Inflation versus déflation
Les gouvernements des pays développés combattent surtout la déflation plutôt que l’inflation – ou s’en inquiètent davantage. Nous prévoyons donc que les politiques monétaires demeureront expansionniste (bas taux d’intérêt) pour une longue période. Les gouvernements veulent à tout prix éviter une spirale déflationniste comme celle qui a cours au Japon depuis plus de vingt ans maintenant.
La Chine
Quelque 430 millions de Chinois sont maintenant couverts par une assurance santé, alors qu’ils n’étaient que 40 millions il y a dix ans. Voilà une autre statistique flagrante qui illustre bien l’émergence de la classe moyenne en Chine. D’autant plus que la migration des Chinois vers les villes est loin d’être terminée, car il reste toujours 600 millions de personnes qui vivent à la campagne ; le potentiel est énorme. Notre portefeuille détient une position de 14 % dans les marchés émergents, notamment la Chine par le biais du fonds négocié en bourse PXH.
Le précipice budgétaire (fiscal cliff)
Aux États-Unis, plusieurs programmes de dépenses gouvernementales et d’allégements fiscaux arriveront à échéance le 31 décembre 2012. Or, s’ils ne sont pas prolongés, l’économie américaine pourrait retomber en récession, car ces programmes représentent environ 5 % du PIB américain. Cependant, la majorité des économistes interrogés dans le cadre d’une étude rapportée sur le site de CNN Money (que vous pouvez consulter au lien suivant : http://cnnmon.ie/PT2Hhv ) pensent que les risques liés au précipice budgétaire (fiscal cliff) sont élevés, mais peu probables. De notre côté, nous surveillons la situation de près, mais nous ne diminuons pas, pour l’instant, nos titres de croissance en raison de ce facteur.
La peur pousse souvent le marché boursier à la hausse
Voici un extrait intéressant du dernier rapport intitulé Strategy Outlook – Fourth Quarter 2012, publié par BCA Research, que nous voulons partager avec vous.
“In short, there is a long list of factors that could upset global equity markets and cause shakeouts from time to time. Nevertheless, it should also be kept in mind that a bull market is always built on fears. Without fear, share prices are more likely going down than up.”
Il est toujours important de se rappeler cette réalité au moment où les risques sont élevés – comme c’est le cas maintenant – et que la tentation de sortir des marchés est à son paroxysme.
Technologie
Selon une étude du cabinet de recherche IDC, les ventes mondiales de tablettes, d’ordinateurs et de téléphones multimédias vont presque doubler d’ici 2016 et atteindront plus de deux milliards d’unités. Cette année, IDC estime que les ventes totales devraient s’élever à près de 1,2 milliard d’unités, soit une augmentation de 27,4 % comparativement à 2011. Avec de telles statistiques, nous comptons maintenir une position importante dans les entreprises technologiques, compte tenu de la croissance intrinsèque que connaît ce secteur.
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À l’heure actuelle, plusieurs gouvernements exercent une forte influence sur la devise d’un autre pays, alors que d’autres, dans le contexte d’une reprise économique incertaine, manipulent leur propre devise pour rendre leur économie plus concurrentielle.
Pour les investisseurs, il est devenu impensable de deviner quelle devise prendra de la valeur ou en perdra au cours des prochains mois. Ceux qui voudraient s’aventurer sur ce terrain pourraient bien y laisser leur chemise.
Même avant que ne prévale ce climat d’incertitude économique mondial, spéculer sur une devise était un jeu dangereux pour le petit investisseur. Imaginez! Comment comprendre et contrôler tous les facteurs qui influent sur une devise? Pour mesurer l’ampleur de la tâche, il suffit de penser aux balances commerciales, aux politiques monétaires, aux manipulations de marché, aux imprévisibles événements sociaux, économiques et politiques susceptibles de modifier la valeur d’une devise par rapport à une autre.
Boursicoter en vendant ou en achetant des actions semble être un jeu d’enfant, en comparaison de l’activité qui consiste à spéculer sur une devise.
Maintenant, comment, à partir de son domicile, un investisseur pourrait-il gagner son pari et choisir la bonne devise pour investir? S’il réussissait, ce serait sûrement de la chance. On peut gagner à ce jeu une fois, deux fois peutêtre, mais il est très improbable qu’on l’emporte sur une longue période. Si jamais cela vous arrivait, j’aimerais bien vous embaucher!
En fait, nous recommandons plutôt aux investisseurs de se protéger contre les fluctuations des devises. Donc, si vous avez des placements à l’extérieur du Canada dans une monnaie autre que le dollar canadien, vous pourriez opter pour des produits financiers qui se couvrent contre les mouvements de devises. Il est très facile d’acheter ce type de produit : il suffit de penser à des fonds négociés en Bourse (FNB) ou à des fonds communs de placement. Les frais de gestion pour ce type de produit sont négligeables ou inexistants. Si vous optez uniquement pour le plein potentiel de croissance d’un fonds commun de placement ou de l’indice, les mouvements de devises ne nuiront pas au rendement du fonds lui-même. L’impact des changements de devises touchera seulement les résultats des entreprises qui sont vulnérables à ce type d’événement, mais au moins, vos rendements ne souffriront pas de deux manières.
Par exemple, si vous voulez investir dans les 500 plus grandes entreprises aux États-Unis, vous pourriez le faire par le biais du fonds négocié en Bourse SPY, qui ne sera pas couvert, ou du XSP, qui est à l’abri des mouvements de la devise américaine face au huard.
Cependant, si vous ne bénéficiez pas d’une couverture de change, pensez-y avant d’investir à l’étranger. D’ailleurs, la majorité des grandes entreprises se prémunissent elles-mêmes contre les risques de fluctuations des devises afin d’éviter que ces changements ne nuisent à leur bilan. Si cet exercice est bon pour elles, peut-être le sera-t- il aussi pour vous?
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro25octobre
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