2 février 2012

Tout le monde connaît cette fable d’Ésope popularisée par Jean de la Fontaine et maintes fois reprise dans le monde des finances personnelles pour illustrer les différents types d’investisseur.

D’un côté, nous avons les personnalités de type fourmi, qui sont plus rigoureuses avec leur épargne et la planification à long terme. De l’autre, on trouve les cigales, qui préfèrent vivre au jour le jour sans trop penser à leur avenir.

Une bonne suggestion de lecture sur ce sujet est le livre Cigale? Fourmi? Les clés d’une bonne relation à l’argent, d’Émilie Devienne, paru en 2011 et qui est un guide d’auto-coaching pour bien vivre avec son porte-monnaie.

Le 29 février est la date limite pour cotiser à votre REER pour 2011. Beaucoup d’investisseurs auront cotisé de façon régulière tout au long de l’année et n’auront pas à faire de nouvelle cotisation. D’autres, comme les cigales, se précipiteront la dernière journée pour effectuer leur cotisation.

De plus, nombreux sont ceux qui effectueront leurs choix de placement à la sauvette. Pourtant, investir dans un REER exige la même réflexion que toute autre décision d’achat. Pour bénéficier d’un rendement satisfaisant, on doit y consacrer tout le temps et tout le sérieux nécessaires, car les sommes versées dans un REER sont généralement placées à long terme et avec l’objectif de se bâtir une retraite intéressante.

Rappelez-vous les règles de base durant votre rencontre avec votre conseiller financier. Il faut bien connaître son profil d’investisseur, sa tolérance au risque et son horizon d’investissement, rester fidèle à son plan d’action et éviter de prendre des décisions sous le coup de l’émotion ou de l’impulsivité.

Votre conseiller peut vous aider là-dedans. Toutefois, il doit connaître votre situation financière et personnelle ainsi que vos objectifs de placement afin de pouvoir faire des recommandations pertinentes. Posez-vous les bonnes questions et préparez-vous avant de faire un investissement.

La période des REER est un bon temps pour rééquilibrer son portefeuille et faire une révision de ses placements. Méfiez-vous des produits à la mode ou des produits qui ont performé dans les derniers mois. Ce sont souvent ces types d’investissement qu’il faut éviter.

Autre différence entre la fourmi et la cigale : l’utilisation du temps dans sa stratégie d’investissement. En prenant l’habitude de cotiser régulièrement à son REER (par exemple, chaque mois), au lieu d’attendre chaque année à la dernière minute, et en cotisant dès votre jeunesse, vous pourrez utiliser la composition des intérêts à votre avantage et ainsi avoir la chance d’accumuler plus d’épargne.

Si votre employeur offre un REER collectif, souscrivez-y, surtout si celui-ci bonifie vos cotisations et prélève vos contributions directement à la source. Vous épargnerez de l’impôt directement, sans attendre le remboursement à la fin de l’année.

Enfin, même si vous cotisez à votre REER à la dernière minute, vous n’êtes pas forcé de choisir un produit de placement aujourd’hui. Vous pouvez le garder en liquidité dans votre REER et prendre le temps nécessaire pour faire le bon choix. En adoptant ainsi un comportement de fourmi, vous obtiendrez certainement de meilleurs résultats!

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12 décembre 2011

Jusqu’au 23 décembre, la Biosphère de l’île Sainte-Hélène présente l’événement Noël vert. On y apprend comment célébrer avec éclat et ingéniosité, sans trop aggraver notre empreinte écologique.

Dans l’une des expositions, on donne tou­te une série de statistiques sur les dépen­ses qu’entraîne la période des Fêtes : le nombre de sapins (vrais ou faux) et de kWh utilisés aux fins de décoration, par exemple.

La plus troublante de ces données est la somme totale que les Canadiens consacrent aux cadeaux : 30 G$, soit plus de 800 $ par pe­rsonne! C’est beaucoup d’argent. Où s’arrête le bon sens? Où commence le gaspillage?

Personnellement, j’ai un faible pour les petits commerces et les artisans qui proposent des jouets recyclés à prix modique. C’est un bon moyen de faire plaisir et d’économiser tout à la fois. Il y a un autre cadeau dont vos enfants ou petits-enfants vous remercieront longtemps : l’accès aux études supérieures.

