Avec les années, nous avons observé que les investisseurs commettent souvent les mêmes erreurs
Voici les erreurs les plus communes, que vous pourrez dorénavant éviter
La base de la réussite en investissement repose sur le respect de son profil d’investisseur et de la juste répartition de ses actifs. Trop souvent, on remarque que les portefeuilles des investisseurs sont surpondérés en actions au détriment des obligations. Pour éviter une telle situation, il faut rééquilibrer son portefeuille de façon périodique. Ainsi, en 2008, quand les actions ont perdu 50 % de leur valeur, un investisseur attentif aurait dû réduire ses positions dans les obligations et racheter des actions pour rééquilibrer son portefeuille. De cette façon, il aurait probablement mieux bénéficié de la remontée rapide des marchés en 2009.
Il ne faut pas confondre «répartition» et «dispersion». Confier ses placements à différentes institutions financières peut s’avérer une très mauvaise stratégie à la longue, puisque personne n’aura jamais la vision globale de votre portefeuille, l’ensemble de vos placements ne sera jamais optimisé et adapté en fonction de votre profil d’investisseur et votre répartition globale d’actifs. Il est souvent préférable d’être un «gros» client à un endroit, plutôt qu’un «petit» client un peu partout. En regroupant tous vos placements à un seul endroit, votre portefeuille sera parfaitement organisé selon votre profil et, en plus, vous économiserez certainement sur vos frais de gestion.
Les investisseurs ont tendance à acheter quand les marchés sont à leur sommet et à vendre quand ils sont au plus bas. Ce comportement est généralement attribué à l’émotion, et au bruit occasionné par les différents médias. Rappelez-vous que les médias ont comme mandat de vendre la nouvelle, alors mieux vaut avoir un regard détaché quand vous les consultez.
Inversement, tenter de jouer avec le marché en synchronisant vos ventes avec les hauts et vos achats avec les bas peut s’avérer dangereux. Vous réussirez peut-être une première fois, ou même une deuxième fois, mais ensuite votre ambition pourrait vous coûter cher. En additionnant tous les frais de gestion pour chacune des transactions, l’impôt à payer et les coûts pour avoir manqué quelques bonnes occasions, vous réaliserez que votre rendement pourrait en souffrir énormément. On rappelle souvent à nos clients qu’investir doit être ennuyant! Plus ce sera «ennuyant», moins vous serez engagé émotivement dans vos décisions. En général, pour les investisseurs particuliers, une stratégie passive est plus payante qu’une stratégie active.
Enfin, l’erreur que nous observons ces temps-ci avec la faiblesse des taux d’intérêt est qu’un grand nombre d’épargnants placent une majorité de leurs avoirs dans des obligations gouvernementales à long terme par souci de sécurité, même si elles offrent des taux très bas. En considérant l’inflation à long terme, votre pécule pourrait valoir beaucoup moins que ce que vous auriez souhaité.
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro7septembre
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Avec un marché du crédit qui se raffermit et un environnement à taux bas, la situation actuelle demeure favorable pour les marchés boursiers.
Par contre, l’histoire nous démontre qu’une hausse importante des marchés boursiers comme nous venons de connaître suivant une récession est souvent enchaînée par des corrections périodiques de différentes tailles.
Il n’y a pas de raisons fondamentales pour expliquer le moment, la durée et l’ampleur de ces corrections, mais ces mouvements sont nécessaires pour maintenir l’harmonie entre la valeur réelle anticipée des compagnies et le contexte économique sous jacent. Sans corrections, la formation de bulles spéculatives deviendrait plus courantes et les conséquences toujours plus désastreuses les unes que les autres.
Or, depuis quelques semaines, on note plusieurs signaux qui laissent prévaloir les probabilités éventuelles d’une correction dans les marchés boursiers mondiaux: le risque d’une dépression étant éliminé dans l’évaluation des titres, les perspectives d’une reprise sont maintenant escomptées.
La croyance que les bénéfices des compagnies vont s’améliorer au cours des prochains trimestres devra également être confirmée prochainement par leurs dirigeants et les résultats du troisième trimestre. Une croissance des revenus (et non seulement une réduction des coûts) sera essentielle pour valider la qualité des bénéfices. Espérons que les consommateurs seront au rendez-vous…
De plus, il n’y a pas eu de réelles corrections depuis les creux du mois de mars et l’indice du S&P/TSX a connu près de 26 semaines de gains sans trop d’interruption. Plusieurs programmes de stimuli dans divers pays tirent à leur fin (crédit d’impôt, rabais sur prêt hypothécaire, etc.).
Bref, malgré le fait que les perspectives à long terme de l’économie canadienne demeurent généralement positives, la prudence est de mise et une répartition d’actif adéquate avec un certain pourcentage en liquidités pourrait permettre aux investisseurs de profiter d’occasions intéressantes en période de corrections.
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