26 avril 2011

De nombreux investisseurs se demandent si les titres boursiers vont poursuivre leur ascension ou, au contraire, se mettre à régresser.

Sommes-nous susceptibles d’entrer dans un marché baissier? Pour cela, si on se fie à la définition technique, il faudrait observer une tendance négative des indices pendant trois mois, avec perte de valeur d’au moins 15 %.

Bien malin celui qui peut prévoir avec exactitude l’apparition de ce phénomène. Certains facteurs peuvent cependant nous avertir de l’imminence d’un marché baissier. Le premier facteur est la politique monétaire : quand les banques centrales partent en guerre contre l’inflation en rehaussant leur taux directeur, les actions en pâtissent. Si le mouvement est déjà amorcé en Europe, la Réserve fédérale américaine ne devrait pas agir en ce sens avant le 2e semestre de 2012. D’ici là, les actions peuvent continuer de profiter d’un environnement favorable.

Le second facteur est le ratio cours-bénéfice : s’il devient excessif, il peut en­traîner une correction majeu­re. Actuellement, celui du S&P 500, très raisonnable, ne dépasse pas 14 (le prix moyen des actions équivaut à 14 fois les bénéfices attendus au cours des 12 prochains mois).

Bref, les titres de croissance offrent de meilleures perspectives de rendement que les obligations gouvernementales portant échéance de 10 ans, dont le taux se situe autour de 3,58 % seulement.

Troisième facteur (mais moins fiable que les deux autres) : les indicateurs écono­miques. S’ils pointent résolument vers le bas, ils peuvent laisser présager un repli boursier. Mais ce n’est pas toujours vrai. L’histoire nous montre qu’un marché baissier peut s’installer alors que se multiplient les statistiques optimistes sur la production et la main-d’œuvre.

La difficulté vient du fait que la Bourse devance toujours l’économie d’environ six mois. Ainsi, la tenue actuelle des parquets nord-américains nous permet de déduire que la croissance se révélera plutôt bonne en 2011. En principe, les portefeuilles boursiers ne sont pas en danger pour l’instant. Pour une 3e année consécutive, les actions canadiennes et américaines devraient afficher des résultats positifs.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro26avril

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4 avril 2011

Les plus récentes données sur l’endettement des ménages canadiens sont alarmantes. L’endettement se situait à 1 526 G$ au quatrième trimestre de 2010, ce qui représente près de 150 % du revenu disponible.

Nous devons 1,50 $ sur cha­que dollar que nous gagnons après impôt! La dette, en constante progression, at­teint maintenant 44 500 $ par habitant. Et on note une hausse dans tous les segments du crédit : prêts à la consommation, hypothèques et autres formes de financement. Heureusement, les taux d’intérêt sont bas. Lorsqu’ils grimperont (ce qui finira bien par se produire), bien des ménages ne pourront plus honorer leurs obligations.

Dans cette chronique, nous avons souvent abordé les notions d’épargne et de crédit. Au lendemain de la crise de 2008, nous avons souligné l’importance d’alléger notre fardeau financier. Deux ans plus tard, les chiffres montrent que nous ne l’avons toujours pas fait… Un consommateur devrait hésiter à recourir à sa carte de crédit, compte tenu du taux d’intérêt exorbitant qui s’appliquera au solde s’il ne le règle pas en entier.

Des taux aussi élevés constituent, selon moi, un frein à l’endettement. C’est pourquoi je m’oppose à ce qu’ils soient réduits. La présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, vient d’annoncer que le pourcentage du solde exigible à la fin de chaque mois passera dès octobre de 3 à 5 %. C’est une excellente initiative, que d’autres institutions devraient imiter.

Il faut encourager l’épar­gne et dissuader l’endettement non productif. S’endetter pour devenir propriétaire d’une maison qui prendra de la valeur avec les ans ou pour acheter une entreprise ou un équipement qui va générer du revenu, c’est une chose. Multiplier les emprunts pour financer un train de vie qui dépasse nos moyens en est une autre.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro4avril

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25 mars 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 25 mars 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie

• Les ventes de maisons ont de nouveau diminué aux États-Unis.

• États-Unis : baisse inquiétante des commandes de biens durables.

• États-Unis : la croissance du PIB réel au quatrième trimestre de 2010 est légèrement revue à la hausse.

• Canada : les ventes au détail ont diminué en janvier.

• Un certain regain d’optimisme se fait sentir sur les marchés boursiers.

• Les rendements des obligations canadiennes augmentent malgré les perspectives d’élection.

• L’euro reste soutenu par des perspectives de hausses imminentes des taux d’intérêt.

Source: Études Économiques Desjardins

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18 mars 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 18 mars 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• La Réserve fédérale s’inquiète un peu plus de l’inflation, qui s’est d’ailleurs montrée plus forte en février.

• États-Unis : les mises en chantier retombent près de leur creux.

• La production industrielle américaine a diminué en février, mais les indices manufacturiers régionaux suggèrent une accélération de la fabrication.

• Canada : l’inflation de référence passe sous 1 %.

• La compétitivité des entreprises canadiennes se détériore encore malgré une hausse de la productivité.

• Canada : les ventes des manufacturiers bondissent.

• Le Nikkei chute de plus de 10%.

• Les rendements sur les obligations américaines ont touché un creux de trois mois.

• Les pays du G7 interviennent conjointement pour freiner l’appréciation du yen.

Source: Études Économiques Desjardins

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