7 janvier 2010

64561_visions_from_im_5Est-ce que l’indice RAFI (Research Affiliates Fundamental Index) est le meilleur indice de référence pour les Fonds Cotés en Bourse (FCB) et les gestionnaires de portefeuille? RAFI est un indice qui répartit les entreprises selon leurs données fondamentales plutôt que leur capitalisation boursière.

L’indice a été créé par Robert Arnott, en 2002, qui a basé ses études contre le principe des indices liés aux capitalisations boursières des compagnies comme les indices S&P/TSX Composite Index (Toronto) et le S&P 500 (États-Unis).

Arnott affirme que ces indices exposent davantage les investisseurs à des compagnies surévaluées et, inversement, qu’ils n’exposent pas assez les actions sous-évaluées. En période d’euphorie boursière ou de bulle, il mentionne que le problème des indices traditionnels est encore plus important.

RAFI base la répartition de ses indices selon quatre facteurs fondamentaux : les ventes, les flux de trésorerie, la valeur au livre et les dividendes. Plus la taille de chacun de ces facteurs est importante, plus le poids de la compagnie est grand dans l’indice RAFI.  Ainsi, RAFI enlève « l’aspect humain », les émotions qui créent des écarts d’évaluation pour certaine compagnie par rapport à leurs données fondamentales.

Afin d’évaluer sa thèse, Arnott a simulé le rendement du S&P 500 depuis 1962.  Résultat, RAFI a réalisé un rendement annuel de 11,0 % pendant que l’indice du S&P 500 a réalisé un rendement de 8,9 %, une valeur ajoutée de 2,1 % annuellement. Avec de tels résultats, RAFI gagne de plus en plus d’adeptes puisque qu’il y a plus de 40 milliards d’actifs qui utilisent cette méthode d’indexation. Plusieurs fonds de pension importants utilisent maintenant son travail.

Au Canada, Claymore a obtenu l’exclusivité de promouvoir des Fonds Cotés en Bourse basés sur les critères RAFI.  Claymore offre quatre produits « RAFI », ainsi vous pouvez investir dans les actions au Canada, aux États-Unis, à l’international et au Japon selon les critères de RAFI.  Enfin, l’indexation fondamentale est peu utilisée comparativement à l’indexation traditionnelle, mais à cause de ses nombreux avantages, elle gagne de plus en plus d’adeptes.

6 janvier 2010

3214724263_cb22cb36ce_tCes deux dernières années auront été exceptionnelles pour les marchés boursiers. L’année 2008 nous aura fait vivre le pire marché baissier depuis les années 1930, l’indice du S&P 500 baissant de 57 % par rapport à son sommet. Tandis que 2009 représente le meilleur marché haussier depuis la même période, les actions grimpant de 64 % par rapport à leurs bas du mois de mars.

L’indice du S&P/TSX a sur performé l’indice du S&P 500 avec un rendement près de 35 %, soit le meilleur rendement depuis 1979 par rapport à 26 % pour le S&P 500 (en dollars US). Si l’on ajoute l’appréciation de 17 % du dollar canadien, l’indice du S&P/TSX est en hausse de 58 % en dollars US, soit le meilleur rendement depuis 50 ans. 

Selon nous, la prémisse de 2009 est caractérisée par les gestes concrets et sans précédent de la Fed. Bernanke, qui a fait sa thèse de doctorat sur la grande dépression, a pris les bonnes décisions au bon moment afin de stabiliser le système financier et l’économie. Il a ainsi permis d’éviter que l’histoire se répète. De plus, le plan de relance de la Chine, représentant 16 % de leur PIB, a pu compenser la diminution de la demande des ressources des économies de l’Ouest.

Bref, l’année 2009 nous a fait vivre de fortes émotions. Plus que jamais, cette dernière année nous a démontré l’importance d’une bonne allocation d’actif correspondant à la tolérance aux risques et des objectifs des investisseurs. La diversification, la patience et la discipline ont récompensé plusieurs investisseurs encore cette année.   

(Source : VMD)

9 novembre 2009

Le mois d’octobre a été l’un des pires mois de l’année pour les indices du S&P/TSX et du S&P 500 alors que ceux-ci ont reculé pour la première fois depuis le mois de février.

