Il n’y a pas de doute que la récession tire à sa fin. La question de l’heure maintenant est : Quel genre de reprise aurons-nous? La réponse dépend de l’optimisme que les gens ont envers la reprise et les perspectives de croissance pour l’économie.
On constate, sur les différents blogues et sites de finances, que le débat repose sur trois éléments clés: la rapidité, la force et la durabilité qu’aura la reprise. Les trois principales formes graphiques qui projètent l’image de la reprise économique sont représentées par les lettres « U » « V » et « W ».
Le « U » est la forme la plus populaire qui indique que l’économie « pataugera » dans le creux pendant un certain temps avant d’amorcer la reprise. Le « V » signifie que la reprise s’amorcera rapidement et le « W » signifie qu’on doit se préparer pour une autre descente en montagne russe…
Le « L » serait le pire scénario puisque le creux de l’économie serait atteint et qu’il n’y aurait pas de reprise en vue.
Cette dernière récession, aussi extraordinaire qu’elle soit, a amenée de nouvelles lettres pour imager la prochaine théorie de la reprise. La dernière étant le « TRIPLE U » qui décrit un « W » devenu plus pessimiste et qui indique que la période du creux sera relativement longue et que nous demeurerons dans une période tumultueuse pendant un certain temps.
On retrouve aussi la théorie du « N » où certains sont encore plus optimistes que le « V » et que l’économie va décoller comme une fusée…
Sur une note plus légère, un certain groupe pense que nous aurons plutôt un « O »… Venant surtout de gens qui critique l’administration Obama pour ses dépenses exagérés et l’augmentation de la dette du pays. Ce groupe pense que les États-Unis tourneront en rond au cours des prochaines années.
Bref, on constate qu’il n’y a plus de fin pour décrire la théorie de la reprise économique et qu’il n’y a probablement pas suffisamment de lettres dans l’alphabet pour imager l’opinion de tous.
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La Réserve Fédérale américaine se prononcera mercredi après-midi sur les taux d’intérêt et sur la santé générale de l’économie. Il serait très surprenant que la Fed augmente les taux avant plusieurs mois même si les signes d’une reprise se font sentir actuellement.
En poussant les recherches, on constate qu’au cours de la période suivant les quatre dernières récessions, la Fed n’a jamais augmenté les taux d’intérêt alors que le taux de chômage était en hausse. La banque centrale a attendu un minimum de 12 mois et une moyenne de 19 mois après le sommet du taux de chômage avant de resserrer le marché du crédit.
Les derniers chiffres sur l’emplois aux États-unis démontrent une décélération au niveau des pertes d’emplois pour le mois de juillet, mais la masse salariale continue de se contracter à un rythme de 4.2% sur une base annuelle.
Pour ce qui est de l’inflation, la Fed utilise également plusieurs indicateurs avancés pour détecter les variations et l’évolution des prix. Avant d’augmenter les taux, celle-ci regarde aussi les signes d’une reprise au niveau des prêts bancaires. Pour le moment, rien ne semble se matérialiser à ce niveau.
Lorsqu’on analyse le comportement antérieur de la Fed et l’état actuel de l’économie, il est difficile d’imaginer des hausses de taux avant la mi-2010. Les taux étant presque à 0%, le point de départ pour une remonté est à un niveau historique extrême, mais la taille du dernier choc financier est également extraordinaire.
Bref, une remonté trop rapide des taux pourrait étouffer l’économie et une remonté trop lente pourrait entraîner la création d’une nouvelle bulle spéculative. Bernanke et sa troupe doivent donc s’assurer de bien gérer la situation et permettre une reprise durable et soutenue.
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Les investissements dans les infrastructures peuvent prendre plusieurs formes, dont les infrastructures sociales et collectives comme les bâtisses gouvernementales pour la santé et l’éducation, les routes, les ponts, les pénitenciers et les stades sportifs. Nous avons également les actifs réglementés tels que le transport, la distribution du gaz et de l’électricité, la gestion de l’eau et le traitement des eaux usées. N’oublions pas les actifs payés par les usagers dont les aéroports, les routes à péage, les chemins de fer et les ports.
