On dit depuis maintenant deux ans que les taux ne peuvent continuer de baisser. Si les taux à court terme ont augmenté légèrement depuis quelques mois, les taux à long terme, eux, poursuivent leur descente.
À l’heure actuelle, un certificat de placement garanti (CPG) ou un dépôt à terme d’une durée de cinq ans procure un maigre 2,85 %! Il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter!
Et cette période de faibles taux pourrait bien se prolonger. La Banque du Canada a récemment suspendu son resserrement monétaire, car la reprise économique a ralenti, et les données sur la croissance économique semblent moins bonnes que prévu.
Depuis l’été, la Banque du Canada a augmenté ses taux de 25 points de base à 3 reprises, mais rien ne laisse croire qu’elle augmentera les taux d’intérêt, car l’inflation est maîtrisée. Toutefois, elle le fera si la croissance économique et l’inflation augmentent.
Cette pause, qui s’ajoute à la décision de la Réserve fédérale d’injecter de l’argent neuf dans l’économie afin de stimuler celle-ci, a pour effet d’exercer une pression à la baisse sur les taux à plus long terme. Ainsi, il y a quelques semaines, le taux d’un CPG de cinq ans était de 3 %.
La situation actuelle devrait favoriser encore le marché immobilier. En effet, la baisse des taux hypothécaires de cinq ans fait en sorte que ce marché devrait rester aussi attrayant pour les acheteurs de maisons, car celles-ci demeurent encore abordables. Par contre, si les taux venaient à monter, une pression pourrait s’exercer sur les ménages qui s’inquiéteraient de leurs paiements hypothécaires, ce qui pourrait nuire au marché immobilier à moyen terme.
Selon les études économiques de Desjardins, le taux d’escompte de la Banque du Canada, qui est présentement à 1,25 %, devrait se situer entre 2 % et 2,5 % au dernier trimestre de 2011. Pour ce qui est du taux préférentiel, qui est de 3 %, il devrait osciller entre 3,75 et 4,25 %.
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Au cours des deux dernières années, les actions privilégiées ont obtenu de très bons rendements, et de plus en plus d’investisseurs se sont intéressés à cette classe d’actifs.
Les actions privilégiées sont des actions de type particulier qui rapportent un revenu fixe puisé à même les profits de l’entreprise. On les nomme actions privilégiées, car elles donnent aux porteurs priorité sur les actionnaires ordinaires en ce qui concerne le paiement des dividendes. Contrairement aux actions ordinaires, les actions privilégiées ne donnent pas droit au partage des fruits du succès de l’entreprise.
Le cours des actions privilégiées fluctue selon les taux d’intérêt en vigueur et la cote de crédit octroyée. Quand les taux baissent, les actions privilégiées gagnent en valeur, et vice versa.
Pour investir dans les actions privilégiées, il faut bien comprendre leur fonctionnement. Si vous basez votre décision de placement sur le rendement obtenu au cours des deux dernières années, vous risquez être déçu des rendements futurs, car la tendance future des taux d’intérêt pourrait être davantage à la hausse qu’à la baisse.
Les avantages d’investir dans ce type d’action sont l’obtention d’un revenu régulier qui prend la forme de versements trimestriels de dividendes et un traitement fiscal avantageux. Réunis, ces deux bénéfices expliquent l’engouement des investisseurs pour les actions privilégiées.
L’investisseur bénéficie d’un allégement fiscal puisque le fisc reconnaît que le dividende est payé sur le rendement après impôts d’une entreprise. Ainsi, les revenus de dividendes sont imposés à un taux moindre que les intérêts. Pour un particulier, en vertu du crédit d’impôt sur les dividendes, on prévoit que le montant de dividendes déterminés reçus est d’abord augmenté de 45 % puis réduit de 19 %. À titre comparatif, les revenus d’intérêt sont imposés au plein taux d’imposition par les deux paliers gouvernementaux.
De plus, en cas de faillite de l’entreprise, les porteurs d’actions privilégiées ont préséance sur les détenteurs d’actions ordinaires, ce qui protège mieux le capital des investisseurs sans toutefois le garantir.
Premier conseil : si vous voulez participer à la croissance d’une entreprise, achetez des actions ordinaires. Ne faites pas l’erreur d’acheter des actions privilégiées pour leurs dividendes élevés, car il n’y a pas nécessairement de lien entre l’évaluation de l’action et la croissance des profits.
Deuxième conseil : si vous cherchez un revenu de placement et que vous désirez acheter des actions privilégiées, consultez votre conseiller en placement, car entre les actions privilégiées classiques, les flottantes, les fixes flottantes, les «softs», les «hard», les convertibles, les structurées et les différées, il est facile de s’y perdre.
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