être exonérés d’impôts sur les revenus de placement qui seront générés et de bénéficier de subventions gouvernementales. La subvention canadienne pour l’épargne études (SCEE) est de 20 % du montant cotisé annuellement, jusqu’à un maximum de 500 $. L’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) est de 10 %, jusqu’à concurrence de 250 $ annuellement.
Un de nos lecteurs nous informait récemment qu’il avait placé 3 500 $ dans le REEE de son nouveau-né en 2010. Toutefois, pour bénéficier du maximum des subventions, soit 750 $ (500 $ + 250 $), il aurait pu ne cotiser que 2 500 $. Même s’il a contribué davantage, il n’obtiendra pas de subventions additionnelles. Ainsi, il aurait été plus avantageux pour lui d’attendre en 2011 pour cotiser le 1 000 $ supplémentaire.
Les placements admissibles au REEE peuvent prendre différentes formes : CPG, fonds communs de placement ou fonds négociés en Bourse, etc. Le principal avantage du REEE est que vous pourrez obtenir un «rendement» immédiat de 30 % sur votre investissement à l’aide des subventions, et ce, malgré les faibles taux d’intérêt en vigueur actuellement, en plus de mettre vos gains à l’abri de l’impôt. L’imposition sur les revenus et les subventions ne débutera qu’au moment où les retraits seront effectués, à condition bien entendu que votre enfant poursuive des études postsecondaires, sans quoi, les subventions devront être remboursées aux gouvernements.
Dans le contexte actuel, il n’est pas nécessaire de prendre des risques inutiles pour atteindre un rendement de 30 % : les subventions suffiront.
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