9 novembre 2009

Le mois d’octobre a été l’un des pires mois de l’année pour les indices du S&P/TSX et du S&P 500 alors que ceux-ci ont reculé pour la première fois depuis le mois de février.

On constate que le mois d’octobre a la réputation d’offrir de mauvaises surprises aux marchés boursiers tandis que  novembre marque le début d’une période particulièrement forte pour ceux-ci.

Depuis 1950, l’indice du S&P 500 a réalisé un gain moyen de 1.7% pour les mois de novembre, se classant à égalité au premier rang avec décembre.  Les mois de janvier seraient au troisième rang, avec un gain moyen de 1,3%.

Pour le marché canadien cependant, cette tendance n’a pas été aussi forte.  Depuis 1985, l’indice S&P/TSX a obtenu un gain moyen de 0,8% pour novembre… Pas mal, mais rien de comparable avec les mois de décembre, qui ont obtenu un gain moyen de 2,6%.

Comment expliquer ces rendements saisonniers?  Pour le marché canadien, certains tentent de le justifier par la variation des inventaires dans le secteur de l’énergie.  Le mois de novembre représente une période d’accalmie entre la période estivale : où l’on retrouve une forte demande pour l’essence (les vacances), le gaz naturel et l’électricité (climatisation) tandis que la période hivernale est caractérisé par une augmentation de la consommation d’énergie pour le chauffage.

Au cours des 20 dernières années, le sous indice de l’énergie du S&P/TSX a enregistré des pertes 70% du temps au cours des mois de novembre, dont huit mois en baisse de plus de 5%.

L’histoire nous démontre ainsi qu’autant pour les marchés canadien qu’américain, novembre marque un point d’entrée attrayant pour les investisseurs saisonniers. En moyenne, les périodes de novembre à janvier ont souvent représenté plus de la moitié des gains boursiers au cours d’une année. 

De plus, depuis 1950, le marché américain a affiché un rendement négatif pour les périodes de novembre à janvier à deux reprises seulement.  Ces mêmes périodes ont représenté des gains de plus de 10% dans 23% du temps.  

Si vous croyez aux investissements saisonniers ou si vous pensez comme plusieurs que ce n’est que le hasard, il faut admettre que ce genre de statistiques est difficile à ignorer.

(Source : Stock Trader’s – Almanac)

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3 novembre 2009

Au cours de la dernière année, de nombreux analystes et investisseurs se sont attardés sur la Chine en tant que moteur de la reprise économique mondiale. En fait, il existe d’autres pays que la Chine qui connaissent une croissance économique importante et qui contribuent à cette reprise.

De nombreux pays d’Asie et d’autres en Amérique du Sud dévoile au monde la voie de l’avenir. La croissance de ces pays offre des perspectives d’exportation importantes pour les États-Unis.
 
En 2000, 30 % des revenus totaux des entreprises à l’intérieur de l’indice du S&P 500 provenaient de l’étranger. Aujourd’hui, ce chiffre se situe plus près de 50 %. Cette tendance est encore plus évidente alors que l’on constate que les secteur de la technologie, des matériaux, de l’énergie et de l’industriel génèrent plus de 60 % de leur chiffre d’affaires à l’international.

L’Amérique du Sud, avec le Brésil en tête, représente une autre source de croissance économique mondiale. Tout en gagnant les honneurs pour les Jeux olympiques de 2016, le Brésil connaît une persistance dans le redressement de son économie.

Les exportations de marchandises vers la Chine sont le principal facteur de croissance. Par ailleurs, le secteur manufacturier du pays se redresse également. En tant que premier producteur d’éthanol, le Brésil a la chance de devenir un exportateur d’énergie important en exploitant la demande croissante pour les biocarburants.

Un pays comme le Brésil ne peut pas à lui seul être la source de la croissance des exportations pour les États-Unis.  Ensemble par contre, les pays émergents offrent de très bonnes perspectives, notamment si la valeur du dollar américain reste faible.

