27 septembre 2010

L’expert en investissement sur les marchés boursiers Bernard Mooney a fait la manchette du journal Les Affaires il y a quelque temps en déclarant qu’investir dans certaines entreprises aux États-Unis représentait une occasion en or par les temps qui courent. 

Toutefois, qu’arriverait-il à vos placements si vous manquiez les 10 meilleures journées de la Bourse? Ou encore, les 10 pires?

On nous demande souvent quel est le meilleur moment pour investir. La réponse est simple : si vous avez au moins cinq ans devant vous, investir aujourd’hui ou demain ne fera pas grande différence. En fait, le moment idéal pour planter un arbre était il y a 30 ans, et le deuxième meilleur moment, c’est maintenant.

Et rappelez-vous qu’il pourrait vous en coûter cher si vous décidiez d’agir à votre guise et d’essayer de battre tous les grands gestionnaires de portefeuille de Wall Street et leurs super algorithmes calculés par de puissants ordinateurs.

Supposons qu’en 1993, vous avez investi 100 000 $US dans l’indice phare de la Bourse de New York, le S&P 500 (symbole : SPY), et que vous n’avez jamais vendu ces titres; votre portefeuille vaudrait aujourd’hui 324 330 $US.

 Supposons maintenant que depuis, grâce à votre génie ou à la chance, vous avez réussi à éviter les 10 pires journées de cette période en vendant vos actions et en les rachetant chaque fois dès le lendemain : votre portefeuille vaudrait 692 694 $US.

Par contre, si vous avez été moins chanceux et que vous avez raté les 10 meilleures journées de cette même période, votre portefeuille ne vaudra plus que 156 354 $US. Attention, toutefois : il est très probable que si vous avez manqué les 10 pires journées, vous avez aussi manqué les 10 meilleures. Dans ce cas, votre portefeuille aurait sensiblement la même valeur que si vous étiez demeuré passif et que vous aviez conservé vos titres pendant toute cette période.

Il est dangereux de boursicoter au jour le jour et de tenter de déjouer le marché, car les chances de gagner sont alors très faibles. Je vous recommande donc d’investir dans une stratégie passive en réduisant le plus possible vos frais de transaction et de gestion. Misez sur votre carrière, efforcez-vous d’obtenir un bonus annuel, lancez une entreprise, passez plus de temps en famille et investissez votre énergie dans des domaines où vous avez plus de contrôle.

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7 septembre 2010

Avec les années, nous avons observé que les investisseurs commettent souvent les mêmes erreurs

Voici les erreurs les plus communes, que vous pourrez dorénavant éviter

La base de la réussite en investissement repose sur le respect de son profil d’investisseur et de la juste répartition de ses actifs. Trop souvent, on remarque que les portefeuilles des investisseurs sont surpondérés en actions au détriment des obligations. Pour éviter une telle situation, il faut rééquilibrer son portefeuille de façon périodique. Ainsi, en 2008, quand les actions ont perdu 50 % de leur valeur, un investisseur attentif aurait dû réduire ses positions dans les obligations et racheter des actions pour rééquilibrer son portefeuille. De cette façon, il aurait probablement mieux bénéficié de la remontée rapide des marchés en 2009.

Il ne faut pas confondre «répartition» et «dispersion». Confier ses placements à différentes institutions financières peut s’avérer une très mauvaise stratégie à la longue, puisque personne n’aura jamais la vision globale de votre portefeuille, l’ensemble de vos placements ne sera jamais optimisé et adapté en fonction de votre profil d’investisseur et votre répartition globale d’actifs. Il est souvent préférable d’être un «gros» client à un endroit, plutôt qu’un «petit» client un peu partout. En regroupant tous vos placements à un seul endroit, votre portefeuille sera parfaitement organisé selon votre profil et, en plus, vous économiserez certainement sur vos frais de gestion.

Les investisseurs ont tendance à acheter quand les marchés sont à leur sommet et à vendre quand ils sont au plus bas. Ce  comportement est généralement attribué à l’émotion, et au bruit occasionné par les différents médias. Rappelez-vous que les médias ont comme mandat de vendre la nouvelle, alors mieux vaut avoir un regard détaché quand vous les consultez.

Inversement, tenter de jouer avec le marché en synchronisant vos ventes avec les hauts et vos achats avec les bas peut s’avérer dangereux. Vous réussirez peut-être une première fois, ou même une deuxième fois, mais ensuite votre ambition pourrait vous coûter cher. En additionnant tous les frais de gestion pour chacune des transactions, l’impôt à payer et les coûts pour avoir manqué quelques bonnes occasions, vous réaliserez que votre rendement pourrait en souffrir énormément. On rappelle souvent à nos clients qu’investir doit être ennuyant! Plus ce sera «ennuyant», moins vous serez engagé émotivement dans vos décisions. En général, pour les investisseurs particuliers, une stratégie passive est plus payante qu’une stratégie active.

