17 octobre 2011

La Semaine de la PME bat son plein jusqu’à samedi. Voici quelques observations sur les finances personnelles de l’entrepreneur.

Généralement, il est sensible à l’importan­ce de l’épar­gne et, même si sa société n’est pas inscrite en Bourse, il est plus familier avec le marché, la finance et l’économie que le citoyen moyen. Mais comment gère-t-il son actif personnel? Préfère-t-il prendre lui-même les décisions de placement? Veut-il être conseillé?

Le plus souvent, nous recommandons à l’entrepreneur de concentrer ses énergies sur la croissance de sa société. Il met ainsi ses habiletés et ses compétences à contribution pour accroître sa richesse et son patrimoine.

Pourquoi gaspiller son temps à suivre des titres, alors que ce n’est pas son métier? Pourquoi tenter de prévoir les orientations d’un marché, alors qu’il ne dispose pas nécessairement des outils, des connaissan­ces et de l’expertise pour le faire efficacement?

Il est donc judicieux pour lui de faire appel à un conseiller en placement, qui l’accompagnera, non seulement dans la stratégie de placement, mais aussi dans la planification financière et fiscale. À cet égard, le conseiller n’hésitera pas à s’entourer d’une équipe de professionnels pour répondre à tous les besoins de l’entrepreneur.

Bien que chaque situation soit particulière et mérite une analyse spécifique, le conseiller en place­ment aura tendance à adopter une appro­che prudente, voire défensive, dans la gestion des avoirs personnels de l’entrepreneur.

Ce dernier prend déjà assez de risques chaque jour dans la conduite de ses af­fai­res : un portefeuille stable ne peut pas lui faire de tort… Ce sera une bonne protection en cas de coup dur.

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17 janvier 2011

Nous sommes exposés aux messages publicitaires des institutions financières qui cherchent à nous convaincre de déposer nos épargnes chez elles cette année. Et nous le serons encore plus en février.

Si vous êtes de ceux qui cotisent toujours à leur REER à la dernière minute, sachez que pour vos déductions de 2010, la date limite a été fixée au mardi 1er mars 2011. Cette année, la cotisation maximale que vous pourrez effectuer correspond au plus petit de ces trois montants: 18 % de votre revenu de 2010, 22 000 $ ou, si vous avez un régime de pension chez votre employeur, le montant qui reste après déduction des cotisations effectuées à ce régime.

Le Mouvement Desjardins organise deux séances d’infor­mation : la première aura lieu sur Twitter mercredi, de 14 h à 16 h, et la seconde se tiendra sur Facebook le 16 fé­vrier, de 19 h à 21 h. Même si vous n’avez pas de compte sur Twitter, vous pourrez suivre les questions des épargnants et les répon­ses de l’équipe d’experts de VMD, qui sont spécia­lisés en fiscalité, en planification financière, en conseil en placement et en assurances.

Nous répondrons à vos questions en direct par le biais du compte du Mouvement Desjardins: @MvtDesjardins. Pour nous poser des questions, vous devez avoir un compte Twitter. Voilà une belle occasion d’obtenir des conseils sans avoir à vous déplacer!

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4 octobre 2010

Le rendement d’un bien ne se fait pas selon un simple calcul. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont l’inflation.

Souvent, il nous arrive d’entendre des histoires sur le rendement que certains individus et investisseurs ont obtenu dans le passé. Nous n’avons qu’à penser à nos parents qui disaient «J’ai acheté ma maison 40 000 $ dans les années 1970 et je l’ai revendue 100 000 $ dans les années 1990.» Dans ce cas, ont-ils vraiment fait un rendement de 150 % sur leur mise de fonds, ou plutôt un rendement annuel composé d’environ 5 %?

Le rendement réel est en fait le rendement annuel composé duquel nous devons soustraire l’inflation. Les données récentes de la Banque du Canada indiquent un taux d’inflation de 1,7 %. Donc, si vous avez un Certificat de placement garanti (CPG) offrant un rendement de 3 %, votre rendement réel est de 1,3 %.

Mais pourquoi devrait-on s’intéresser au rendement réel, alors que dans nos poches, notre CPG nous donne un rendement de 3% en intérêt? En fait, vous devez vous y intéresser puisque dans plusieurs années votre argent vaudra moins que ce qu’il vaut aujourd’hui à cause de l’inflation qui vient éroder votre pouvoir d’achat. Rappelez-vous : lorsque vous étiez plus jeune, il en coûtait 0,25 $ pour acheter un jus ou des croustilles. Eh bien, vous voyez maintenant l’impact de l’inflation sur votre budget et votre rendement futurs.

Il est donc primordial, lorsque vous faites une projection de capital ou une planification financière à long terme, d’inclure l’inflation dans vos calculs afin d’obtenir un portrait plus réaliste de votre situation financière et de votre pouvoir d’achat futurs.

Si vous estimez avoirbesoin d’un million dollars dans 20 ans pour vous permettre une retraite confortable et que la valeur de vos actifs est présentement de 200 000 $, vous devrez obtenir un rendement d’environ 8,38 % par an. Si vous anticipé que l’inflation se maintiendra à une moyenne de 2 % pour les mêmes 20 années, alors le rendement réel que vous devrez obtenir sera de 10,38 %.

Revenons donc à l’exemple de nos parents. Puisque, dans les années 1980, l’inflation pouvait atteindre plus de 14 %, le rendement réel que nos parents ont dégagé de la vente de leur maison n’est pas de 5 % annuellement composé. En fait, leur rendement réel a probablement été négatif, c’est-à-dire que l’inflation a érodé leur niveau de vie.

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