La reprise économique chez nos voisins du Sud demeure fragile. Cela n’est pas sans conséquence sur l’économique mondiale.
Les récents événements survenus au Japon, la montée du prix de l’essence et l’instabilité économique en Europe plombent les efforts que fait la Banque centrale américaine pour stimuler une croissance économique durable. Les récentes données sur le marché de l’emploi aux États-Unis ont aussi déçu : en effet, au cours du mois de mai, seulement 54 000 emplois ont été créés. Les attentes à cet égard étaient beaucoup plus élevées, surtout si l’on tient compte du fait que les mois de mars et d’avril ont enregistré au total 194 000 et 232 000 nouveaux emplois respectivement.
La hausse du prix de l’essence, qui a le même effet qu’une augmentation de taxe pour le consommateur, commencerait-elle à se faire sentir? Une chose est sûre : la récente baisse du prix du pétrole, une certaine accalmie des tensions dans le monde arabe et les efforts du Japon pour se relever de la tragédie qu’il a connue devraient permettre aux États-Unis de renouer avec cette croissance que tout le monde attend.
Le 30 juin représente une date importante pour la Réserve fédérale américai ne, car cela marque la fin de la deuxième ronde d’assouplissements quantitatifs. Cette mesure, qui consiste à racheter des titres du Trésor américain sur le marché afin de rendre les conditions de crédit plus attrayantes, ne semble pas avoir donné les résultats escomptés pour le moment.
Est-ce à dire qu’une troisième ronde d’assouplissements quantitatifs sera nécessaire? Chose certaine, les prochaines données économiques seront très importantes. Parions que les États-Unis feront tous les efforts nécessaires pour éviter de retomber en récession, malgré les tensions politiques qui règnent à la veille de la longue campagne électorale de 2012.
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Pour une deuxième année consécutive, les marchés boursiers ont été favorables aux investisseurs, et pour une septième année de suite, le Canada a battu le marché boursier américain.
Les éléments qui ont marqué l’économie et le monde de la finance en 2010 sont nombreux. Il y a notamment la reprise économique, qui s’annonce moins rapide que prévu, ainsi que les incertitudes face aux dettes de pays souverains qui continuent d’alimenter les craintes d’une nouvelle récession mondiale. Malgré tout, les marchés boursiers ont affiché un bon rendement en 2010.
Les taux d’intérêt à court et à long terme sont demeurés à des niveaux historiquement bas, tant au Canada qu’aux États-Unis, où la Fed a tout fait pour les empêcher de monter dans le but de relancer un marché de l’emploi déprimé. Le dollar canadien a atteint la parité avec le billet vert. L’inflation est demeurée sous contrôle, alors que l’or a franchi le seuil des 1 400 $US l’once.
En 2011, les marchés connaîtront en principe des moments d’incertitude, mais devraient encore enregistrer des résultats positifs soutenus par une croissance des profits des entreprises. Ne soyons pas surpris d’assister à une augmentation des taux d’intérêt au Canada dès l’été 2011. Il faudra ainsi faire preuve de vigilance et bien observer nos obligations de durée moyenne, pour éviter que nos portefeuilles obligataires ne perdent trop de leur valeur si une hausse des taux d’intérêt se produit. De plus, l’inflation risquant de refaire surface, il sera important de bien protéger son portefeuille contre celle-ci.
Les pays qui ont des problèmes d’endettement importants pourraient voir leur devise affectée, et l’annonce de mauvaises nouvelles pourrait faire plonger leurs marchés boursiers. Finalement, la Chine, qui a instauré une politique monétaire plus restrictive, représente un nouvel élément de risque; en effet, si ce pays réduit sa vitesse de croisière, cela pourrait bien freiner la croissance mondiale.
Bref, 2011 pourrait bien être une autre année des plus intéressantes à suivre. Nous vous donnons donc rendez-vous dans nos prochaines chroniques.
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Non, ce chiffre n’est pas le compte à rebours en secondes avant le Nouvel An ou le numéro gagnant d’une loterie quelconque. C’est le montant en dollars de la dette mondiale, c’est-à-dire de tous les pays réunis! À ce rythme, l’an prochain, cette dette aura augmenté de 3 000 G$… La Banque du Canada semble d’ailleurs de plus en plus inquiète face à cette situation. Elle appréhende que certains pays en périphérie de la zone euro aient de graves problèmes budgétaires qui pourraient avoir des répercussions négatives sur d’autres pays, dont le Canada.
