30 avril 2010

Il y a bien peu de modifications dans le communiqué qui accompagne la décision de la Réserve fédérale de laisser ses taux directeurs inchangés. En fait, seules quelques nuances concernant la situation économique viennent se greffer aux documents publiés lors de la précédente réunion. Ainsi, le marché du travail s’améliore plutôt que de se stabiliser, et la croissance modérée des dépenses des ménages devient une accélération (picked up). Dans la même veine, plutôt que de stagner, les mises en chantier augmentent légèrement. Toutes ces modifications ne sont donc que le reflet des données économiques publiées au cours des récentes semaines : les croissances de 1,6 % des mises en chantier et des ventes au détail en mars, ainsi que les 162 000 embauches effectuées au cours du même mois. La Fed a gardé inchangés les commentaires moins positifs du communiqué.

Le plus important est quela phrase indiquant la volonté des dirigeants de la Fed à garder les taux directeurs exceptionnellement bas pour une longue période reste bien en place. Il est donc clair que la Fed garde le cap et que rien ne change concernant l’évolution de la politique monétaire.  Cette prudence de la Fed fait figure de vertu, car les facteurs qui continuent de ralentir l’économie américaine sont toujours bien présents. Le marché du travail, malgré la récente amélioration, reste excessivement mauvais avec plus de 15 millions de chômeurs. Les récents gains du marché de l’habitation semblent surtout provenir du programme de crédit d’impôt qui s’achève bientôt, et il reste à voir si cette modeste résurgence est vraiment solide. Certains observateurs craignent une poussée de l’inflation due à une politique monétaire trop laxiste. La faiblesse du crédit démontre à quel point il n’y a pas de fondement solide à cette crainte. En fait, la désinflation prend de l’ampleur.

Implications : En faisant très peu de modifications à son discours, la Fed garde le cap et mise sur la prudence. Les dommages que la récession a fait subir à l’économie américaine sont tels que celle-ci a encore besoin d’une politique monétaire très expansionniste. Les taux directeurs ne devraient donc pas changer avant la fin de l’hiver 2011.

Source : Études économiques Desjardins

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8 mars 2010

Ce n’était pas une surprise de voir le gouvernement et le ministre Flaherty garder le cap sur le Plan d’action économique mis en place l’an dernier. Le gouvernment espère une relance qui sera suffisamment forte pour permettre à l’économie de poursuivre sa croissance de façon autonome.

Le gouvernement table sur un retour à l’équilibre dans environ 5 ans. D’ici 2014-2015, le gouvernment voit ses recettes atteindre 296 milliards. Une augmentation de 63 milliards sur les revenus réels de 2008-2009.  Ainsi le gouvernement, selon leur pronostic arriverait à un déficit de seulement 1.8 milliard sur une dette totale de 622 milliards.  En 2008-2009, la dette d’élevait à 463.7 milliards et le déficit 5.8 milliards.

Le plan d’action poursuit sa route et , bien sûr, ce budget comporte une multitude de programmes peu coûteux. Tous les budgets en comportent et ils sont nécessaires pour combler des besoins changeants de la population et du secteur des affaires. Pour ce qui est du retour graduel vers l’équilibre, les défis sont grands, surtout dans la recherche d’une plus grande efficacité de l’appareil gouvernemental. Cependant, pour l’instant, il y a peu de raisons de croire que l’objectif ne sera pas atteint.

Le gouvernement semble avoir réussi à répondre aux principales attentes des analystes et des marchés financiers. Le
plan de retour à l’équilibre s’est précisé avec des mesures d’économie qui seront de l’ordre de 17,6 milliards  au cours des cinq prochaines années. Les hypothèses formulées à propos des revenus sont plausibles.

Quant aux dépenses, si le gouvernement suit à la lettre les mesures d’économie suggérées dans le budget, il faudra admettre que le pari du retour graduel à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années aura été gagné. Cependant, il ne faut pas oublier que la dette fédérale calculée par les déficits accumulés s’élèvera alors à 622 milliards soit une augmentation de 36 % avant la crise financière.

Cette crise aura coûté cher aux Canadiens, et il faudra un jour ou l’autre établir un plan de remboursement ou de diminution de l’endettement au pays afin de conserver les acquis obtenus grâce à l’assainissement des finances publiques effectué avant la récession.

De plus, même si la situation économique s’est grandement améliorée et que les marchés financiers ont retrouvé un
rythme de fonctionnement plus normal, de nombreuses incertitudes demeurent. Le retour graduel à l’équilibre s’étend sur une longue période et plusieurs événements imprévus pourront survenir, d’autant plus que le  vieillissement de la population mettra davantage de pressions sur les finances publiques en général. La partie n’est pas gagnée. Cet environnement demandera encore des sacrifices pour la population canadienne et représente,sans aucun doute, pour plusieurs années un défi de taille!

Source : Études économique Desjardins

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6 décembre 2009

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 4 décembre dans les marchés financiers et dans l’économie :

• Perte de seulement 11 000 emplois et baisse du chômage aux États-Unis.
• Les indices ISM ont diminué en novembre.
• Canada : hausse exceptionnelle de l’emploi en novembre.
• Le Canada sort de justesse de la récession au troisième trimestre.
• Les excellents résultats du marché du travail font réagir les marchés.
• Dure semaine pour le marché obligataire.
• Le dollar américain s’apprécie devant l’amélioration de l’économie américaine.

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11 novembre 2009

Dès le début de la crise financière, lorsque les consommateurs américains se sont serrés la ceinture; de nombreux analystes craignaient le pire. La croyance était que le ralentissement serait si grave qu’il changerait à jamais le comportement des gens.

On se souviendra qu’à ce moment, de nombreux consommateurs étaient en état de choc en constatant la chute de la valeur de leur maison, de leur épargne-retraite et de la montée en flèche du taux de chômage.

Aujourd’hui, alors que le taux de chômage américain atteint 10,2 %, son plus haut niveau depuis 1983, il y a quelques petits signes qui démontrent le retour progressif de la confiance des consommateurs. 

Ces signes de confiance apparaissent sous différentes formes. Prenons l’exemple de la compagnie Starbucks Café, un symbole américain, qui a affiché des résultats forts intéressants la semaine dernière. Le titre boursier gagnait plus de 7 % à la suite de l’annonce.  Le prix de l’action a presque triplé depuis le creux du mois de mars.

Il est évident que cette compagnie a dû s’adapter lors de la dernière récession. Ils ont fermé près de 800 points de vente aux États-Unis seulement. Ils ont diminué le prix de leur café de base tout en augmentant le prix des cafés spécialisés. Ils ont également eu l’audace d’offrir des cafés instantanés qui ont vu les ventes surpasser les attentes.

La compagnie a affirmé un certain optimisme pour le trimestre à venir basé sur le retour des consommateurs et de la demande grandissante pour ses produits de haut de gamme. On peut ainsi affirmer avec certaines convictions que la fin du café latte à 4 $ n’est pas pour demain.

Bref, il est fort probable que les consommateurs qui vivaient au-dessus de leurs moyens avant la récession devront s’adapter à leur nouvelle réalité. Par contre, il est possible que plusieurs consommateurs ne subissent pas l’impact de façon permanente comme de nombreux experts le craignaient. Cependant, ces gens seront peut-être plus sélectifs dans leurs choix de produits.

Dans le pire de la crise, les consommateurs achetaient les nécessités. Aujourd’hui, ils commencent à acheter ce dont ils ont besoin et bientôt, peut-être qu’ils achèteront ce qu’ils veulent.

(Source :  Bloomberg)

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