21 novembre 2011

Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État?

L’Italie vit une crise classique de liquidité. Elle ne peut emprunter à un taux équitable à cause des spéculateurs qui s’empressent de vendre ses obligations dans la crainte d’un défaut imminent de paiement.

Normalement, le taux des obligations italiennes portant échéance de 10 ans devait être de 4 % ; or, la spéculation le fait grimper à près de 7 %.

Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État? En théorie, deux facteurs suffisent à l’établir : le coût du service de la dette et le besoin de refinancement à l’étranger, les deux exprimés en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

Lorsqu’on utilise cette grille d’évaluation, on cons­tate que la Grèce est insolvable, mais pas l’Italie. En fait, à la lumière des données fondamentales, l’écart de rendement entre les obligations italiennes et allemandes (qui servent de référence) devrait avoisiner 2 %, au lieu d’atteindre 5 % comme c’est le cas actuellement.

On le voit : des spéculateurs peuvent pousser un pays à la faillite, sans que la réalité de sa dette le justifie.

Selon moi, le gouvernement italien et l’Union européenne vont annoncer sous peu des mesures visant à rassurer les marchés et à ramener les taux d’intérêt à l’intérieur d’une fourchette raisonnable. Sans quoi, la crise de liquidité pourrait en devenir une de solvabilité…

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29 mars 2010

Comme les taux d’intérêt observés actuellement sur les prêts hypothécaires sont faibles, la question qui revient toujours est : lequel des taux est le plus avantageux, le fixe ou le variable? Notre décision aura un impact important sur nos paiements, notre budget et la vitesse à laquelle nous rembourserons notre prêt.

À première vue, un taux variable peut sembler plus avantageux qu’un taux fixe pour un terme de trois ou cinq ans. Toutefois, cette option est la plus risquée.

Même si un taux variable peut généralement être converti en taux fixe, si nous ne suivons pas l’évolution des taux hypothécaires, une hausse rapide des taux peut avoir des conséquences fâcheuses sur notre capacité à rembourser notre hypothèque et sur la qualité de notre sommeil!

En optant pour un taux fixe, nous achetons la tranquillité d’esprit. Par exemple, nous nous assurons que pendant cinq ans notre taux hypothécaire demeurera le même et que nos mensualités ne changeront pas. Cependant, une hypothèque à taux variable permet également des mensualités fixes, même si les taux varient. Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce sont les portions intérêt et capital du prêt hypothécaire qui augmentent ou diminuent quand les taux fluctuent.

Si vous suivez de près les tendances des taux et que vous avez une marge de manoeuvre budgétaire pour supporter une éventuelle hausse de taux, vous pouvez décider d’opter pour une hypothèque à taux variable.

En résumé, le choix d’un taux hypothécaire ne doit pas uniquement dépendre du taux le plus bas. Même si historiquement, et la plupart du temps, il est plus rentable de choisir un taux variable, actuellement, la conjoncture et la faiblesse des taux hypothécaires sur les termes de cinq ans rendent les taux fixes fort attrayants.

Est-ce que le risque de la variabilité en vaut la peine? Il faut pousser notre réflexion plus loin et définir le risque que nous sommes prêt à prendre.

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