Enfin, l’erreur que nous observons ces temps-ci avec la faiblesse des taux d’intérêt est qu’un grand nombre d’épargnants placent une majorité de leurs avoirs dans des obligations gouvernementales à long terme par souci de sécurité, même si elles offrent des taux très bas. En considérant l’inflation à long terme, votre pécule pourrait valoir beaucoup moins que ce que vous auriez souhaité.

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4 décembre 2009

Les épargnants conservateurs vivent un véritable dilemme en ce moment. Les placements à court terme ne rapportent à peu près rien. Malheureusement, ils ne devraient pas s’attendre à un allégement de sitôt, étant donné l’engagement de la Banque du Canada et de la Fed à maintenir des taux exceptionnellement bas pendant une période prolongée.

Contrairement à l’année dernière, alors que les craintes de l’effondrement du système financier poussaient à la hausse les taux d’intérêt d’un large éventail de placements obligataires, il devient très difficile par les temps qui courent de trouver des opportunités attrayantes pour les marchés à revenu fixe.

Les obligations de sociétés, qui représentaient des aubaines en début d’année, ont remonté à un tel point que dans de nombreux cas, les rendements sont tombés à leur plus bas niveau depuis les 15 dernières années. La stabilisation du marché du crédit et la perception d’une reprise économique soutenable ont eu pour effet de diminuer à des niveaux très peu attrayants les rendements des dettes plus risqués.

Aux États-Unis, malgré les milliards de dollars de déficit, le rendement des obligations du Trésor 10 ans reste déprimé à environ 3,5 %. Ce phénomène s’explique en partie par la demande insoutenable de la monétisation de la Réserve Fédérale ainsi que par les banques américaines qui empruntent auprès de la Fed à 0 % d’intérêt pour ensuite obtenir un écart de rendement sur les obligations du trésor.

De plus, les Chinois et autres banques centrales étrangères, en dépit de leur mécontentement concernant les politiques monétaires et budgétaires des États-Unis, continuent de réinvestir leurs excédents commerciaux dans des obligations du gouvernement américain. Nonobstant les très mauvaises perspectives à long terme pour les obligations gouvernementales, les États-Unis pour le moment n’ont aucun mal à vendre leurs dettes.

Malgré la diminution importante des rendements des obligations, les investisseurs obligataires ont peut-être avantage à prendre leur mal en patience et à favoriser les placements de qualité à court et moyen terme. On ne peut jamais être certain du moment, mais un ajustement à la hausse important des rendements du marché obligataire se trouve quelque part à l’horizon.

L’intervention de la Réserve fédérale et sa politique de taux directeur à 0 % fourni un « abri » pour le marché obligataire, et cette protection devrait se poursuivre jusqu’en 2010. Par contre, les investisseurs doivent être conscients du fait que le prix des obligations ne reflète peut-être pas la situation réelle des conditions de marché.

Source : Bloomberg

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17 novembre 2009

De nombreux investisseurs utilisent des stratégies d’investissement en fonction des rendements qu’ils désirent obtenir.

En réalité, c’est l’approche inverse qu’ils devraient favoriser. C’est-à-dire, se concentrer sur la gestion du risque et accepter les rendements qui vont avec leur tolérance aux risques.

Dans un monde idéal, nous aimerions tous obtenir un rendement élevé, sans aucun risque. En réalité, nous savons que pour obtenir un rendement élevé, nous devons investir dans les placements qui impliquent une possibilité de perdre de l’argent sur une période donnée.

Une fois que l’investisseur a identifié sa tolérance aux risques, il est en mesure de choisir une allocation d’actifs (liquidités, obligations et actions) à l’intérieur d’un portefeuille qui lui permettra de maximiser son rendement en fonction de son niveau de confort des fluctuations.

Il est évident que cette approche n’est pas une théorie hypothétique pour les investisseurs de cette dernière décennie. Les années 2000 nous ont apporté deux marchés baissiers importants à l’intérieur de sept ans. Avez-vous été capable de tenir le coup – ou avez-vous paniqué et ensuite liquidé vos positions? C’est le véritable test de la tolérance aux risques de l’investisseur: la capacité de s’accrocher à ses actions alors qu’elles perdent de la valeur dans l’espoir (basé sur l’histoire) qu’elles vaudront plus un jour.

Alors posez-vous la question suivante : que feriez-vous si votre portefeuille baissait de 10 %, 20 % ou 40 % par rapport à son niveau actuel? Est-ce que cela changerait votre mode de vie? Si vous êtes à la retraite, pourriez-vous compter sur d’autres sources de revenus, ou devrez-vous retourner sur le marché du travail (et comment vous sentiriez vous à ce moment)? Les réponses à ces questions vous mèneront à bien identifier votre tolérance aux risques. Bref, plus votre tolérance à des baisses de marchés est faible, plus votre portefeuille doit être en obligations.

Une règle du pouce souvent utilisé par les Conseillers en placement est représentée par le tableau suivant :

 Je peux tolérer perdre ______% de mon portefeuille afin d’obtenir un rendement potentiellement plus élevé  % recommandé en action dans mon portefeuille
 35 %  80 %
 30 %  70 %
 25 %  60 %
 20 %  50 %
 15 % 40 %
 10 %  30 %
 5 %  20 %
 0 %  10 %

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