Il vous suffit de constituer à leur nom un Régime enregistré d’épargne-études et d’y cotiser chaque année, à votre convenance. Les gouvernements vous accorderont une subvention intéressante pour vous appuyer.

Et quand ils auront atteint l’âge de s’inscrire au cégep, à l’université ou à une forma­tion professionnelle, vos jeunes auront les moyens d’aller loin! Et il n’est pas interdit de vous gâter vous aussi, au contraire. Du montant que vous avez l’intention de dépenser en cadeaux, pourquoi ne pas réserver une portion pour vous-même et l’investir dans votre REER? Vous le méritez bien, après tout.

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24 octobre 2011

Au plus fort de la crise financière mondiale de 2008, 15 écono­­mistes de renom, gourous dans leur domaine, se sont réunis, sans agenda politique ni influence d’entreprises privées, pour trouver des solutions afin d’améliorer le fonctionnement et les règles de gouvernance des marchés financiers.

Leur rapport propose des solutions tenant compte des faiblesses du système financier actuel quant aux conflits d’intérêt, à l’imputabilité des banques et à l’inefficacité de la règlementation des marchés financiers. Il contient aussi des recommandations sur les besoins de transparence et sur la création d’une chambre de compensation pour les produits dérivés.

Ces grands économistes souhaitent un encadrement plus étroit de l’épargne- retraite pour les fonds de pension et les REER. Le gouvernement devrait être aussi plus sensibilisé à l’éducation financière et s’engager davantage dans les décisions de placement des travailleurs. Selon eux, l’État réduirait alors sa prise en charge de citoyens qui n’ont plus d’épargne-retraite.

Trop souvent, les épargnants n’ont ni les ressour­ces ni les connaissances nécessaires pour prendre des décisions éclairées et faire les bons choix. Autre constat : les banques doivent mieux gérer leurs liquidités et leur capitalisation afin de ne plus s’exposer à des crises de liquidités par des prises de risque indues. Elles devraient aussi émettre des obligations con­vertibles en actions pour se financer et les convertir en cas de crise, afin que les ac­tion­naires, et non le public, satisfassent leurs besoins de liquidités.

Même si les salaires des dirigeants de banques ont fait couler beaucoup d’encre, nos 15 économistes pensent que les lois du marché devraient dicter la rémunération des cadres. Ils suggèrent toutefois qu’une partie de cette rémuné­ration soit retenue pour agir en cas de fraude, de renvoi, de faillite ou d’aide gouvernementale. L’avenir nous dira si les recommandations de ce rapport porteront leurs fruits.

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11 octobre 2011

En 2000, j’ai rapporté d’un voyage en France un vin de Margaux, qui valait alors 100 $. Beau souvenir de voyage, j’en conviens…

Cette année, pour souligner mon anniversaire, nous a­vons fait honneur au Médoc qui dormait dans mon sous-sol depuis plus de 10 ans et qui, je peux l’attester, a très bien vieilli.

Le lendemain, en consultant le site de la SAQ, j’ai eu la surprise de constater que les bouteilles du même millésime coûtent aujour­d’hui 400 $. Le financier en moi a immédiatement calculé un rendement dépassant 300 % sur 10 ans.

Je ne vous conseille pas de liquider (c’est le cas de le dire) votre REER pour importer des barriques de rouge aux fins de revente. Il y a des moyens plus simples d’obtenir un rendement supérieur à celui des marchés boursiers.

Prenons le titre de la société Constellation Brands (STZ à la Bourse de New York), propriétaire de vignobles et de marques prestigieuses comme Robert Mondavi, Ravenswood, Blackstone, Kim Crawford, Inniskillin et Jackson-Triggs.

Loin de moi l’intention d’en faire la promotion et encore moins de vous le recommander sans avoir déterminé au préalable votre profil d’investisseur. Mais cet exemple, plutôt éloquent, sert bien mon propos.

Entre le 3 janvier 2000 et le 30 septembre dernier, la valeur de l’action STZ a bondi de 6,62 $US à 18 $US. Une croissance de 171 % sur 11 ans, tandis que l’indice S&P 500 reculait de 22 % pendant la même période!

De quoi faire «rougir» les gestionnaires de portefeuilles de la planète! À votre santé!

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