10 janvier 2011

Pour une deuxième année consécutive, les marchés boursiers ont été favorables aux investisseurs, et pour une septième année de suite, le Canada a battu le marché boursier américain.

Les éléments qui ont marqué l’écono­mie et le monde de la finance en 2010 sont nombreux. Il y a notamment la reprise économique, qui s’annonce moins rapide que prévu, ainsi que les incertitudes face aux dettes de pays souverains qui continuent d’alimenter les crain­tes d’une nouvelle récession mon­diale. Malgré tout, les marchés boursiers ont affiché un bon rendement en 2010.

Les taux d’intérêt à court et à long terme sont demeurés à des niveaux historiquement bas, tant au Canada qu’aux États-Unis, où la Fed a tout fait pour les empêcher de monter dans le but de relancer un marché de l’emploi déprimé. Le dollar canadien a atteint la parité avec le billet vert. L’inflation est demeurée sous contrôle, alors que l’or a franchi le seuil des 1 400 $US l’once.

En 2011, les marchés connaîtront en principe des moments d’incertitude, mais devraient encore enregistrer des résultats positifs soutenus par une croissance des profits des entreprises. Ne soyons pas surpris d’assister à une augmentation des taux d’intérêt au Canada dès l’été 2011. Il faudra ainsi faire preuve de vigilance et bien observer nos obligations de durée moyenne, pour éviter que nos portefeuilles obligataires ne perdent trop de leur valeur si une hausse des taux d’intérêt se produit. De plus, l’inflation risquant de refaire surface, il sera important de bien protéger son portefeuille contre celle-ci.

Les pays qui ont des problèmes d’endettement im­portants pourraient voir leur devise affectée, et l’annonce de mauvaises nouvelles pourrait faire plonger leurs marchés boursiers. Finalement, la Chine, qui a instauré une politique monétaire plus restrictive, représente un nouvel élément de risque; en effet, si ce pays réduit sa vitesse de croisière, cela pourrait bien freiner la croissance mondiale.

Bref, 2011 pourrait bien être une autre année des plus intéressantes à suivre. Nous vous donnons donc rendez-vous dans nos prochaines chroniques.

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18 octobre 2010

Pour les dirigeants d’entreprises, un régime de retraite individuel (RRI) peut comporter de très grands avantages comparativement à un REER. Daniel Gagné, actuaire de la firme Mallette, nous en parle.

ENTREVUE. Quels sont les principaux avantages du RRI?

La différence entre un RRI et un REER est principalement la possibilité de cotiser davantage que dans un REER. De plus, l’argent vient de l’entreprise plutôt que de son dirigeant.

L’autre grand avantage est la possibilité d’y verser des cotisations pour les années antérieures à sa création, si certaines conditions sont respectées. Ces sommes viendront du REER du participant et d’une contribution supplémentaire de la compagnie, contribution déductible d’impôt.

Par exemple, un propriétaire de 50 ans d’une PME prospère, qui a toujours cotisé à son REER au maximum permis depuis 1991, peut mettre en place un RRI à son propre bénéfice et l’entreprise pourra effectuer une cotisation initiale atteignant 155 000 $; cette cotisation sera déductible d’impôt pour l’entreprise.

Qui est admissible et a avantage à mettre sur pied un RRI ?

Les propriétaires, les personnes rattachées à l’entreprise et les cadres supérieurs peuvent y souscrire. Pour en tirer un profit maximum, le chef (ou cadre supérieur) de l’entreprise doit avoir au moins 40 ans et doit s’être octroyé un salaire de plus de 50 000 $ par année.

Comment est calculée la cotisation nécessaire au financement du RRI?

La cotisation est déterminée par un actuaire, au moins une fois aux trois ans, pour constituer une rente valant 2 % du salaire indexé à la retraite par année de service. Le calcul se fait en fonction d’un rendement prévu de 7,5 % l’an. Cette cotisation spéciale sera considérée comme une dépense de l’entreprise, tout comme les cotisations annuelles régulières et les frais d’administration du régime. Si le rendement est inférieur à cette prévision de 7,5 % l’an, le manque à gagner peut être comblé par une cotisation spéciale de l’entreprise.

