Les sociétés à capital de risque de travailleurs (SCRT) sont des fonds commandités par des organismes de travailleurs (syndicats), dans lesquels des particuliers regroupent de l’épargne (par l’achat d’actions de SCRT) afin d’investir dans des PME émergentes et de bénéficier d’un crédit d’impôt.
Les plus populaires au Québec sont le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction de la CSN. Actuellement, on peut cotiser un maximum de 5 000 $ par année à l’un de ces fonds. En optant pour le Fonds de solidarité FTQ, votre investissement réduira directement de 30 % votre impôt à payer. Depuis 2010, le Fondaction de la CSN accorde 40 % de crédit d’impôt. Alléchant n’est-ce pas?
Comme ces SCRT investissent majoritairement dans le capital-actions de petites et moyennes entreprises en démarrage, il existe donc un facteur de risque relié à ce type d’investissement. Si le crédit d’impôt est aussi généreux, c’est que le risque est plus élevé. Donc, avant d’y investir, il faut être conscient du risque de perte en capital.
Aussi, le côté moins intéressant de ce type de REER est que les fonds investis seront bloqués jusqu’à votre retraite ou jusqu’au premier dépôt de votre Régime des rentes du Québec (RRQ) à 60 ans. Ce que nous entendons par «bloqués», c’est que vous ne pourrez pas changer d’idée en cours de route et décider de transférer vos placements dans des investissements plus sûrs.
Généralement, nous recommandons à ceux qui s’approchent de la retraite de cotiser à des SCRT. Ainsi, le temps de détention sera réduit puisqu’il sera possible à la retraite de liquider les positions détenues dans ces fonds. Comme notre patrimoine est plus important en fin de carrière, l’ajout de ce genre de fonds à votre portefeuille ne viendra pas trop surpondérer vos investissements dans des titres de croissance.
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Le CELI (compte d’épargne libre d’impôt) est né en janvier 2009. Depuis, les comparaisons entre ce plan d’épargne et le REER ne font qu’augmenter.
Dans les deux cas, les gains en capitaux, les intérêts et les dividendes ne sont pas imposables. Par contre, le REER se différencie du CELI parce qu’il permet un crédit d’impôt et que les retraits sont imposables.
Prenons l’exemple suivant: supposons que pendant les cinq prochaines années, vous cotisiez le maximum à votre CELI, soit 5 000 $ annuellement dans un placement garanti, au lieu de cotiser à votre REER. À la fin des cinq années, votre CELI vaudra 25 000 $,sans compter les intérêts. Si vous aviez fait le même investissement dans votre REER pendant la même période, sa valeur serait aussi de 25 000$, en plus des intérêts, mais à ce montant s’ajouteraient les remboursements d’impôt annuels. Que cette comparaison soit faites pour 2, 5,10 ou 20 ans, le REER est mathématiquement plus rentable que le CELI si on inclut les remboursements d’impôt. Par contre, il faut aussi tenir compte de vos projets et du moment où vous pensez retirer votre pécule. Le CELI, en cas d’imprévu financier, permet de retirer des montants plus facilement sans qu’on soit imposé.
Si l’objectif de votre épargne est la retraite, le REER est préférable au CELI si vous prévoyez avoir des revenus de retraite inférieurs. Par contre, si votre objectif est de vous créer un fonds d’urgence à court terme, le CELI est une meilleure option.
De façon générale, vos cotisations devraient être privilégiées et maximisées dans un REER. Si un montant supplémentaire est encore disponible pour de l’épargne additionnelle et que votre contribution REER maximale est atteinte, le CELI devient la meilleure solution.
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On prend plus de temps à magasiner une voiture pour économiser une centaine dedollars ou à éplucher l’ensemble des offres de voyages pour trouver un hôtel à 10 $ de moins la nuit qu’à réfléchir au choix de nos placements qui, pourtant, auront un impact sur notre qualité de vie future. C’est aujourd’hui la dernière journée pour cotiser à votre REER pour 2009.
Malheureusement, un nombre important d’épargnants feront leur choix de placement à la sauvette. Voici quelques sujets d’interrogation en lien avec les recommandations d’investissements que votre conseiller en placement vous proposera.
1) Il est important que les investissements proposés cadrent avec votre tolérance au risque et votre profil d’investisseur. Vous devriez bien connaître votre profil, mais si votre mémoire vous joue des tours, consultez votre formulaire d’ouverture de compte et révisez-le au besoin.
2) Est-ce que le placement qu’on vous recommande respecte votre horizon de placement et votre besoin en flexibilité? Investir dans un produit dont la détention minimale est de sept ans avec des pénalités de sortie, par exemple, peut vous faire perdre des occasions futures au détriment d’une promesse de sécurité parfois hasardeuse. Un produità la mode actuellement peut nepas respecter votre stratégie à long terme.
3) Comment votre conseiller est-il rémunéré sur le produit qu’il vous offre etcombien il vousen coûtera pour l’acheter et le détenir. Y a-t-il des frais derésiliation? La transparence est essentielle dans le monde du placement aujourd’hui. Il nefaut pas se gêner pour poser des questions.
4) Enfin, même si vous cotisez à votre REER à la dernière minute, vous n’êtes pas forcé de choisir un produit de placement aujourd’hui. Vous pouvez le garder en liquidité dans votre REER et prendre le temps nécessaire pour faire
le bon choix.
Et comme dirait le proverbe : rien nesert decourir, il faut partir à point.Pourquoi nepas commencer
à cotiser à votre REERpour 2010 dès demain?
(chronique parue dans le journal Métro du 1er mars 2010)
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C’est la coutume au Québec d’attendre février pour cotiser à son REER. La plupart des institutions financières ont ainsi pris l’habitude de faire leur battage publicitaire REER à cette période de l’année. Ce sont souvent ces publicités qui nous rappellent qu’il est temps de cotiser.
Malheureusement, nous recevons à peu près au même moment notre relevé de compte de carte de crédit couvrant nos achats des Fêtes, en plus du compte de taxes municipales quand on est propriétaire. Comme il peut être difficile de trouver des liquidités, cette tendance à attendre à la dernière minute force plusieurs épargnants à emprunter pour pouvoir cotiser à leur REER.
Soupeser la question
Il faut bien soupeser cette option. En règle générale, emprunter pour cotiser à un REER peut être une stratégie intéressante si le prêt est remboursé en totalité en moins d’un an et si le revenu de l’emprunteur se situe dans une tranche d’imposition supérieure. Il faut se rappeler que cette stratégie ne vise pas à augmenter son endettement, mais à reporter l’imposition à plus tard. De plus, les intérêts sur le prêt ne sont pas déductibles d’impôt.
Cotiser régulièrement
L’effort financier serait certainement moins difficile en cotisant régulièrement à votre REER. Vous pourriez demander à votre employeur de déduire un montant fixe à même votre salaire à chaque période de paie. De plus, si vos cotisations sont faites à la source avant que les gouvernements ne prélèvent leurs impôts, vous serez en affaires!
Vérifiez si un tel programme est offert par votre employeur, vous éviterez ainsi d’avoir à cotiser à la dernière minute. Ainsi, en cette période de l’année où l’on subit les rigueurs de l’hiver, vous éviterez le dilemme entre opter pour le bénéfice à très long terme que procure l’épargne à l’abri de l’impôt et la récompense à court terme, soit s’offrir un voyage dans le sud. Peut-être pourrez-vous profiter des deux?
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