Il est important de différencier l’économie et le marché boursier. Après tout, l’économie américaine devrait baisser, selon plusieurs économistes, de 4 % en 2009. Cependant, les actions, elles, ont déjà chuté de 40 %. Le marché boursier est un marché d’anticipation, les mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte pour la plupart. À preuve, la fraude de 50 G$ de Madoff n’avait pas eu d’impact à la baisse sur les marchés boursiers. Nous croyons que l’évaluation des actions anticipe déjà une récession longue et dure.
Le gouvernement américain fera tout pour relancer l’économie. Les taux d’intérêt sont à zéro, les différents plans de sauvetage ont été implantés. De plus, les autorités pourraient, par exemple, garantir les obligations corporatives afin de faciliter le crédit de ces corporations. Il n’y a pas de limite à l’intervention gouvernementale. Si les banques ne veulent plus prêter et les consommateurs ne veulent plus acheter, le gouvernement le fera à leur place. Il est difficile pour les gouvernements de mesurer les impacts des différentes interventions, mais il est préférable d’en faire trop plutôt que pas assez.
Pour ceux qui craignent l’inflation à cause des nombreux programmes gouvernementaux, sachez que les surplus de capacité des compagnies, la production des biens à faible coût par les pays émergents et la dégringolade de l’immobilier sauront garder l’inflation sous contrôle. En fait, le risque de déflation sera plus grand que celui de l’inflation pour au moins les deux prochaines années. Si l’inflation devient un problème à long terme, les gouvernements régleront en temps et lieu.
En 2009, nous passerons d’une économie de levier financier à une économie d’épargne. Cela veut dire que les consommateurs achèteront beaucoup moins, ce qui contribuera à diminuer les profits des compagnies, surtout sur le plan de la consommation discrétionnaire. Au cours des dernières années, la consommation par endettement des Américains a propulsé l’économie américaine et mondiale. Il faudra maintenant trouver une nouvelle avenue de croissance, et ce sera difficile de trouver un remplaçant.
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Il est possible que la diminution de 1,2 % des taux hypothécaire américains et l’effet stimulant du trillion de dollars US dégagé par la baisse du prix du pétrole et du gaz naturel soient suffisants pour stabiliser les prix des maisons aux États-Unis. Mais il est fort probable que ça ne soit pas assez.
Le risque demeure toujours très élevé pour le système financier américain associé à la baisse continue des prix dans l’immobilier. Il y a un nombre grandissant de maisons ayant une valeur marchande moins élevée que leur dette hypothécaire.
Nous anticipons qu’Obama dirigera une partie importante de son plan de relance vers la source même du problème et encouragera ainsi les 37 millions de familles américaines à loyer à faire l’achat d’une maison dans le creux du marché. En ce sens, une stabilisation dans le secteur immobilier pourrait être la surprise de 2009 et ferait en sorte que la récession pourrait se terminer plus rapidement que prévu.
Les marchés boursiers ont grimpé de plus de 20 % par rapport à leur creux en novembre 2008. On pourrait donc penser que c’est la fin du marché baissier puisque l’histoire démontre que, mise à part une seule exception (juste après le 11 septembre 2001), un marché baissier ne comprend jamais une période de hausse de 20 %.
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