Imaginez un REER qui, lorsque le rendement n’est pas satisfaisant, permettrait au cotisant de compenser le rendement manquant tout en pouvant déduire cette cotisation. Vous venez de concevoir le RRI. De plus, si l’entrepreneur n’est pas satisfait des montants cumulés dans la caisse, il peut faire une dernière contribution déductible et y investir d’un seul coup plusieurs centaines de milliers de dollars.

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7 juin 2010

L’effet de levier peut s’avérer très lucratif, mais encore faut-il en comprendre les rouages.

L’effet de levier est une stratégie financière qui consiste à emprunter pour investir, dans la perspective de faire croître son investissement. Stratégie très répandue dans le secteur immobilier – c’est en fait ce que nous faisons quand nous contractons une hypothèque pour acheter une maison –, mais souvent mal comprise quand elle est utilisée pour un portefeuille de placement.

Puisque l’objectif de cette stratégie est d’obtenir un rendement plus élevé, il est primordial de bien comprendre comment et quand l’utiliser et d’être conscient des risques.

Nous rencontrons fréquemment des particuliers qui ont eu recours à cette stratégie pour augmenter le rendement de leurs investissements. Et la plupart d’entre eux ne comprennent pas les risques et les coûts réels rattachés à cette pratique.

Prenons l’exemple d’un individu qui emprunte 100 000 $ à un taux d’intérêt annuel de 5 % pour financer un investissement dans des fonds communs de placement d’actions mondiales. Et supposons que ce fonds impose des frais de gestion de 2,5 % annuellement.

Il faudra au minimum 7,5 % de rendement par année pour égaler les frais de gestion annuels et commencer à obtenir un profit. (Pour simplifier le calcul, nous ne tenons pas compte du fait que l’intérêt payé sur l’emprunt peut être déduit des revenus imposables et des gains en capitaux.) En résumé, si le placement rapporte 10 % pour une année, le profit net sera de 2,5 %, et si le rendement est négatif, à -10 %, vous devrez faire un rendement extraordinaire au terme de la deuxième année pour combler le fossé créé par le recul de votre placement, les intérêts et les frais de gestion.

Il est là, le danger de cette stratégie, c’est-à-dire dans la baisse soudaine des marchés boursiers, car lorsque les marchés chutent, l’impact sur vos investissements peut être catastrophique. La marge de manoeuvre qu’offre une telle pratique est mince et un recul du marché, particulièrement dans les premières années, ne fera qu’amplifier vos pertes.

Vous êtes en droit de vous poser la question suivante : «À qui profite cette pratique?» Ce type d’investissement s’adresse davantage aux personnes qui ont une grande tolérance au risque et qui jouissent d’une situation financière stable.

Il est compréhensible d’utiliser l’effet de levier dans l’immobilier parce que nous possédons généralement notre bien longtemps et que la jouissance associée à vivre sous un toit et à protéger sa famille est plus grande que celle de posséder un fonds commun de placement.

À moins que vous soyez un investisseur aguerri, l’effet de levier en Bourse est un mécanisme comportant des risques élevés. Vous devriez donc toujours être très prudent avant d’emprunter dans le but de gonfler vos revenus.

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15 avril 2009

La semaine dernière, le fabriquant d’aluminium Alcoa a rapporté des pertes importantes pour le premier trimestre, commençant ainsi la saison des résultats qui devrait donner le ton à la direction que prend actuellement l’économie américaine.

La lecture du marché actuel nous porte à croire qu’il y aura de la croissance dans la deuxième moitié de l’année. Il est fort probable que la contraction de -6,1% de l’économie américaine au quatrième trimestre ainsi que les chiffres du premier trimestre qui sortiront sous peu confirmeront qu’il s’agissait des pires mois de cette récession.

Il est difficile de voir un point tournant en sortant d’une récession et il est possible que la deuxième moitié de l’année soit encore pire que la première. Pour cela, il faudrait avoir un nouveau choc qui ébranlera le système et une nouvelle vague de perte de confiance de la part du consommateur.

En absence de nouveau choc, les investisseurs garderont les yeux rivés sur les résultats des compagnies et les prévisions de leurs dirigeants.

Or, pendant les six prochaines semaines, les compagnies annonceront à leurs actionnaires combien ils ont vendu et combien ils ont fait de profits ou de pertes. Ils leurs donneront également un aperçu sur le trimestre en cours ainsi que le suivant. Vers la fin du mois de mai, les investisseurs devraient savoir si le pire est dans le rétroviseur.

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