Nous en avions traité dans une chronique précédente, mais j’y reviens, tant la question est cruciale.
Elle a dominé toute l’actualité financière de la décennie, depuis l’éclatement de la bulle technologique jusqu’à la présente crise de la dette des États, en passant par la récession de 2008.
Je parle évidemment de la volatilité. Elle se révèle si forte, si importante qu’elle vient modifier en profondeur nos habitudes de placement, chambouler nos attentes et, parfois, invalider nos projections.
Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître sur le marché des produits dont l’objectif est justement de la contrecarrer ou, à tout le moins, d’en atténuer les impacts.
Par exemple, de nouveaux fonds de placement concentrent leurs investissements dans des actions mondiales ayant enregistré la plus faible variabilité à long terme. Ils s’adressent à l’investisseur désireux de ne pas s’exposer uniquement au marché canadien et de se prémunir contre les éventuels contrecoups de la situation qui prévaut en Europe.
Bref, c’est un instrument de diversification et de stabilité. Il faut cependant comprendre que la réduction du risque ne se fait pas obligatoirement au détriment du rendement. Au contraire, l’objectif est de concilier les deux.
Disons que deux stratégies bien différentes pourraient vous valoir une progression de 30 % de votre portefeuille.
L’une privilégie cinq titres mirobolants, mais qui fluctuent beaucoup. L’autre mise sur 400 sociétés dont les titres ont montré une constance surprenante dans le temps. À résultat égal, quelle approche choisissez-vous? Le confort ou le danger?
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La Semaine de la PME bat son plein jusqu’à samedi. Voici quelques observations sur les finances personnelles de l’entrepreneur.
Généralement, il est sensible à l’importance de l’épargne et, même si sa société n’est pas inscrite en Bourse, il est plus familier avec le marché, la finance et l’économie que le citoyen moyen. Mais comment gère-t-il son actif personnel? Préfère-t-il prendre lui-même les décisions de placement? Veut-il être conseillé?
Le plus souvent, nous recommandons à l’entrepreneur de concentrer ses énergies sur la croissance de sa société. Il met ainsi ses habiletés et ses compétences à contribution pour accroître sa richesse et son patrimoine.
Pourquoi gaspiller son temps à suivre des titres, alors que ce n’est pas son métier? Pourquoi tenter de prévoir les orientations d’un marché, alors qu’il ne dispose pas nécessairement des outils, des connaissances et de l’expertise pour le faire efficacement?
Il est donc judicieux pour lui de faire appel à un conseiller en placement, qui l’accompagnera, non seulement dans la stratégie de placement, mais aussi dans la planification financière et fiscale. À cet égard, le conseiller n’hésitera pas à s’entourer d’une équipe de professionnels pour répondre à tous les besoins de l’entrepreneur.
Bien que chaque situation soit particulière et mérite une analyse spécifique, le conseiller en placement aura tendance à adopter une approche prudente, voire défensive, dans la gestion des avoirs personnels de l’entrepreneur.
Ce dernier prend déjà assez de risques chaque jour dans la conduite de ses affaires : un portefeuille stable ne peut pas lui faire de tort… Ce sera une bonne protection en cas de coup dur.
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Le quotidien Le Monde titrait récemment que les fonds négociés en Bourse (FNB) pourraient constituer une nouvelle bulle financière et se révéler dangereux pour les investisseurs.
La plupart des FNB tiennent leurs promesses : à faible coût (frais de gestion peu élevés), ils offrent un accès aux marchés étrangers et facilitent la diversification de portefeuille.
Mais, étant donné l’engouement qu’ils ont suscité ces 10 dernières années, il ne faut pas s’étonner que des fabricants aient fini par complexifier le produit original.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que les FNB ne sont pas tous constitués de la même façon et ne présentent pas un degré de risque égal. Mais c’est vrai aussi des autres titres financiers (actions et obligations). C’est pourquoi, dans chaque cas, il est important et nécessaire de définir ses objectifs de placement et son degré de tolérance au risque.
Certains FNB s’adressent davantage aux spéculateurs qu’aux investisseurs ordinaires. Ils exploitent l’effet de levier financier, utilisent des produits dérivés et sont adossés à des actifs risqués ou douteux.
Ils font l’objet d’une surveillance étroite de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), qui impose toute une série de mesures aux firmes de courtage, dont l’interdiction formelle de solliciter leurs clients pour leur vendre ce type de produits.
Ce sont effectivement des placements à éviter. D’ailleurs, nous avons souvent écrit à ce sujet dans cette chronique. Mais, attention : il ne faut pas mettre tous les FNB dans le même panier.
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Investir dans un REER exige la même réflexion que tout autre placement, pour bénéficier d’un rendement satisfaisant, on doit y consacrer tout le temps et tout le sérieux nécessaires.
Les sommes versées dans un REER sont généralement placées à long terme et avec l’objectif de se bâtir une retraite intéressante. Cette année, la date limite pour contribuer à son REER a été fixée au 1er mars. Pour vous aider à faire des choix éclairés, voici mes 10 meilleurs conseils en matière de placement dans un REER. Ainsi, il vaut mieux :
1. Bien connaître son profil d’investisseur, sa tolérance au risque et son horizon d’investissement, rester fidèle à son plan d’action et éviter de prendre des décisions sous le coup de l’émotion ou de l’impulsivité.
2. Rééquilibrer son portefeuille au moins une fois l’an et en faire une révision complète chaque année.
3. Se méfier des produits à la mode ou des conseils de personnes qui ne sont pas des professionnels du placement, car ils pourraient ne pas correspondre à ses besoins.
4. Résister à la tentation de «jouer le marché», à la hausse comme à la baisse, car le risque est trop élevé. Il est préférable de s’en tenir aux conseils 2 et 3 ci-dessus.
5. Éviter les produits financiers qui comportent des frais de gestion élevés : en effet, une réduction de ceux-ci de 1 % peut faire la différence entre une excellente retraite et une bonne retraite.
6. Tenir compte du fait que les indices boursiers constituent une excellente solution de rechange aux fonds communs de placement pour diversifier son portefeuille et réduire ses frais de gestion.
7. Se rappeler qu’investir dans les fonds de sociétés à capital de risque comme le Fonds de solidarité FTQ ou le Fondaction de la CSN pourrait être avantageux.
8. Prendre l’habitude de cotiser régulièrement à son REER (par exemple, chaque mois), au lieu d’attendre chaque année à la dernière minute, et souscrire au REER collectif de son employeur, surtout si celui-ci bonifie vos cotisations et prélève vos contributions directement à la source.
9. Diversifier son portefeuille en tenant compte aussi bien des secteurs industriels que de la situation géographique des titres choisis. Une bonne répartition d’actifs ne devrait pas accorder un poids trop important à une industrie en particulier et devrait comprendre des régions du monde comme le Canada, les États-Unis et les marchés émergents.
10. Enfin, se demander si le REER est préférable au CELI, compte tenu de sa situation financière personnelle.
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