4 juin 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 4 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• États-Unis : le recensement cache une performance décevante de l’emploi privé.

• États-Unis : les indices ISM prennent une pause.

• La Banque du Canada a commencé son resserrement monétaire.

• Canada : le PIB réel a progressé vigoureusement l’hiver dernier.

• Canada : les conditions du marché du travail s’améliorent nettement.

• Les Bourses évoluent en dents de scie

• Un nouveau creux cyclique pour l’euro à 1,20 $ US.

Source : Études économique Desjardins

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4 juin 2010

Après la forte croissance de l’emploi observée en avril, il n’aurait pas été étonnant de constater une contreperformance du marché du travail en mai. Il en a été cependant tout autrement alors que l’emploi a continué de croître à un rythme relativement rapide (près de 75 % des emplois perdus durant la récession ont maintenant été récupérés).

Outre le rebond du nombre d’emplois, plusieurs autres signes témoignent d’une embellie des conditions au sein du marché du travail. Le travail à temps plein a fait d’importants gains par rapport au travail à temps partiel. Le travail indépendant a diminué au cours des derniers mois, tandis que d’importantes hausses ont été observées au sein de l’emploi dans les entreprises et les administrations publiques. Ces deux tendances témoignent d’une moins grande précarité du travail. Enfin, le taux de participation au marché du travail a commencé à remonter, un signe que de plus en plus de travailleurs redeviennent actifs alors qu’ils sont encouragés par le rétablissement de l’emploi répertorié depuis quelques mois.

Enfin, il n’est pas surprenant de constater que l’Ontario et l’Alberta ont bénéficié de la plus forte création d’emplois en mai. Ces deux provinces affichent un certain retard par rapport à la moyenne nationale concernant le nombre d’emplois récupérés depuis la fin de la récession. Un rattrapage semble donc nécessaire dans ces régions.

Implications : L’amélioration des conditions au sein du marché du travail est indéniable et semble généralisée. Cela confirme une fois de plus à quel point la reprise économique est bien ancrée au pays. Combiné aux autres résultats exceptionnels obtenus au cours des dernières semaines (dont la forte croissance du PIB réel), cela donne amplement de munitions à la Banque du Canada (BdC) pour justifier d’autres hausses de ses taux d’intérêt directeurs. À moins d’une intensification significative des incertitudes planant sur l’économie mondiale et les marchés financiers, tout indique que la BdC décrétera une augmentation de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour à chacune de ses rencontres d’ici la fin de l’année.

Source : Études économiques Desjardins

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1 juin 2010

Dans une décision largement attendue de la majorité des prévisionnistes et des marchés financiers, la Banque du Canada a mis fin ce matin à un peu plus d’un an de stabilité de ses taux d’intérêt directeurs avec une première hausse de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour. Ce repositionnement était rendu nécessaire, considérant la vitalité de la reprise économique au pays. Le PIB réel a progressé de façon soutenue depuis la fin de l’été 2009 grâce à une demande intérieure vigoureuse.

Cette croissance a d’ailleurs contribué à réduire significativement l’offre excédentaire au sein de l’économie canadienne. Ainsi, l’écart entre la production et son plein potentiel est vraisemblablement passé d’un creux de -4,0 % au troisième trimestre de 2009 à environ -1,5 % au premier trimestre de 2010. Dans ces conditions, une politique monétaire axée sur un taux cible des fonds à un jour de 0,25 % était devenue inappropriée pour le maintien de l’inflation dans la fourchette cible sur un horizon de 12 à 24 mois.

Cela dit, plusieurs incertitudes sont encore présentes sur la scène économique et financière mondiale. En outre, l’évolution de l’économie canadienne pourrait éventuellement être davantage affectée par les soubresauts des prix des matières premières et un certain durcissement des conditions de crédit. Les autorités monétaires demeurent donc prudentes en mentionnant que les prochaines hausses des taux d’intérêt directeurs seront « évaluées avec soin ».

Implications : Le mouvement est lancé et d’autres augmentations seront sans doute décrétées au cours des prochains mois pour enlever la détente monétaire au pays. D’autres hausses de 0,25 % sont donc à prévoir à chacune des rencontres de la Banque du Canada d’ici la fin de l’année. À la lumière du communiqué d’aujourd’hui, nous ne pouvons toutefois pas exclure la possibilité d’une pause en cours de route advenant une intensification des incertitudes.

(Source :  Études économiques Desjardins)

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14 mai 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 14 mai 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• La croissance du PIB réel en zone euro a été un peu plus forte que prévu.

• Le solde commercial se détériore en Amérique du Nord.

• Canada : les mises en chantier augmentent légèrement.

• Les ventes des manufacturiers canadiens poursuivent leur ascension.

• Les Bourses effacent en partie leurs pertes de la semaine précédente.

• La demande demeure forte pour les obligations fédérales.

• L’euro passe sous 1,24 $ US.

Source :Études économique Desjardins

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