19 mai 2010

Il y a décidément peu de pressions inflationnistes aux États-Unis. Depuis le début de l’année, les indices de prix ont à peine bougé, et ce, malgré la reprise économique qui se fait de plus en plus apparente. Cette absence de mouvement de prix était déjà identifiée dans nos scénarios; l’ampleur de la crise économique et financière, l’anémie du crédit et la faible utilisation des capacités de production, notamment dans le marché du travail, faisaient que la croissance des prix ne pouvait que ralentir. 

Ce ralentissement prend cependant une autre dimension en avril. On remarque surtout la décélération de l’IPC de base qui a atteint sa plus faible variation annuelle depuis janvier 1966. De plus, la progression mensuelle de l’IPC de base n’a pas dépassé 0,1 % depuis octobre 2009. La stagnation des prix liée au logement est la principale source de ce ralentissement, mais on observe aussi d’autres facteurs, dont notamment une baisse de 0,7 % des prix des vêtements en avril ainsi qu’une diminution de 0,2 % des prix des véhicules. En fait, les prix des biens (excluant l’énergie et les aliments) ont connu le mois dernier leur plus importante baisse mensuelle depuis octobre 2008. C’est donc un renversement de la tendance haussière enregistrée au cours de l’année dernière, qui était due notamment aux prix des véhicules et à l’imposition de nouvelles taxes sur certains produits. 

Implications : Comme prévu, l’inflation de base est finalement passée sous la barre de 1 %. C’est l’approche de ce niveau qui avait tant inquiété les dirigeants de la Réserve fédérale (Fed) en 2004 en faisant craindre une période de véritable déflation. L’absence de pressions haussières sur les prix à la consommation, jumelée à la recrudescence des risques financiers, incitera évidemment la Fed à garder inchangés tout au long de 2010 les taux directeurs. De plus, la faiblesse de l’inflation devrait appuyer le marché obligataire en gardant les taux des obligations fédérales relativement faibles.

(Source : Études économiques Desjardins)

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30 avril 2010

Contrairement à ce que laissait entrevoir l’évolution de la plupart des indicateurs économiques, ce n’est pas l’Ontario qui a été le plus durement touché par la baisse généralisée du PIB réel par industrie en 2009, mais plutôt les provinces ressources.

Le secteur de l’extraction minière de pétrole et de gaz a subi d’importants reculs dans presque toutes les provinces en raison de la réduction de la demande mondiale d’énergie et de matières premières. Étant donné l’importance relative de ce secteur dans les économies de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Saskatchewan et de l’Alberta, on comprendra que ces provinces furent davantage touchées. Le secteur de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse a aussi diminué dans toutes les provinces. Son effet négatif a toutefois été plus important en Colombie-Britannique ainsi que dans les Prairies.

L’Ontario affiche l’une des plus importantes réductions du secteur de la fabrication, ce qui a évidemment contribué à réduire sa production en 2009. Le Québec s’en tire relativement mieux, grâce notamment à une diminution moins importante de la fabrication et à un gain dans le secteur des mines.

Implications : La reprise économique déjà observée au sein des données nationales laisse croire que toutes les provinces profiteront d’une amélioration de leur PIB réel en 2010. En outre, les provinces ressources devraient bénéficier d’une accélération de la demande mondiale en énergie et en matières premières.

Source : Études économiques Desjardins

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9 avril 2010

Dans une récente chronique sur les consommateurs américains, nous affirmions que pour alimenter la prochaine phase de la reprise économique, il est primordial d’avoir une création substantielle de nouveaux emplois. Or, selon le «US Bureau of Labor Statistics (BLS)», la majeure partie des nouveaux emplois créés aux États-Unis sont susceptibles de se retrouver à l’intérieur du secteur des services.

Les dernières statistiques sur les conditions du marché du travail semblent confirmer que le pire est dernière nous. Plusieurs affirment qu’une reprise graduelle sera maintenue. Comme lors des reprises précédentes, la principale préoccupation est à savoir de quels secteurs proviendront les prochains emplois.

Selon le BLS, plus de 15 millions de nouveaux emplois seront créés au cours des huit prochaines années. Les grandes tendances de la dernière décennie devraient se poursuivre. Par exemple, les emplois dans le secteur manufacturier et agricole devraient se contracter.

De plus, une diminution dans le secteur des ventes au détail devrait se faire sentir, sans doute à cause du prolongement du cycle de désendettement des consommateurs. En revanche, des emplois dans le secteur de la technologie et de l’ingénierie devraient connaître des taux élevés de croissance. Ces emplois ont tendance à être hautement qualifiés et bien rémunérés.

Près d’un tiers des emplois devraient êtres créés à l’intérieur du secteur de l’éducation et des services de la santé. En fait, les emplois de services liés aux soins de la santé et les personnes âgées devraient monter en flèche.

Bref, une reprise progressive de l’emploi est en cours et les sources de créations ne devraient pas réellement changer par rapport à la dernière décennie selon BLS.

Source : BCA Research

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30 mars 2010

Les dernières statistiques sur les dépenses de consommation américaine démontrent que la reprise économique est sur la bonne voie, mais qu’une diminution du taux de chômage sera nécessaire pour alimenter la prochaine phase de la reprise.

La croissance des dépenses personnelles est demeurée inchangée en février après plusieurs mois positifs. Certes, les consommateurs ne dépensent pas de façon agressive, car ils demeurent contraints par leurs revenus (qui étaient également inchangés pour le mois).

Néanmoins, il semble que les ménages commencent à se sentir mieux à propos de leur situation financière, de leurs revenus futurs et de leurs perspectives d’emploi : le taux d’épargne a chuté d’environ 3 % par rapport à son sommet au cours de la dernière récession. Historiquement, une baisse du taux d’épargne a toujours coïncidé avec un regain de confiance des consommateurs (les ménages se sentent moins obligés de mettre l’argent de côté pour les temps plus difficiles).

C’est une bonne nouvelle, car elle signale que les consommateurs croient maintenant que la récession est terminée et que les perspectives d’emploi s’améliorent. Cette dernière est essentielle au renforcement de la reprise économique.

Le marché de l’emploi s’améliore lentement, mais jusqu’à présent, la croissance des revenus d’emploi demeure très faible et le gros de la croissance des revenus est dû à des transferts du gouvernement plutôt qu’à des hausses de salaire.

Bref, l’amélioration des conditions du marché du travail et la création substantielle de nouveaux d’emplois seront cruciales afin de soutenir et garantir le prochain cycle de consommation des Américains.

(Source : BCA research)

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