Nous en avions traité dans une chronique précédente, mais j’y reviens, tant la question est cruciale.
Elle a dominé toute l’actualité financière de la décennie, depuis l’éclatement de la bulle technologique jusqu’à la présente crise de la dette des États, en passant par la récession de 2008.
Je parle évidemment de la volatilité. Elle se révèle si forte, si importante qu’elle vient modifier en profondeur nos habitudes de placement, chambouler nos attentes et, parfois, invalider nos projections.
Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître sur le marché des produits dont l’objectif est justement de la contrecarrer ou, à tout le moins, d’en atténuer les impacts.
Par exemple, de nouveaux fonds de placement concentrent leurs investissements dans des actions mondiales ayant enregistré la plus faible variabilité à long terme. Ils s’adressent à l’investisseur désireux de ne pas s’exposer uniquement au marché canadien et de se prémunir contre les éventuels contrecoups de la situation qui prévaut en Europe.
Bref, c’est un instrument de diversification et de stabilité. Il faut cependant comprendre que la réduction du risque ne se fait pas obligatoirement au détriment du rendement. Au contraire, l’objectif est de concilier les deux.
Disons que deux stratégies bien différentes pourraient vous valoir une progression de 30 % de votre portefeuille.
L’une privilégie cinq titres mirobolants, mais qui fluctuent beaucoup. L’autre mise sur 400 sociétés dont les titres ont montré une constance surprenante dans le temps. À résultat égal, quelle approche choisissez-vous? Le confort ou le danger?
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Dans ma chronique de la semaine dernière, je vous expliquais que la chute récente des marchés boursiers semble indiquer l’imminence d’une seconde récession. Compte tenu des ratios cours-bénéfices et des taux obligataires actuels, c’est peut-être l’occasion de renflouer votre portefeuille d’actions.
L’histoire économique des 100 dernières années nous apprend que chaque période de repli est suivie d’une reprise, dont l’ampleur vient contrebalancer les pertes subies. Au final, en effet, c’est la croissance qui l’emporte. Mais peut-être faites-vous partie de ceux qui estiment qu’on ne devrait plus se fonder sur l’observation empirique du passé pour prédire l’avenir.
Si oui, vous adhérez à la théorie du cygne noir. Dans son ouvrage intitulé The Black Swan, Nassim Nicholas Taleb appelle cygne noir un événement dont la probabilité de survenir est très faible, mais qui aurait des conséquences considérables s’il se réalisait.
Les Européens ont cru longtemps que tous les cygnes étaient blancs, jusqu’à ce que Willem de Vlamingh découvre des spécimens noirs en Australie, en 1697. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’un événement s’est toujours produit qu’il va se répéter de nouveau. La relance attendue pourrait ne pas avoir lieu.
Au plus fort de la crise financière de 2008, des investisseurs ont misé avec succès, non pas sur un redressement, mais plutôt sur une aggravation de la situation. Je pense notamment à Greg Lippmann, de la Deutdsche Bank, et à Michael Burry, de Cornwall Capital. Je ne vous recommanderai pas de prendre toutes vos épargnes pour les imiter. Mais si vous voyez un cygne noir à l’horizon, vous pouvez investir quelques dollars pour vous prémunir contre une baisse plus prononcée. Parlez-en à votre conseiller en placement.
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Il semble que les marchés boursiers, précurseurs de l’économie, aient anticipé le ralentissement que vous redoutez. Jugez-en par vous-même : depuis 1960, l’indice S&P 500 a connu 12 périodes de correction excédant 18 %. Parmi ces périodes de recul, huit périodes ont correctement annoncé une récession.
Or, entre le 22 juillet et le 9 août dernier, le S&P 500 a perdu 18,5 %. Même si le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, préfère parler d’une croissance très faible, la menace d’enlisement n’en est pas moins présente et d’autres indicateurs (masse monétaire réelle, moyenne hebdomadaire des heures de travail, nouvelles commandes de biens durables, vente de logements, de meubles et d’articles ménagers, etc.) pourraient bientôt la confirmer.
Mais ce repli récent des marchés boursiers a du bon, puisqu’il ramène les ratios cours-bénéfices à des niveaux fort attrayants : 12,3 au Canada, 10,8 aux États-Unis, 9 dans les pays émergents et 8,4 en Europe, pour une moyenne mondiale de 10. Dans ce contexte, et considérant le taux des obligations, les actions offrent beaucoup d’intérêt. Ce serait donc le temps d’acheter…
Évidemment, des incertitudes persistent dans la zone euro : l’ampleur des dettes des gouvernements constitue un risque systémique réel, et personne ne peut prévoir la suite avec exactitude. Dans ma chronique de la semaine prochaine, qui traitera de la théorie du cygne noir, j’identifierai des repères qui peuvent quand même nous guider.
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Les Bourses ont connu une semaine en dents de scie. Que faire devant une telle situation?
Décidément, l’histoire se répète… Il y a un an, le ralentissement de l’économie et la crainte d’une nouvelle récession (après celle de 2008) ont entraîné un recul significatif des marchés.
Mais, dès septembre, les indices se sont remis à grimper, et les derniers mois de l’année ont procuré des rendements spectaculaires. On peut penser que la situation va se reproduire.
En effet, nous continuons de croire en une reprise de l’économie, même si elle se révèle plus lente que d’ordinaire.
Certes, l’endettement des gouvernements occidentaux est élevé. Certes, les tiraillements partisans chez nos voisins du Sud nuisent à l’émergence d’une volonté politique claire, nécessaire à la relance.
La grande volatilité qui en découle constitue, pour l’investisseur discipliné, une occasion en or. C’est le moment idéal pour acheter, puisque les prix ont baissé.
Du coup, il rééquilibre son portefeuille (dont la portion d’actions a faibli) et se place en excellente position pour enregistrer des gains lorsque les marchés reprendront du poil de la bête, ce qui ne saurait tarder, les indicateurs n’étant pas si mauvais, après tout.
Une telle stratégie en période de turbulences contribue à diminuer le coût moyen de vos placements.
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