J’ai demandé au spécialiste en assurance de personnes Claude Beaudoin de nous donner quelques conseils.
Plusieurs d’entre vous se posent la question : en cas d’accident ou de maladie, disposerez-vous de liquidités suffisantes? Pour éviter de puiser dans votre épargne, souscrivez une assurance santé. Faites-le même si une police collective de votre employeur vous couvre déjà, car la transformer en assurance personnelle quand vous prendrez votre retraite vous coûtera cher.
La Société canadienne du cancer estime que deux personnes sur trois seront atteintes de cette maladie. Pourquoi ne pas combiner les avantages d’une assurance vie avec ceux d’une assurance en cas de maladie grave?
Si vous êtes travailleur autonome, l’assurance invalidité vous intéressera particulièrement, car elle vous permettra de compenser une perte de revenus attribuable à la maladie ou à un accident et de respecter vos engagements financiers.
Si vous êtes dans la cinquantaine, une assurance contre la perte d’autonomie vous apportera la paix d’esprit : elle permettrait d’obtenir, si beoisn est, une rente non imposable grâce à laquelle vous pourriez rester à domicile.
Puis, offrez à vos enfants, pendant qu’ils sont encore jeunes, une protection qui leur sera ensuite acquise; autrement, leur assurabilité pourrait être compromise à l’âge adulte s’ils tombaient malades d’ici là.
Enfin, n’oubliez pas d’assurer vos biens pour un montant au moins égal à leur valeur imposable, de sorte que votre succession puisse régler le fisc sans problème. N’hésitez pas à consulter un spécialiste pour connaître les couvertures les mieux adaptées à vos besoins.
Et, puisque notre situation professionnelle et familiale évolue avec le temps, songez à revoir vos protections actuelles.
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Pas besoin d’un doctorat en mathématiques pour appliquer cette règle financière. C’est tout simple et fort pratique!
Supposons que vous placez 100 000 $ dans le marché boursier, dont vous espérez un rendement moyen de 10 %, en vous fondant sur les résultats de 2010. Selon la règle de 72, votre capital doublera en 7,2 ans (72 ÷ 10 = 7,2) pour s’établir à 200 000 $.
Autre exemple : vous effectuez un dépôt à terme de 5 ans, renouvelable, au taux de 3,3 %. Faisons le calcul : 72 ÷ 3,3 = 21,8 ans. C’est le temps qu’il faudra avant que votre somme double.
Vous pouvez recourir à cette règle pour vérifier si les placements qu’on vous propose généreront suffisamment de revenus pour vous assurer une retraite à la hauteur de vos aspirations.
Imaginons qu’à 30 ans, vous disposez en épargne de 50 000 $ et que vous rêvez de vous retirer du marché du travail à 60 ans, avec un montant de 800 000 $. Dans ce délai de 30 ans, votre capital doit doubler à 4 reprises, chaque fois en 7,5 ans (30 ans ÷ 4 = 7,5).
Une banale règle de 3 : (7,5 ÷ 72 X 100) révèle le rendement constant nécessaire pour y parvenir : 10,4 % par an. Si vous pensez que cette cible est trop difficile à atteindre ou qu’elle suppose un trop grand niveau de risque, il vous faudra revoir vos objectifs… ou économiser davantage!
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Non, ce chiffre n’est pas le compte à rebours en secondes avant le Nouvel An ou le numéro gagnant d’une loterie quelconque. C’est le montant en dollars de la dette mondiale, c’est-à-dire de tous les pays réunis! À ce rythme, l’an prochain, cette dette aura augmenté de 3 000 G$… La Banque du Canada semble d’ailleurs de plus en plus inquiète face à cette situation. Elle appréhende que certains pays en périphérie de la zone euro aient de graves problèmes budgétaires qui pourraient avoir des répercussions négatives sur d’autres pays, dont le Canada.
