26 mai 2009

Le dollar canadien a fait une remontée spectaculaire, ces derniers mois. Depuis le 9 mars, alors que le dollar était à un creux de 76,53 cents (US), il a monté en flèche pour atteindre les 89 cents cette semaine.  Cette remontée n’augure rien de bon pour plusieurs entreprises canadiennes qui tentent par tous les moyens de se sortir de la récession. Il y avait une lueur d’espoir pour ces compagnies, qui voyaient une reprise à l’horizon, mais maintenant la force du dollar vient éliminer tout avantage concurrentiel. Le «timing» ne pourrait pas être pire.

Plusieurs économistes avaient anticipé une remontée graduelle du huard lors de la reprise économique mondiale et du rebondissement des prix des commodités.  Lorsque le dollar et le prix des commodités bougent en tandem, l’effet négatif pour les exportateurs canadiens d’un dollar plus fort est habituellement compensé par les revenus qui entrent au pays à la suite de la vente des ressources naturelles. 

Mais en ce moment, on voit le dollar qui augmente beaucoup plus rapidement que le prix des ressources. En ce sens, étant donné la situation précaire dans laquelle se trouvent nos marchés externes, il est clair qu’une hausse du dollar ajoute un degré de risque supplémentaire à la reprise de notre économie.

Le Canada en tête pour une reprise
La croyance des négociateurs et des spéculateurs voulant que nous assistions actuellement à une reprise de l’économie mondiale explique en partie la hausse du dollar canadien. La force du huard peut être attribuée également à la faiblesse du dollar américain qui s’est fait malmener dernièrement.  Le niveau d’endettement des Américains et les rumeurs entourant une baisse potentielle de la cote de crédit du pays n’aident pas la cause. 

Un analyste chez Goldman Sachs a publié un article la semaine dernière indiquant que le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni seraient les premiers à retrouver un rythme de croissance normal après la récession. Ce rapport mentionnait également que les banques centrales de ces pays seraient parmi les premières à remonter leurs taux intérêts. Ces éléments favorables pourraient soutenir la hausse du dollar canadien à long terme.

La parité avec le dollar US serait donc très probable d’ici quelques années.  Techniquement, les entreprises canadiennes pourraient soutenir une hausse du dollar à long terme, mais seulement s’il y a une reprise de l’économie mondiale en parallèle. Espérons que notre économie sera assez résiliente à ce moment-là et que la demande sera assez forte pour compenser les répercussions négatives sur le secteur manufacturier et sur les compagnies qui sont sensibles à la compétition internationale.

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15 avril 2009

La semaine dernière, le fabriquant d’aluminium Alcoa a rapporté des pertes importantes pour le premier trimestre, commençant ainsi la saison des résultats qui devrait donner le ton à la direction que prend actuellement l’économie américaine.

La lecture du marché actuel nous porte à croire qu’il y aura de la croissance dans la deuxième moitié de l’année. Il est fort probable que la contraction de -6,1% de l’économie américaine au quatrième trimestre ainsi que les chiffres du premier trimestre qui sortiront sous peu confirmeront qu’il s’agissait des pires mois de cette récession.

Il est difficile de voir un point tournant en sortant d’une récession et il est possible que la deuxième moitié de l’année soit encore pire que la première. Pour cela, il faudrait avoir un nouveau choc qui ébranlera le système et une nouvelle vague de perte de confiance de la part du consommateur.

En absence de nouveau choc, les investisseurs garderont les yeux rivés sur les résultats des compagnies et les prévisions de leurs dirigeants.

Or, pendant les six prochaines semaines, les compagnies annonceront à leurs actionnaires combien ils ont vendu et combien ils ont fait de profits ou de pertes. Ils leurs donneront également un aperçu sur le trimestre en cours ainsi que le suivant. Vers la fin du mois de mai, les investisseurs devraient savoir si le pire est dans le rétroviseur.

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3 avril 2009

Les profits moyens des compagnies à l’intérieur de l’indice du TSX connaissent actuellement une baisse importante par rapport à l’année précédente. Alors, comment expliquer le rebond que nous connaissons actuellement dans le marché boursier?

On peut dire, sans trop se tromper, que le marché anticipait le pire. On parlait même de dépression… Or, le marché semble plutôt nous indiquer que ce sera une sévère récession, mais que le ciel ne nous tombera pas sur la tête et qu’il y aura de meilleurs jours à venir.

Avant 2001, on remarquait que les marchés boursiers connaissaient des hausses importantes, surtout à la suite des baisses de taux d’intérêt venant de la Réserve fédérale américaine. Après 2001, les hausses des marchés étaient plutôt le reflet de preuves tangibles d’une croissance des profits des compagnies et d’une croissance économique soutenue.

Les hausses des dernières semaines pourraient simplement représenter un léger regain de confiance dans le système économique plutôt qu’un rebond dans l’économie. Il est encore tôt pour déterminer si le pire de l’économie est derrière nous. Le marché boursier étant un marché d’anticipation, il demeure l’un des meilleurs indicateurs précurseurs de la reprise, et ce, même lorsque les profits des compagnies baissent et que le taux de chômage augmente.

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27 février 2009

Les mauvaises nouvelles entourant l’économie continuent d’inonder notre quotidien. Nous sommes tous à l’affût de signaux qui annonceront la fin de ce marasme. Or, pour une rare occasion, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a annoncé mardi une double dose de réconfort pour les marchés financiers :

- La récession américaine pourrait prendre fin en 2009.
- Le gouvernement n’a pas l’intention de nationaliser les banques américaines.

Dans son rapport semestriel présenté au comité sénatorial des banques, Bernanke prédit que l’économie est susceptible de se contracter au cours des six premiers mois de 2009, mais qu’il «existe une perspective raisonnable» de voir la récession prendre fin cette année. Il mentionne également qu’une reprise est possible seulement si le crédit est disponible et que les marchés financiers fonctionnent normalement. Le gouvernement doit donc continuer à travailler avec les banques en difficulté pour les ramener à la rentabilité. Le chef de la Fed a également déclaré officiellement que la nationalisation des banques «n’est pas nécessaire».

Les investisseurs ont été encouragés par le fait que l’indice S&P 500 soit resté au-dessus de son bas niveau du 21 novembre, à 741,02. Cependant, plusieurs croient encore que ce n’est qu’une question de temps avant que le marché ne trouve un nouveau creux. Plusieurs demeurent convaincus que la seule façon d’atteindre un plancher réel est de vivre une période de capitulation où même les plus optimistes lanceront la serviette et sortiront du marché.

Si Bernanke a raison et que la récession se termine en 2009, il est fort probable que le marché boursier atteindra son véritable creux bientôt, si ce n’est pas déjà fait. L’histoire nous démontre que le marché boursier est un des meilleurs indicateurs précurseurs de l’économie et anticipe normalement la reprise économique de 6 à 9 mois d’avance.

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