Investir dans les infrastructures est très populaire pour les gestionnaires de fonds de pension et institutionnels, car cela présente un revenu stable et prévisible. En plus, les infrastructures offrent une protection naturelle contre l’inflation. La majorité des actifs sont assujettis à une réglementation qui lie expressément leurs hausses de revenu à l’inflation (les autoroutes à péage et les centrales électriques, par exemple).
Les investissements dans les infrastructures sont insensibles aux cycles économiques et aux cycles des marchés. Les consommateurs continuent, tout au long des cycles, à utiliser de l’électricité et du gaz naturel, à conduire leurs voitures sur des routes à péage et à se servir d’autres infrastructures essentielles. Ainsi, les infrastructures offrent une diversification accrue car la corrélation des bénéfices des sociétés d’infrastructure est relativement faible vis-à-vis les autres catégories de placement. Par exemple, la corrélation des infrastructures mondiales avec les actions canadiennes n’est que de 0,38. En d’autres termes, quand les actions canadiennes baissent de 10%, les infrastructures baissent de 3,8%.
Il est aussi important de mentionner qu’en période de récession, tous les gouvernements à travers le monde multiplient les investissements dans leurs infrastructures afin de relancer leur économie et de créer de l’emploi.
En terme de rendement historique, le MFC Global Infrastructure Index a réalisé un rendement annuel moyen de 10,47% du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2008. Pour la même période les marchés des actions canadiennes et américaines ont réalisé un rendement annuel moyen de 2,97% et -1,77% respectivement.
Il est possible pour les particuliers de participer aux marchés des infrastructures via un fonds communs de placement sectoriel ou un fonds négocié en bourse qui contient des sociétés d’infrastructures.
(Source: Bloomberg)
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Avec le gouvernement américain qui imprime de l’argent à profusion et des signes que la récession tire à sa fin, plusieurs anticipent que l’inflation viendra cogner à notre porte très bientôt.
Il existe cependant des arguments très valables qui tentent de démontrer que non seulement le risque de l’inflation est exagéré, mais que le risque de déflation est toujours présent.
Contrairement aux dernières récessions et pour la première fois en 25 ans, le consommateur américain démontre une volonté d’épargner et de diminuer son niveau de consommation.
Les dernières statistiques révèlent que les dépenses des consommateurs ont baissé malgré le fait que leurs revenus nets soient en hausse (en partie à cause des baisses d’impôts du plan de relance d’Obama). Ceux qui ont des revenus élevés, et par le fait même, ceux qui dépensent plus normalement, ressentent encore les malaises des baisses importantes de leurs portefeuilles de placement ainsi que de la valeur de leur résidence. Il est difficile de parler d’inflation quand on considère la perte de richesse que plusieurs ont connue. Les changements démographiques et le vieillissement des babyboomers sont également des facteurs à considérer : les personnes à la retraite ont tendance à moins consommer en général.
Par ailleurs, la hausse du taux de chômage et l’abondance de la main d’œuvre dans plusieurs secteurs apportent un certain plafond sur les salaires. Des compagnies ont même coupé des salaires dernièrement, une première depuis quelques décennies. Sachant que près de 70 % des coûts de production sont représentés par les salaires, ce phénomène devrait limiter la hausse des prix des biens produits, même si les compagnies tentent de refiler la hausse des prix des commodités aux consommateurs.
Les derniers rapports sur l’indice des prix à la consommation aux États-unis pour les mois de mars et d’avril démontrent une baisse par rapport à l’année précédente, une première en 50 ans. Et malgré le fait que cette baisse reflète en grande partie un recul important des prix de l’énergie par rapport à leur sommet de 2008, on remarque également une baisse générale des produits et services dans une panoplie de secteurs.
Plusieurs diront que ces arguments sont plutôt faibles lorsqu’on note que le prix du baril de pétrole a doublé dans les derniers mois, en plus de voir la hausse des taux d’intérêt à long terme des dernières semaines. Mais il est encore tôt pour affirmer avec conviction si l’inflation sera de retour bientôt. En ce moment, les arguments prévoyant la déflation semblent aussi valables que ceux prévoyant l’inflation.
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