Ces préoccupations des marchés au sujet de la dette souveraine de certains pays pourraient peser sur d’autres États. Pensons par exemple au Royaume-Uni, qui a récemment dû accélérer la mise en œuvre de programmes d’assainissement budgétaire qui auront pour conséquence de freiner sa croissance économique. Au Canada, même si nous constatons une reprise économique, celle-ci s’avère très fragile et plus faible que prévu. Notre système financier est solide, mais les ménages sont de plus en plus vulnérables, car leurs dettes progressent plus vite que leurs revenus.
À l’heure actuelle, notre dette nationale s’élève à 1 300 G$. Cela représente environ le quarantième de la dette mondiale ou 38 695 $ par habitant, c’est-à-dire une des proportions les plus élevées du monde, selon l’Economist Intelligence Unit. C’est donc dire que, si les conditions économiques se dégradaient, les ménages pourraient voir leurs conditions de crédit se resserrer, en plus d’assister à une réduction de la qualité de leurs prêts. Cette situation aurait pour conséquence de compromettre sérieusement la reprise et de replonger l’économie canadienne dans une récession.
Avec le temps des Fêtes qui approche, pourquoi ne pas y aller «mollo» avec les cadeaux et s’offrir plutôt un CELI, pour se constituer un petit fonds de réserve? En terminant, soulignons que depuis le début de la rédaction de cette chronique, la dette mondiale s’est accrue de 170 M$…
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Ce n’était pas une surprise de voir le gouvernement et le ministre Flaherty garder le cap sur le Plan d’action économique mis en place l’an dernier. Le gouvernment espère une relance qui sera suffisamment forte pour permettre à l’économie de poursuivre sa croissance de façon autonome.
Le gouvernement table sur un retour à l’équilibre dans environ 5 ans. D’ici 2014-2015, le gouvernment voit ses recettes atteindre 296 milliards. Une augmentation de 63 milliards sur les revenus réels de 2008-2009. Ainsi le gouvernement, selon leur pronostic arriverait à un déficit de seulement 1.8 milliard sur une dette totale de 622 milliards. En 2008-2009, la dette d’élevait à 463.7 milliards et le déficit 5.8 milliards.
Le plan d’action poursuit sa route et , bien sûr, ce budget comporte une multitude de programmes peu coûteux. Tous les budgets en comportent et ils sont nécessaires pour combler des besoins changeants de la population et du secteur des affaires. Pour ce qui est du retour graduel vers l’équilibre, les défis sont grands, surtout dans la recherche d’une plus grande efficacité de l’appareil gouvernemental. Cependant, pour l’instant, il y a peu de raisons de croire que l’objectif ne sera pas atteint.
Le gouvernement semble avoir réussi à répondre aux principales attentes des analystes et des marchés financiers. Le
plan de retour à l’équilibre s’est précisé avec des mesures d’économie qui seront de l’ordre de 17,6 milliards au cours des cinq prochaines années. Les hypothèses formulées à propos des revenus sont plausibles.
Quant aux dépenses, si le gouvernement suit à la lettre les mesures d’économie suggérées dans le budget, il faudra admettre que le pari du retour graduel à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années aura été gagné. Cependant, il ne faut pas oublier que la dette fédérale calculée par les déficits accumulés s’élèvera alors à 622 milliards soit une augmentation de 36 % avant la crise financière.
Cette crise aura coûté cher aux Canadiens, et il faudra un jour ou l’autre établir un plan de remboursement ou de diminution de l’endettement au pays afin de conserver les acquis obtenus grâce à l’assainissement des finances publiques effectué avant la récession.
De plus, même si la situation économique s’est grandement améliorée et que les marchés financiers ont retrouvé un
rythme de fonctionnement plus normal, de nombreuses incertitudes demeurent. Le retour graduel à l’équilibre s’étend sur une longue période et plusieurs événements imprévus pourront survenir, d’autant plus que le vieillissement de la population mettra davantage de pressions sur les finances publiques en général. La partie n’est pas gagnée. Cet environnement demandera encore des sacrifices pour la population canadienne et représente,sans aucun doute, pour plusieurs années un défi de taille!
Source : Études économique Desjardins
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