Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 12 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• La confiance des consommateurs américains diminue encore aux États-Unis.
• États-Unis : les tempêtes semblent n’avoir aucunement affecté les ventes au détail.
• La balance commerciale s’améliore aux États-Unis et au Canada.
• Canada : la récupération du marché du travail se poursuit.
• La Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt directeurs inchangés.
• Un an après le commencement du « bull market », les Bourses poursuivent leur remontée.
• La baisse du taux de chômage nuit aux obligations canadiennes.
• Le huard à un sommet de 20 mois.
Source : Études économique Desjardins
L’année 2010 commence avec un gain important de l’emploi au Canada avec la création de 43 000 emplois en janvier dernier. Le mois de décembre 2009 s’était soldé par une perte 28 300 postes selon les données révisées.
La grande majorité des emplois créés sont à temps partiel toutefois (+41 500), le travail à temps plein étant demeuré pratiquement inchangé (+1 400).
C’est chez les jeunes (15 à 24 ans) que la grande majorité des emplois à temps partiel ont été créés. Le taux de chômage est passé de 8,4 % à 8,3 %.
Source : Études économique Desjardins
Malgré la création de 79 100 emplois observée en novembre etsuivie d’une légère perte de 2 600 postes en décembre, l’année 2009 se solde par une perte nette de 239 700 emplois (décembre à décembre).
Le taux de chômage est passé de 6,6 % en décembre 2008 à 8,5 % en décembre 2009.
La situation du marché du travail semble s’améliorer significativement depuis quelques mois, et un total de 91 000 emplois a été créé depuis le mois d’août dernier.
Cela permet d’être relativement optimiste concernant l’évolution de l’emploi en 2010. Selon les plus récentes prévisions des Études Économiques de Desjardins, la poursuite du relèvement graduel du marché du travail devrait mener à la création d’environ 260 000 emplois en 2010 (+1,5 %).
Source : Études économique Desjardins
Selon la mesure du Produit intérieur brut (PIB), le Japon se retrouve au deuxième rang parmi les économies mondiales. Il est le dixième pays le plus peuplé, avec environ 127 millions d’habitants et seulement 5,5% de taux de chômage. De plus, il est le quatrième plus gros exportateur et le sixième plus gros importateur au monde. Avec ces données, il est intéressant d’examiner les grands enjeux économiques auxquels ce pays fait face ainsi que les perspectives de son marché boursier.
Le Japon possède un des taux de naissance les plus bas au monde avec au taux de 7,87 naissances pour 1 000 habitants, à titre de comparaison les États-Unis possèdent un taux de 14,1 naissances par 1 000 habitants. La population nippone diminue graduellement. À moins d’importants changements des politiques gouvernementales, les démographes anticipent qu’elle devrait chuter à une centaine de millions d’ici 2050. Avec 22 % des Japonais qui ont plus de 65 ans, le Japon est le pays le plus vieux au monde. Les enjeux économiques sont importants notamment sur le plan des dépenses de soins de santé et des dépenses gouvernementales liées à la retraite.
La dette nationale du Japon représente 170 % de son PIB, ce qui inquiète de plus en plus la communauté des investisseurs. Cette statistique est encore plus frappante lorsqu’on la compare aux Etats-Unis, où ce pourcentage se situe à 63 %. Par contre, contrairement aux États-Unis, une crise d’endettement serait difficilement déclenchée par l’extérieur puisque seulement 6 % de la dette est détenue par les étrangers.
L’indice boursier du MSCI Japon en dollar canadien a réalisé un rendement de -2,3 % annuel composé au cours des vingt dernières années. Les matières premières et l’énergie ne représentent que 9 % de l’indice, leur marché boursier est surtout dominé par la consommation discrétionnaire (20 %), les produits industriels (19 %) et la technologie (14 %).
La capitalisation boursière du marché japonais par rapport à l’ensemble des Bourses dans le monde représente 8,5 %, une baisse significative par rapport à 44 % à la fin des années 80. Bref, le Japon n’est sûrement pas un endroit où les investisseurs devraient déployer beaucoup de leur temps et de leur argent. On constate ainsi qu’il y a plusieurs autres pays et marchés à favoriser où l’on retrouve plus de potentiel de croissance.
(Source : CSFB et Bank Credit Analyst)