6 novembre 2009

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 23 octobre dans les marchés financiers et dans l’économie :

• Le taux de chômage américain passe à 10,2 %.
• La Réserve fédérale garde le cap.
• États-Unis : l’indice ISM manufacturier rebondit alors que l’ISM non manufacturier recule légèrement.
• Canada : retour des pertes d’emplois en octobre.
• Après un début de semaine incertain, les Bourses se relèvent finalement.
• Le ton plus prudent employé par la Réserve fédérale pèse négativement sur les taux obligataires de court terme.
• L’or fracasse de nouveaux records et frôle la barre des 1 100 $ US l’once.

10 avril 2009

Même si le prix de l’or s’est replié quelque peu ces dernières semaines après avoir atteint les 1000 $US l’once au mois de février dernier, plusieurs se posent des questions sur les raisons pouvant justifier son attrait.

Il ne fait aucun doute que l’or attire beaucoup de spéculateurs. Depuis deux ans, le fonds négocié en bourse de l’or SPDR Gold Trust a grimpé d’environ 30 %. Qu’est-ce qui explique cette poussée du prix de l’or ces dernières années? Mise à part la spéculation, il est difficile de trouver des arguments rationnels pouvant inciter un investisseur à acheter à ces prix.

Un facteur pouvant expliquer les variations du prix de l’or est la devise. La hausse du dollar américain pendant la crise économique actuelle explique partiellement pourquoi le prix de l’or n’a pas franchi le sommet historique atteint il y a un an. Toutes choses étant égales par ailleurs, la hausse du dollar américain fait baisser le prix de l’or pour l’investisseur voulant acheter en dollars US. Donc, malgré la hausse du dollar américain et la crise économique, le prix de l’or en dollar US s’est maintenu près de son sommet historique. La spéculation demeure exubérante…

Si on élimine le facteur du dollar US, le prix de l’or a réellement augmenté en valeur. En fait, le prix de l’or en euro, en livre sterling et en dollar canadien a atteint de nouveaux records en 2009.

L’offre est également un facteur influençant son prix. Plusieurs investisseurs détenant des réserves d’or ont connu des pertes dans d’autres catégories d’actif durant la dernière année. Ceci aurait pu les inciter à vendre de l’or pour combler des pertes. En période de récession, plusieurs personnes peuvent avoir un motif pour vendre leurs bijoux, ce qui devrait en principe augmenter l’offre et exercer une pression à la baisse sur le prix.

Contrairement au pétrole, l’or ne peut être consommé. Et, même lorsque l’or est transformé en bijou, il est récupérable de façon intégrale et peut ainsi garder sa valeur. En d’autres mots, l’offre totale de l’or augmente seulement avec l’exploitation minière.

De façon générale, les spéculations sont motivées par le désir de faire un profit. Mais dans le cas présent, il semble que l’intérêt récent pour l’or est davantage motivé par le désir de maintenir la valeur de son actif. Le gouvernement américain dépense des sommes monumentales pour se sortir du marasme financier. Plusieurs investisseurs estiment que ce ne sont pas des solutions adéquates pour l’économie à long terme et encore moins pour le dollar américain. En ce sens, le prix de l’or est en quelque sorte devenu un baromètre reflétant le niveau de confiance dans la capacité du gouvernement de régler la crise.

Est-ce encore le temps d’investir dans l’or? Tout dépend de votre appétit pour le risque. L’immensité de la spéculation entourant son prix et l’incertitude entourant les marchés de change devraient garder le prix aussi volatile et imprévisible que jamais. Bref, si vous n’êtes pas du style spéculateur, un compromis serait peut-être d’au moins garder vos bijoux…

(Source : Thomson Financial)

23 janvier 2009

En 2005, une once d’or achetait seulement six barils de pétrole. Mais depuis, le prix de l’or a doublé, et avec la baisse de 74 % du prix pétrole par rapport à la modeste baisse de 18 % du prix l’or depuis son sommet, c’est l’or qui est devenu soudainement dispendieux. Une once d’or achète maintenant 22 barils de pétrole et à la fin décembre, le ratio était de l’ordre de 27 barils/once d’or.

Depuis décembre 1998, alors que le prix du pétrole atteignait son plus bas niveau des 35 dernières années à 11 $US, nous remarquons que lorsque le ratio or/pétrole augmente au dessus de 20 barils/once, le prix du pétrole augmente pendant une longue séquence soutenue.

Selon cette théorie, et à moins d’avoir un écrasement dans le prix de l’or (ce qui serait étonnant étant donné les taux d’intérêt US à 0%), un baril de pétrole près des 40 $US pourrait être un prix plancher relativement solide.

 
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