Après deux mois de baisse qui ont, entre autres, exacerbé les inquiétudes concernant la vigueur de l’économie américaine, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board semble se stabiliser. Il rejoint ainsi l’indice de l’Université du Michigan qui a, lui aussi, connu une légère amélioration au cours du mois d’août. Ce gain a peut-être été amené par la baisse du prix de l’essence au cours des dernières semaines, qui a pu contrebalancer les mauvaises nouvelles provenant du marché du travail et de la Bourse. Il faut toutefois noter que cette hausse mensuelle ne parvient pas à porter l’indice total au-dessus du niveau enregistré en juin. S’il affiche une amélioration par rapport aux creux enregistrés il y a un an et demi, l’indice du Conference Board reste ainsi près des planchers atteints lors des récessions précédentes.
Les prix des maisons existantes ont continué à augmenter en juin selon l’indice S&P/Case-Shiller. Pourtant, d’autres indices de prix montraient déjà certains signes de faiblesse au cours de ce mois. Il semble donc que le programme de crédit d’impôt a réussi à stimuler à la fois les ventes et les prix jusqu’à la fin du printemps. Toutefois, avec la chute des ventes en juillet et l’augmentation du ratio stock/ventes, on peut s’attendre à des baisses de prix au cours de l’été.
Implications : Les hausses mensuelles de la confiance en août et des prix des maisons en juin font figure de baume après une série de mauvaises nouvelles publiées récemment aux États-Unis. Toutefois, le faible niveau de l’indice du Conference Board tout comme les risques associés au marché immobilier font que les incertitudes demeurent bien en place.
Source:Études Économiques Desjardins
Popularity: 1% [?]
Décidément, le marché de l’emploi se porte bien au Canada.
Depuis le début de la tendance haussière, à la fin de l’été 2009, il s’est gagné 403 000 emplois. De ce nombre, plus de la moitié des embauches a été effectuée au cours des trois derniers mois. Il faut aussi remarquer que presque toutes les pertes d’emplois subies durant la récession ont été retrouvées. En fait, le manque à gagner n’est plus que de 14 400 postes. Le rattrapage sera donc très bientôt complété.
Bien que la tendance récente du taux de chômage soit très bonne, le rattrapage y est moins évident. Le taux est passé sous les 8 % pour la première fois depuis janvier 2009, mais il reste grandement supérieur au niveau en vigueur d’avant la récession. C’est que la population active augmente vivement. Ainsi, on sent qu’il y a bien peu de chômeurs découragés au Canada, ce qui contraste avec les États-Unis.
Sources: Études Économiques Desjardins
Popularity: 3% [?]
Après la forte croissance de l’emploi observée en avril, il n’aurait pas été étonnant de constater une contreperformance du marché du travail en mai. Il en a été cependant tout autrement alors que l’emploi a continué de croître à un rythme relativement rapide (près de 75 % des emplois perdus durant la récession ont maintenant été récupérés).
Outre le rebond du nombre d’emplois, plusieurs autres signes témoignent d’une embellie des conditions au sein du marché du travail. Le travail à temps plein a fait d’importants gains par rapport au travail à temps partiel. Le travail indépendant a diminué au cours des derniers mois, tandis que d’importantes hausses ont été observées au sein de l’emploi dans les entreprises et les administrations publiques. Ces deux tendances témoignent d’une moins grande précarité du travail. Enfin, le taux de participation au marché du travail a commencé à remonter, un signe que de plus en plus de travailleurs redeviennent actifs alors qu’ils sont encouragés par le rétablissement de l’emploi répertorié depuis quelques mois.
Enfin, il n’est pas surprenant de constater que l’Ontario et l’Alberta ont bénéficié de la plus forte création d’emplois en mai. Ces deux provinces affichent un certain retard par rapport à la moyenne nationale concernant le nombre d’emplois récupérés depuis la fin de la récession. Un rattrapage semble donc nécessaire dans ces régions.
Implications : L’amélioration des conditions au sein du marché du travail est indéniable et semble généralisée. Cela confirme une fois de plus à quel point la reprise économique est bien ancrée au pays. Combiné aux autres résultats exceptionnels obtenus au cours des dernières semaines (dont la forte croissance du PIB réel), cela donne amplement de munitions à la Banque du Canada (BdC) pour justifier d’autres hausses de ses taux d’intérêt directeurs. À moins d’une intensification significative des incertitudes planant sur l’économie mondiale et les marchés financiers, tout indique que la BdC décrétera une augmentation de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour à chacune de ses rencontres d’ici la fin de l’année.
Source : Études économiques Desjardins
Popularity: 2% [?]
La reprise de l’économie mondiale se confirme, même si certaines inquiétudes demeurent. La question des dettes souveraines est préoccupante alors que la Grèce a dû demander l’aide de ses partenaires de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI). Le risque de contagion à d’autres pays européens, particulièrement le Portugal, a augmenté. La faiblesse persistante du crédit et les taux de chômage élevés dans plusieurs pays industrialisés pourraient aussi freiner la relance économique.
De notre côté, c’est tout le contraire! La vigueur de l’économie canadienne est impressionnante. Après une croissance annualisée de 5 % au dernier trimestre de 2009, tout indique que le PIB réel canadien s’est accru encore plus rapidement au début de 2010 notamment à cause de la tenue des Jeux olympiques qui a joué un rôle important alors que près du tiers de la hausse enregistrée durant le mois de février est attribuable aux secteurs des arts, des spectacles et des loisirs ainsi que de l’hébergement et de la restauration. Donc, cela confirme que le premier trimestre de 2010 se soldera vraisemblablement par une croissance (à rythme trimestriel annualisé) d’environ 5,8 %.
Rappelons qu’il s’agit d’une estimation identique au plus récent scénario de la Banque du Canada. Avec cette amélioration significative des perspectives économiques, il est évident qu’une politique monétaire basée sur un taux cible des fonds à un jour à 0,25 % est maintenant inappropriée et la Banque du Canada devrait hausser son taux directeur à sa prochaine rencontre (le 1er juin 2010), d’autant plus que l’engagement conditionnel à maintenir les taux inchangés a été retiré.
Au niveau de la belle province une nouvelle phase d’expansion s’amorce au Québec. Les plus récentes statistiques sur le PIB réel indiquent d’ailleurs que tout le terrain perdu pendant la récession a été regagné en l’espace de quelques mois. Le creux de la récession, qui a été atteint en mai 2009, est définitivement derrière nous. Le PIB réel a bondi de 0,9 % en janvier, permettant à l’activité économique d’excéder le sommet qui a précédé la période de contraction du PIB réel.
La durée de la récession s’est donc limitée à 8 mois alors que celles des années 1980 et 1990 avaient mis respectivement 15 mois et 22 mois avant de se résorber. Le fait que le Québec ait amorcé une nouvelle phase d’expansion constitue une excellente nouvelle. La province a ainsi une longueur d’avance sur ses principaux partenaires commerciaux, notamment le Canada et les États-Unis.
Popularity: 1% [?]