La semaine dernière, nous avons parlé des différentes façons de réussir un placement à long terme, mais qu’en est-il des investisseurs qui négocient sur une base journalière?
Même si elle est accessible à tous, la spéculation sur séance ou day trading ne s’adresse pas à tout le monde. Certains pourraient comparer le day trading au poker. Une minorité de gens parviendront à dégager des rendements positifs, contrairement à la majorité, qui subira d’importantes pertes.
Pour durer dans l’univers du day trading, les investisseurs doivent avoir une stratégie bien établie, des connaissances approfondies des placements et une distance émotionnelle leur permettant de respecter leur objectif initial.
Avant d’acheter un titre boursier, il faut habituellement l’étudier et consulter des analyses fondamentales ou techniques afin de mesurer l’espérance de la tendance à la hausse comme à la baisse du titre. Il faut également comprendre les différentes sources d’information ainsi que leur influence sur les décisions de placement.
Le day trading peut être un jeu dangereux et il est souvent considéré comme de la spéculation. Autant les gains à court terme peuvent être très bons et très rapides, autant les pertes peuvent être désastreuses. Rappelons-le : la Bourse n’est pas un jeu.
Contrairement aux investisseurs journaliers, je suis plutôt de l’autre école de pensée, soit celle de l’investissement à long terme. Investir à long terme permet de diminuer le risque et de ne pas réagir à chaque fluctuation du marché, contrairement aux investisseurs qui misent sur le court terme.
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 26 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• Les ventes de maisons ont diminué en février aux États-Unis.
• Canada : l’indicateur avancé poursuit sa progression.
• Ontario : encore huit ans à attendre pour atteindre l’équilibre budgétaire.
• Autre coup dur en Europe : la dette du Portugal a été décotée.
• Les rendements obligataires augmentent.
• L’euro à un creux de dix mois.
Source :Études économique Desjardins
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Ces deux dernières années auront été exceptionnelles pour les marchés boursiers. L’année 2008 nous aura fait vivre le pire marché baissier depuis les années 1930, l’indice du S&P 500 baissant de 57 % par rapport à son sommet. Tandis que 2009 représente le meilleur marché haussier depuis la même période, les actions grimpant de 64 % par rapport à leurs bas du mois de mars.
L’indice du S&P/TSX a sur performé l’indice du S&P 500 avec un rendement près de 35 %, soit le meilleur rendement depuis 1979 par rapport à 26 % pour le S&P 500 (en dollars US). Si l’on ajoute l’appréciation de 17 % du dollar canadien, l’indice du S&P/TSX est en hausse de 58 % en dollars US, soit le meilleur rendement depuis 50 ans.
Selon nous, la prémisse de 2009 est caractérisée par les gestes concrets et sans précédent de la Fed. Bernanke, qui a fait sa thèse de doctorat sur la grande dépression, a pris les bonnes décisions au bon moment afin de stabiliser le système financier et l’économie. Il a ainsi permis d’éviter que l’histoire se répète. De plus, le plan de relance de la Chine, représentant 16 % de leur PIB, a pu compenser la diminution de la demande des ressources des économies de l’Ouest.
Bref, l’année 2009 nous a fait vivre de fortes émotions. Plus que jamais, cette dernière année nous a démontré l’importance d’une bonne allocation d’actif correspondant à la tolérance aux risques et des objectifs des investisseurs. La diversification, la patience et la discipline ont récompensé plusieurs investisseurs encore cette année.
(Source : VMD)
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Dans un contexte où les taux d’intérêt sont bas, les obligations canadiennes de deux et cinq ans rapportent un maigre rendement de 1,16 % et 2,42 % respectivement. Les investisseurs cherchent désespérément une solution de rechange aux obligations gouvernementales. Un substitut intéressant aux obligations est sûrement les actions ordinaires à dividende élevé.
De plus, le traitement fiscal des revenus de dividende est avantageux par rapport à celui des revenus d’intérêt. Plusieurs compagnies canadiennes versent un dividende annuel intéressant comme par exemple, en ce moment la Banque de Montréal verse 5,23 %, Telus 5,36 %, Transcanada Corp 4,38 % et Canadian Utilities 3,35 %.
Les compagnies qui augmentent leur dividende annuel régulièrement récompenseront davantage les actionnaires, entre autre, la Banque de Montréal a doublé son dividende annuel au cours des années entre 2003 à 2009. De plus, contrairement aux obligations, les actions ordinaires avec dividende protègent les investisseurs contre l’inflation car les entreprises ajusteront leur prix en ligne avec l’inflation. Autre avantage, si la faiblesse des taux d’intérêt se prolonge, la valeur des actions ordinaires à dividende pourrait monter en raison d’une forte demande.
Standard & Poor’s a créé un indice idéal pour les investisseurs en quêtent de dividende, il s’agit de l’indice S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats Index. Pour être incluse dans l’indice Aristocrats, la compagnie doit respecter les trois critères suivants :
- Elle est une action ordinaire ou une fiducie de revenu qui se transige sur la Bourse de Toronto.
- Elle a augmenté ses dividendes distribués aux actionnaires à chaque année au cours des cinq dernières années.
- Elle doit avoir une capitalisation boursière supérieure à 300 millions.
L’un des promoteurs de l’indice Aristocrats est Claymore. Il est possible de transiger ce titre sous le symbole CDZ à Toronto. CDZ verse actuellement un dividende annuel de 4,93 % (distribué mensuellement). Au cours des 10 dernières années, l’indice Aristocrate a réalisé un rendement de 10,64 % par rapport à 8,34 % pour l’indice du S&P/TSX. L’indice contient actuellement 70 entreprises qui rencontrent les critères Aristocrats.
Rappelons aux investisseurs que depuis 1956, les dividendes ont contribué pour 30 % du rendement total des actions de l’indice S&P/TSX, alors que la croissance des actions a contribué pour 70 %. Voilà pourquoi : l’intérêt du dividende!
(Source : Standard & Poors)
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