23 août 2010

Plusieurs investisseurs se tournent vers le marché du pétrole, de l’or ou du café. Acheter et vendre des commodités demande toutefois une formation solide et de l’expérience.

Étant donné la faiblesse des taux d’intérêt et l’incertitude économique qui persiste, plusieurs investisseurs se tournent vers le marché des marchandises (communément appelées commodités dans le jargon financier), telles que le pétrole, l’or ou le café.

Ces matières premières se négocient habituellement sous forme de contrats à terme et nécessitent des connaissances approfondies. Lorsquon achète un contrat à terme, on achète la promesse de livrer la marchandise à un prix déterminé et à une date donnée. Bien sûr, la majorité des investisseurs vendent leur contrat avant livraison, car ils ne sauraient que faire d’une cargaison de barils de pétrole!

Une solution de rechange intéressante est accessible grâce aux nombreux fonds négociés en Bourse (FNB) composés de contrats à terme liés à une commodité quelconque. À première vue, ce véhicule de placement (FNB) peut sembler évident et facile à comprendre. Par exemple, on pourrait présumer que si le prix du pétrole augmente, le FNB composé de contrats à terme liés au pétrole devrait augmenter aussi. Or, les faits démontrent que ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, les investisseurs peuvent se faire piéger dans une trappe appelée l’effet contango.

 Ce phénomène se produit lorsque le gestionnaire achète des contrats à terme pour des mois successifs dont les prix sont progressivement supérieurs à ceux pour les mois de livraison plus proches, cela en partie à cause du coût implicite d’entreposage et d’autres frais liés à la marchandise.

Si vous cherchez une stratégie passive à long terme pour acheter des commodités, les FNB deviennent donc de très mauvais placements. Pour pouvoir bénéficier de tous leurs avantages, il faudrait les négocier sur une base journalière, ce qui devient très dangereux pour les petits investisseurs puisqu’ils risquent de se faire avaler tout rond par les investisseurs professionnels qui jouent sur cette inefficience des marchés. 

Acheter et vendre des commodités demande une formation solide et de l’expérience. Les FNB ont donné à tout le monde la possibilité de négocier des commodités. Toutefois, l’inexpérience et le manque de connaissances pourraient vous ruiner si vous tentez de reproduire le prix au comptant d’une commodité par l’achat et la vente d’indices boursiers. Un investisseur averti en vaut deux.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro23août

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9 août 2010

Les prix des matières premières ont connu d’importantes fluctuations au cours des derniers mois. La poussée des tensions financières à la fin du printemps, alors que les marchés craignaient une nouvelle crise financière découlant de défauts en série des pays de la zone euro, a entraîné une chute spectaculaire des cours du pétrole et des métaux utilisés par le secteur industriel. La situation s’est toutefois calmée en Europe au cours des dernières semaines alors que la Grèce semble en mesure de remplir ses engagements – et elle continuera ainsi à recevoir un important soutien financier – et que les autres pays de la zone euro, particulièrement l’Espagne, réussissent toujours à émettre leurs dettes sur les marchés. La publication des résultats des tests de résistance a aussi confirmé la solidité des grandes banques européennes.

Les tensions financières ont ainsi fortement reculé au cours des dernières semaines et les prix des matières premières, à l’image des indices boursiers, ont enregistré un important rebond en juillet. Le recul du dollar américain et certains facteurs spécifiques, surtout les températures chaudes qui affectent durement les récoltes de blé et gonflent la demande de gaz naturel, ont aussi soutenu les prix des matières premières.

Les fluctuations des derniers mois montrent à quel point les prix des ressources sont influencés par les conditions financières et le sentiment des investisseurs, particulièrement en temps de crise. Si les turbulences financières sont moins présentes au cours des prochains mois, les déterminants fondamentaux devraient recommencer à avoir une influence plus importante. À ce sujet, les dernières statistiques tendent à confirmer que la croissance économique sera plus modérée au cours des prochains trimestres, ce qui devrait limiter l’appréciation des prix des matières premières.

Source: Études économiques Desjardins

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18 juin 2010

Malgré le ralentissement prévu de la croissance en seconde partie d’année, le Canada montrera une performance enviable en 2010 avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Toutes les provinces bénéficieront d’un meilleur environnement, tout particulièrement la Colombie-Britannique et l’Ontario. La première affichera une croissance de 4,0 %, alors que la seconde augmentera son PIB réel de 3,9 %. Le Québec aura une croissance de 3,0 % en 2010. La province a déjà récupéré les pertes de production et d’emplois subies lors de la récession et elle est maintenant dans une phase d’expansion. Pour l’an prochain, la croissance du PIB réel glissera donc à 3,0 % pour le Canada, à 2,8 % pour l’Ontario et, finalement, à 2,5 % pour le Québec.

Le vieux continent devra jongler avec les impacts négatifs des plans d’austérité, mais la faiblesse de l’euro aura aussi un effet stimulant sur les exportations de certains pays. La croissance de la zone euro a quand même été abaissée à 0,9 % en 2010 et à 1,4 % en 2011. Celle du Royaume-Uni demeure à 1,3 % pour 2010 et à 2,3 % pour 2011. La croissance mondiale a toutefois été légèrement relevée à 4,0 % pour 2010 et à 3,9 % en 2011, principalement en raison d’une amélioration au sein des pays émergents.

Il y a de moins en moins de doutes quant à la solidité de la reprise aux États-Unis, mais les espoirs de la voir se poursuivre au même rythme sont minces. On s’attend à une performance globale de 3,0 % en 2010, mais la croissance économique retraitera à 2,8 % l’an prochain. Les prix du pétrole remonteront graduellement vers 88 $ US le baril d’ici la fin de 2010 et ils toucheront 100 $ US avant la fin de 2011. La tendance sera similaire pour la plupart des métaux industriels. Le S&P/TSX devrait terminer l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011. La remontée des prix des matières premières, notamment le pétrole, et des écarts de taux d’intérêt grandissants entre les États-Unis et le Canada favoriseront le huard.

Source: Études économiques Desjardins

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8 janvier 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 8 janvier 2009 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• Ressac de l’emploi américain après une légère croissance en novembre. Il s’est perdu 4 164 000 emplois aux États-Unis en 2009.
• Les dépenses de construction et les ventes de maisons existantes en suspens sont en baisse aux États-Unis.
• États-Unis : les indices ISM ont augmenté en décembre.
• Canada : l’emploi recule légèrement en décembre.
• Les Bourses poursuivent sur leur lancée en début de 2010.
• Le marché obligataire commence aussi l’année du bon pied.
• Le dollar canadien profite de la hausse du pétrole.

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