25 juin 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 25 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• La fin du programme de crédit d’impôt frappe les ventes de maisons.

• La Réserve fédérale adopte un ton légèrement moins optimiste.

• Canada : l’inflation de référence demeure près de la cible médiane.

• Les ventes au détail ont diminué en avril au Canada.

• Recul des principaux indices boursiers.

• Nouveau creux pour le taux obligataire américain de deux ans.

• La Chine assouplit sa politique de taux de change.

Source : Études économique Desjardins

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19 mai 2010

Il y a décidément peu de pressions inflationnistes aux États-Unis. Depuis le début de l’année, les indices de prix ont à peine bougé, et ce, malgré la reprise économique qui se fait de plus en plus apparente. Cette absence de mouvement de prix était déjà identifiée dans nos scénarios; l’ampleur de la crise économique et financière, l’anémie du crédit et la faible utilisation des capacités de production, notamment dans le marché du travail, faisaient que la croissance des prix ne pouvait que ralentir. 

Ce ralentissement prend cependant une autre dimension en avril. On remarque surtout la décélération de l’IPC de base qui a atteint sa plus faible variation annuelle depuis janvier 1966. De plus, la progression mensuelle de l’IPC de base n’a pas dépassé 0,1 % depuis octobre 2009. La stagnation des prix liée au logement est la principale source de ce ralentissement, mais on observe aussi d’autres facteurs, dont notamment une baisse de 0,7 % des prix des vêtements en avril ainsi qu’une diminution de 0,2 % des prix des véhicules. En fait, les prix des biens (excluant l’énergie et les aliments) ont connu le mois dernier leur plus importante baisse mensuelle depuis octobre 2008. C’est donc un renversement de la tendance haussière enregistrée au cours de l’année dernière, qui était due notamment aux prix des véhicules et à l’imposition de nouvelles taxes sur certains produits. 

Implications : Comme prévu, l’inflation de base est finalement passée sous la barre de 1 %. C’est l’approche de ce niveau qui avait tant inquiété les dirigeants de la Réserve fédérale (Fed) en 2004 en faisant craindre une période de véritable déflation. L’absence de pressions haussières sur les prix à la consommation, jumelée à la recrudescence des risques financiers, incitera évidemment la Fed à garder inchangés tout au long de 2010 les taux directeurs. De plus, la faiblesse de l’inflation devrait appuyer le marché obligataire en gardant les taux des obligations fédérales relativement faibles.

(Source : Études économiques Desjardins)

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30 avril 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 30 avril 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

FAITS SAILLANTS

• États-Unis : le PIB réel décélère, mais la demande intérieure prend du mieux.

• La confiance des ménages américains s’améliore plus que prévu.

• États-Unis : les prix des maisons ont enregistré une variation annuelle positive.

• La Réserve fédérale change bien peu son discours.

• Canada : le PIB réel par industrie a poursuivi son ascension en février.

À SURVEILLER

• États-Unis : les indices ISM devraient demeurer relativement stables.

• Une autre augmentation de l’emploi est prévue pour avril aux États-Unis.

• Canada : la remontée du marché du travail a sans doute continué en avril.

MARCHÉS FINANCIERS

• Hausse de l’aversion pour le risque en milieu de semaine.

• Recul des taux obligataires américains.

• En baisse, l’euro s’est approché de 1,31 $ US.

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30 avril 2010

Il y a bien peu de modifications dans le communiqué qui accompagne la décision de la Réserve fédérale de laisser ses taux directeurs inchangés. En fait, seules quelques nuances concernant la situation économique viennent se greffer aux documents publiés lors de la précédente réunion. Ainsi, le marché du travail s’améliore plutôt que de se stabiliser, et la croissance modérée des dépenses des ménages devient une accélération (picked up). Dans la même veine, plutôt que de stagner, les mises en chantier augmentent légèrement. Toutes ces modifications ne sont donc que le reflet des données économiques publiées au cours des récentes semaines : les croissances de 1,6 % des mises en chantier et des ventes au détail en mars, ainsi que les 162 000 embauches effectuées au cours du même mois. La Fed a gardé inchangés les commentaires moins positifs du communiqué.

Le plus important est quela phrase indiquant la volonté des dirigeants de la Fed à garder les taux directeurs exceptionnellement bas pour une longue période reste bien en place. Il est donc clair que la Fed garde le cap et que rien ne change concernant l’évolution de la politique monétaire.  Cette prudence de la Fed fait figure de vertu, car les facteurs qui continuent de ralentir l’économie américaine sont toujours bien présents. Le marché du travail, malgré la récente amélioration, reste excessivement mauvais avec plus de 15 millions de chômeurs. Les récents gains du marché de l’habitation semblent surtout provenir du programme de crédit d’impôt qui s’achève bientôt, et il reste à voir si cette modeste résurgence est vraiment solide. Certains observateurs craignent une poussée de l’inflation due à une politique monétaire trop laxiste. La faiblesse du crédit démontre à quel point il n’y a pas de fondement solide à cette crainte. En fait, la désinflation prend de l’ampleur.

Implications : En faisant très peu de modifications à son discours, la Fed garde le cap et mise sur la prudence. Les dommages que la récession a fait subir à l’économie américaine sont tels que celle-ci a encore besoin d’une politique monétaire très expansionniste. Les taux directeurs ne devraient donc pas changer avant la fin de l’hiver 2011.

Source : Études économiques Desjardins

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