On constate que le mois d’octobre a la réputation d’offrir de mauvaises surprises aux marchés boursiers tandis que  novembre marque le début d’une période particulièrement forte pour ceux-ci.

Depuis 1950, l’indice du S&P 500 a réalisé un gain moyen de 1.7% pour les mois de novembre, se classant à égalité au premier rang avec décembre.  Les mois de janvier seraient au troisième rang, avec un gain moyen de 1,3%.

Pour le marché canadien cependant, cette tendance n’a pas été aussi forte.  Depuis 1985, l’indice S&P/TSX a obtenu un gain moyen de 0,8% pour novembre… Pas mal, mais rien de comparable avec les mois de décembre, qui ont obtenu un gain moyen de 2,6%.

Comment expliquer ces rendements saisonniers?  Pour le marché canadien, certains tentent de le justifier par la variation des inventaires dans le secteur de l’énergie.  Le mois de novembre représente une période d’accalmie entre la période estivale : où l’on retrouve une forte demande pour l’essence (les vacances), le gaz naturel et l’électricité (climatisation) tandis que la période hivernale est caractérisé par une augmentation de la consommation d’énergie pour le chauffage.

Au cours des 20 dernières années, le sous indice de l’énergie du S&P/TSX a enregistré des pertes 70% du temps au cours des mois de novembre, dont huit mois en baisse de plus de 5%.

L’histoire nous démontre ainsi qu’autant pour les marchés canadien qu’américain, novembre marque un point d’entrée attrayant pour les investisseurs saisonniers. En moyenne, les périodes de novembre à janvier ont souvent représenté plus de la moitié des gains boursiers au cours d’une année. 

De plus, depuis 1950, le marché américain a affiché un rendement négatif pour les périodes de novembre à janvier à deux reprises seulement.  Ces mêmes périodes ont représenté des gains de plus de 10% dans 23% du temps.  

Si vous croyez aux investissements saisonniers ou si vous pensez comme plusieurs que ce n’est que le hasard, il faut admettre que ce genre de statistiques est difficile à ignorer.

(Source : Stock Trader’s – Almanac)

3 novembre 2009

Au cours de la dernière année, de nombreux analystes et investisseurs se sont attardés sur la Chine en tant que moteur de la reprise économique mondiale. En fait, il existe d’autres pays que la Chine qui connaissent une croissance économique importante et qui contribuent à cette reprise.

De nombreux pays d’Asie et d’autres en Amérique du Sud dévoile au monde la voie de l’avenir. La croissance de ces pays offre des perspectives d’exportation importantes pour les États-Unis.
 
En 2000, 30 % des revenus totaux des entreprises à l’intérieur de l’indice du S&P 500 provenaient de l’étranger. Aujourd’hui, ce chiffre se situe plus près de 50 %. Cette tendance est encore plus évidente alors que l’on constate que les secteur de la technologie, des matériaux, de l’énergie et de l’industriel génèrent plus de 60 % de leur chiffre d’affaires à l’international.

L’Amérique du Sud, avec le Brésil en tête, représente une autre source de croissance économique mondiale. Tout en gagnant les honneurs pour les Jeux olympiques de 2016, le Brésil connaît une persistance dans le redressement de son économie.

Les exportations de marchandises vers la Chine sont le principal facteur de croissance. Par ailleurs, le secteur manufacturier du pays se redresse également. En tant que premier producteur d’éthanol, le Brésil a la chance de devenir un exportateur d’énergie important en exploitant la demande croissante pour les biocarburants.

Un pays comme le Brésil ne peut pas à lui seul être la source de la croissance des exportations pour les États-Unis.  Ensemble par contre, les pays émergents offrent de très bonnes perspectives, notamment si la valeur du dollar américain reste faible.

Les investisseurs qui se concentrent uniquement sur les États-Unis pourraient manquer les effets sous-jacents historiques de cette croissance mondiale. Sous-estimer la force de cette tendance sur les bénéfices des entreprises pourrait ainsi s’avérer une erreur importante.

 
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