Les investisseurs qui se concentrent uniquement sur les États-Unis pourraient manquer les effets sous-jacents historiques de cette croissance mondiale. Sous-estimer la force de cette tendance sur les bénéfices des entreprises pourrait ainsi s’avérer une erreur importante.

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7 août 2009

Les marchés boursiers ont continué leur ascension au cours des dernières semaines.  Ils ont réagit positivement aux résultats des compagnies du 2e trimestre ainsi qu’au consensus grandissant de la part des économistes que la récession se terminera au cours du 3e trimestre. 

Parmi les 184 compagnies du S&P 500 qui ont rapporté leurs résultats, 77% ont battu les attentes des analystes, 9% ont répondu aux attentes et 14% ont déçu.  La moyenne historique des compagnies du S&P 500 qui battent les estimés se situe à 61%.  Le meilleur trimestre auparavant avait été 73% (1er trimestre de 2004).

Ce dernier trimestre serait donc le meilleur en terme de résultats réels versus les résultats anticipés depuis 1994, l’année ou Thomson Reuters commençait à analyser ces données.

On se souviendra que le 1er trimestre de 2009 avait été horrible pour l’économie américaine, le PIB affichant une baisse de 5.5%.  Maintenant, les économistes anticipent une croissance de 1% d’ici la fin du 3e trimestre.  Ces estimés ont doublé pendant le printemps à mesure que la reprise se faisait sentir.  

Au Canada, les économistes ont également modifiés leurs prévisions et anticipent une reprise avec une croissance du PIB de 0.5% pour le 3e trimestre et de 2% pour le 4e trimestre.

Pour les investisseurs qui doutent encore des fondements de la remonté des marchés boursiers,  une dernière statistique pourrait vous intéresser : L’indice du S&P 500 a augmenté de 45% en 4 mois et demi et le marché canadien a augmenté de 42%.  Ceci représente le plus fort rebond à partir du creux d’un marché baissier depuis 1932.  La moyenne historique du rebond de la première année d’un marché haussier étant de 41%. 

(Source : Recherche VMD)

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5 mai 2009

Le vieil adage «vendre en mai et s’en aller» qui incite à vendre tous ses titres boursiers pendant le mois de mai et à partir en vacances jusqu’à l’automne, pourrait ne pas tenir la route cette année.

Une étude basée sur la performance des marchés selon les saisons avait été réalisée par UBS Securities Canada. L’étude démontrait que depuis 1979, l’indice du TSX avait augmenté en moyenne de 11,8 % par an durant la période du 1er novembre au 31 mai, comparativement à une hausse de seulement 1,1 % pour la période du 1er juin au 31 octobre. L’étude concluait que 90 % du rendement boursier annuel était réalisé entre les mois de novembre et mai.

La principale raison pouvant justifier un comportement différent cette année est justement le fait que cette dernière n’a pas été comme les autres. Un grand nombre d’investisseurs ont été secoués depuis un an. Certain ont vendu dans le pire de la tempête en se promettant de réintégrer seulement lorsque tous les problèmes seraient réglés… D’autres, étant sur les lignes de côté, ont été surpris par la vitesse de la remontée des marchés. Ils attendent ainsi un repli pour investir de nouveau.

L’indice du TSX a gagné près de 7 % au mois d’avril alors que le S&P 500 gagnait plus de 10 %. Mais, ce qu’il y a de plus impressionnant, c’est la capacité du marché d’ignorer les mauvaises nouvelles comme les chiffres sur l’emploi et le PIB. Il n’y a pas si longtemps, ces chiffres auraient provoqué une chute importante des marchés.

Cette résilience des marchés démontre un tournant important dans la psychologie des investisseurs. Avec ce que nous avons vécu au cours des 12 derniers mois, il est fort probable que les vieux adages devraient être mis de côté pour le moment.

Depuis les creux de 1932, l’indice du S&P 500 a connu des hausses significatives entre les mois de mai et octobre juste après les 14 marchés baissiers (bear market) de cette période. Bref, si l’histoire se répète, ne soyons donc pas surpris de voir les marchés boursiers continuer leur ascension jusqu’à l’automne.

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