Les profits moyens des compagnies à l’intérieur de l’indice du TSX connaissent actuellement une baisse importante par rapport à l’année précédente. Alors, comment expliquer le rebond que nous connaissons actuellement dans le marché boursier?
On peut dire, sans trop se tromper, que le marché anticipait le pire. On parlait même de dépression… Or, le marché semble plutôt nous indiquer que ce sera une sévère récession, mais que le ciel ne nous tombera pas sur la tête et qu’il y aura de meilleurs jours à venir.
Avant 2001, on remarquait que les marchés boursiers connaissaient des hausses importantes, surtout à la suite des baisses de taux d’intérêt venant de la Réserve fédérale américaine. Après 2001, les hausses des marchés étaient plutôt le reflet de preuves tangibles d’une croissance des profits des compagnies et d’une croissance économique soutenue.
Les hausses des dernières semaines pourraient simplement représenter un léger regain de confiance dans le système économique plutôt qu’un rebond dans l’économie. Il est encore tôt pour déterminer si le pire de l’économie est derrière nous. Le marché boursier étant un marché d’anticipation, il demeure l’un des meilleurs indicateurs précurseurs de la reprise, et ce, même lorsque les profits des compagnies baissent et que le taux de chômage augmente.
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La Réserve fédérale américaine a surpris les marchés financiers mercredi en annonçant le rachat de 750 G$US de titres adossés à des créances hypothécaires ainsi que le rachat de 300 G$US d’obligations du trésor à long terme.
Acheteur de dernier ressort, la Réserve fédérale injecte actuellement des sommes monumentales dans le marché de l’hypothèque américain (1,45 billion de dollars américains). Le résultat est qu’elle détiendra presque le tiers du 4 billions de dollars américains d’hypothèques émises par les agences d’ici la fin de l’année. Des taux hypothécaire plus bas devraient encourager un nombre important de ménages à loyer à prendre possession d’une nouvelle maison et aider à stabiliser les prix. Mais, avant tout, ce phénomène devrait aider à stabiliser les dépenses de consommation, puisque les détenteurs d’hypothèque actuels pourront se refinancer à de meilleurs taux. Ces économies devraient en principe permettre aux consommateurs de maintenir un certain niveau de consommation.
En 2008, le taux hypothécaire américain moyen était de 6,5 %. Or, si la Réserve fédérale atteint son objectif, qu’elle réussit à baisser le taux des hypothèques sur 30 ans à 4,5 % et que tous les propriétaires peuvent se refinancer, les économies annuelles pour les consommateurs seront de l’ordre de 200 G$US. Les demandes de refinancement pour la semaine se terminant le 13 mars étaient en hausse de 31,2% par rapport à la même semaine en 2008.
Plusieurs sous-estiment la capacité de la Réserve fédérale. Même après avoir baissé les taux d’intérêt à zéro, Ben Bernanke et sa troupe démontrent qu’ils peuvent en faire plus encore pour stabiliser l’économie. Le seul hic à cette pratique d’impression de milliards de billets verts est la notion d’inflation. Ce qui sera difficile, ce sera justement de bien anticiper la reprise économique et de gérer les risques inflationnistes qui suivront éventuellement.
(Source : Recherche VMD)
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Les mauvaises nouvelles entourant l’économie continuent d’inonder notre quotidien. Nous sommes tous à l’affût de signaux qui annonceront la fin de ce marasme. Or, pour une rare occasion, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a annoncé mardi une double dose de réconfort pour les marchés financiers :
- La récession américaine pourrait prendre fin en 2009.
- Le gouvernement n’a pas l’intention de nationaliser les banques américaines.
Dans son rapport semestriel présenté au comité sénatorial des banques, Bernanke prédit que l’économie est susceptible de se contracter au cours des six premiers mois de 2009, mais qu’il «existe une perspective raisonnable» de voir la récession prendre fin cette année. Il mentionne également qu’une reprise est possible seulement si le crédit est disponible et que les marchés financiers fonctionnent normalement. Le gouvernement doit donc continuer à travailler avec les banques en difficulté pour les ramener à la rentabilité. Le chef de la Fed a également déclaré officiellement que la nationalisation des banques «n’est pas nécessaire».
Les investisseurs ont été encouragés par le fait que l’indice S&P 500 soit resté au-dessus de son bas niveau du 21 novembre, à 741,02. Cependant, plusieurs croient encore que ce n’est qu’une question de temps avant que le marché ne trouve un nouveau creux. Plusieurs demeurent convaincus que la seule façon d’atteindre un plancher réel est de vivre une période de capitulation où même les plus optimistes lanceront la serviette et sortiront du marché.
Si Bernanke a raison et que la récession se termine en 2009, il est fort probable que le marché boursier atteindra son véritable creux bientôt, si ce n’est pas déjà fait. L’histoire nous démontre que le marché boursier est un des meilleurs indicateurs précurseurs de l’économie et anticipe normalement la reprise économique de 6 à 9 mois d’avance.
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L’administration Obama a dévoilé son plan de sauvetage pour le secteur bancaire. C’était mardi le 10 février. Les marchés ont mal accueilli ce plan, anticipant davantage de clarté sur la façon dont les banques pourront disposer de leurs actifs toxiques (c’est-à-dire les actifs adossés à des mauvais prêts hypothécaires et les actifs non liquides).
Le but du programme est de rehausser l’aide aux banques et au marché du crédit en utilisant les 300 G$US qui restent du 1er plan de sauvetage afin de créer un effet de levier de plus de 2 billions de dollars en financement provenant des marchés privés et de la Réserve fédérale.
Malheureusement, le plan présenté ne règle pas de façon précise la méthode avec laquelle les actifs toxiques des banques seront évalués et traités. On pourrait donc croire que l’administration Obama ne sait toujours pas comment corriger le problème de façon optimale.
Les marchés financiers cherchent une direction actuellement. Ils ont besoin de clarté et de transparence afin de pouvoir espérer une reprise économique éventuelle. Souhaitons que des précisions arriveront bientôt et dissiperont le malaise qui règne toujours sur les marchés.
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