19 février 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 19 février 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• La Réserve fédérale monte son taux d’escompte sans toucher véritablement à sa politique monétaire.
• La production industrielle, les mises en chantier et l’indicateur avancé ont tous augmenté en janvier aux États-Unis.
• États-Unis : l’inflation est moins forte que prévu.
• Canada : une autre hausse du taux annuel d’inflation totale.
• Canada : les ventes des manufacturiers, des grossistes et des détaillants progressent en décembre.
• L’optimisme revient sur les Bourses.
• Le marché obligataire est préoccupé par la Réserve fédérale.
• Encore des gains pour le billet vert en dépit d’une atténuation des craintes sur les marchés.

Source : Études économique Desjardins

Popularity: 2% [?]

11 décembre 2009

767836_currency_rates2Dans une récente chronique sur le marché obligataire, nous abordions le principe du risque des obligations à long terme. Nous affirmions que dans un contexte où les taux d’intérêt se situent à des bas historiques, il était préférable de favoriser les échéances à court et moyen terme.

Tout d’abord, il faut comprendre qu’il existe deux grandes stratégies pour le marché obligataire : passives et actives. Les stratégies passives consistent à acheter et conserver jusqu’à l’échéance. Dans cette approche, les stratégies d’échelonnement sont souvent utilisées chez les investisseurs. Par exemple, un investissement de 100 000 dollars est réparti également entre cinq obligations dont l’échéance va de un à cinq ans. Une telle stratégie a pour avantage de rendre disponible à l’investisseur un cinquième de l’investissement initial chaque année.

Par ailleurs, les stratégies actives consistent à tirer avantage des opportunités potentielles de marché qui pourraient se présenter. Le choix des échéances et des émetteurs dépend non seulement des besoins et des contraintes de l’investisseur, mais aussi des perspectives économiques.

Vu le lien étroit qui existe entre la toile de fond économique et les taux d’intérêt, il devient stratégique de gérer la durée des obligations en portefeuille pour en optimiser son rendement. La durée globale du portefeuille est étroitement liée aux attentes envers l’économie, l’inflation, la politique monétaire, la politique budgétaire et le compte courant.

Rappelons que plus la durée d’une obligation ou d’un portefeuille est longue, plus la sensibilité au mouvement de taux d’intérêt est importante. Concrètement, une hausse générale de un pourcent des taux d’intérêt aura une plus grande incidence monétaire sur une obligation dont la durée est longue que sur une obligation dont la durée est courte.

Par exemple, l’incidence d’une hausse généralisée des taux d’intérêt de 1%, sur un portefeuille dont la durée est de dix ans, est de -10% versus -2% pour celui dont la durée est de deux ans. Si l’on anticipe une montée des taux d’intérêt, il est opportun de privilégier une durée relativement plus courte

Impact des fluctuations des taux d’intérêt sur différents portefeuilles :

Durée du portefeuille obligataire    Hausse de
1% des taux d’intérêt
Baisse de
1% des taux d’intérêt
10 an Perte de 10% Gain de 10%
1 an Perte de 1% Gain de 1%

Il est certain qu’un investisseur qui possède une obligation gouvernementale de longue échéance pourrait garder cette obligation jusqu’à maturité et recevoir son capital et ses intérêts sans problème. On dira ainsi qu’il n’y a pas vraiment de risque. Le risque de perte se situe davantage sur le plan de la fluctuation à la baisse potentielle et la nécessité de se départir de cette obligation avant sa maturité.

Popularity: 1% [?]

 
Pages12