Ces préoccupations des marchés au sujet de la dette souveraine de certains pays pourraient peser sur d’autres États. Pensons par exemple au Royaume-Uni, qui a récemment dû accélérer la mise en œuvre de programmes d’assainissement budgétaire qui auront pour conséquence de freiner sa croissance économique. Au Canada, même si nous constatons une reprise économique, celle-ci s’avère très fragile et plus faible que prévu. Notre système financier est solide, mais les ménages sont de plus en plus vulnérables, car leurs dettes progressent plus vite que leurs revenus.
À l’heure actuelle, notre dette nationale s’élève à 1 300 G$. Cela représente environ le quarantième de la dette mondiale ou 38 695 $ par habitant, c’est-à-dire une des proportions les plus élevées du monde, selon l’Economist Intelligence Unit. C’est donc dire que, si les conditions économiques se dégradaient, les ménages pourraient voir leurs conditions de crédit se resserrer, en plus d’assister à une réduction de la qualité de leurs prêts. Cette situation aurait pour conséquence de compromettre sérieusement la reprise et de replonger l’économie canadienne dans une récession.
Avec le temps des Fêtes qui approche, pourquoi ne pas y aller «mollo» avec les cadeaux et s’offrir plutôt un CELI, pour se constituer un petit fonds de réserve? En terminant, soulignons que depuis le début de la rédaction de cette chronique, la dette mondiale s’est accrue de 170 M$…
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Il semble bien que nos voisins américains ont réalisé de bonnes affaires lors du dernier «Black Friday». Aux États-Unis, ce vendredi correspond au lendemain de l’Action de grâce et marque le début du magasinage des Fêtes. Les commerçants en profitent pour offrir des promotions afin de donner le ton à cette période. Généralement, si les ventes sont bonnes ce jour-là, il est permis de croire qu’elles le seront tout autant pendant la période des Fêtes.
Au Canada, un sondage de la firme Deloitte sur les intentions de consommation des Canadiens pour la fin de l’année laisse entrevoir que les ventes au pays seront bonnes, sans plus. Selon cette étude, malgré un certain optimisme face à l’emploi et à la stabilité économique, les Canadiens se montrent prudents dans leurs dépenses parce qu’ils tentent de rembourser leurs dettes et que les récentes nouvelles économiques annoncent un avenir incertain. Ce souci d’économiser n’est pas une mauvaise chose.
On sait qu’une reprise économique passe souvent par une croissance de la consommation, mais le niveau d’endettement des Canadiens est beaucoup trop élevé à l’heure actuelle. Nous traversons une période de grâce temporaire en raison des taux d’intérêt très bas; c’est donc une excellente période pour rembourser ses dettes! Lorsque les taux monteront, le consommateur se trouvera en meilleure position pour saisir les occasions de placement qui s’offriront à lui.
Au total, 96 % des Canadiens qui ont participé au sondage ont répondu que cette année, durant le temps des Fêtes, ils comptent dépenser moins ou autant d’argent qu’au cours de la même période l’an dernier. C’est donc seulement 4 % des Canadiens qui envisagent de dépenser plus. Bien sûr, les commerçants feront probablement moins de profits et de ventes en raison de ce désir des consommateurs de liquider leurs dettes. Toutefois, je suis convaincu qu’au cours des quelques semaines qu’il reste avant Noël, ils multiplieront les astuces pour vous soutirer quelques billets de plus, à force de rabais et d’offres alléchantes.
Si vous êtes de ceux qui désirent réduire le fardeau de leurs dettes et qui comptent dépenser cette année moins d’argent en cadeaux, il existe un magasin appelé Les Lutins verts, sur la Plaza Saint-Hubert, qui récupère les jouets usagés pour les réparer, les nettoyer et les revendre à prix modique. Je suis un fidèle client de cet endroit, que j’adore. Ce type de magasin est de plus en plus populaire, et il en existe d’autres qui offrent différents types de produits. Renseignez-vous : cela pourrait valoir la peine, que vous y alliez pour profiter des aubaines ou pour donner des jouets devenus inutiles!
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