Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 8 janvier 2009 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• Ressac de l’emploi américain après une légère croissance en novembre. Il s’est perdu 4 164 000 emplois aux États-Unis en 2009.
• Les dépenses de construction et les ventes de maisons existantes en suspens sont en baisse aux États-Unis.
• États-Unis : les indices ISM ont augmenté en décembre.
• Canada : l’emploi recule légèrement en décembre.
• Les Bourses poursuivent sur leur lancée en début de 2010.
• Le marché obligataire commence aussi l’année du bon pied.
• Le dollar canadien profite de la hausse du pétrole.
Au moment où le prix du baril de pétrole oscille autour des 70 $US, certains économistes affirment qu’une hausse au-delà de 75 $US pourrait freiner considérablement la reprise économique. Puisque la hausse agit comme une taxe supplémentaire pour le consommateur, ce dernier pourrait être enclin à diminuer sa consommation et ainsi nuire à la reprise.
Ces économistes ont peut-être raison, mais chose certaine, un prix au delà de 50 $US enlève beaucoup de pression politique dans plusieurs régions du monde.
Prenons l’exemple des pays du Moyen-Orient qui ont basé leur prévision budgétaire sur un prix au delà des 50 $US le baril. Lorsque le prix du baril est descendu sous ces niveaux, plusieurs pays, incluant l’Iran, ont dû couper dans leur production. Cette baisse met une pression importante sur les activités économiques et politiques de ces pays exportateurs. Et, la façon la plus rapide pour dérailler une reprise économique serait justement d’avoir une instabilité sociale et économique en Iran.
Le Mexique représente une autre région à risque si le prix descend trop bas. Le gouvernement mexicain mène une guerre très coûteuse contre les cartels de la drogue depuis plusieurs années. Près du tiers des revenus qui financent ce gouvernement provient justement de la vente du pétrole…
Par ailleurs, un prix du pétrole élevé favorise davantage l’investissement dans la recherche et le développement des énergies alternatives. Ce phénomène peut créer un certain effet stimulant pour une économie.
Bref, on constate qu’il n’est pas facile d’identifier un prix idéal et de trouver un équilibre entre la stabilité et la reprise. Selon le contexte économique actuel, il est probable qu’un prix variant à l’intérieur d’une fourchette de 50 $US à 75 $US serait acceptable tant pour les consommateurs que pour les producteurs.
En 2005, une once d’or achetait seulement six barils de pétrole. Mais depuis, le prix de l’or a doublé, et avec la baisse de 74 % du prix pétrole par rapport à la modeste baisse de 18 % du prix l’or depuis son sommet, c’est l’or qui est devenu soudainement dispendieux. Une once d’or achète maintenant 22 barils de pétrole et à la fin décembre, le ratio était de l’ordre de 27 barils/once d’or.
Depuis décembre 1998, alors que le prix du pétrole atteignait son plus bas niveau des 35 dernières années à 11 $US, nous remarquons que lorsque le ratio or/pétrole augmente au dessus de 20 barils/once, le prix du pétrole augmente pendant une longue séquence soutenue.
Selon cette théorie, et à moins d’avoir un écrasement dans le prix de l’or (ce qui serait étonnant étant donné les taux d’intérêt US à 0%), un baril de pétrole près des 40 $US pourrait être un prix plancher relativement solide.