Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 27 août 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
•Nouveau creux des ventes de maisons aux États-Unis.
•États-Unis : comme prévu, le PIB réel du second trimestre a été révisé à la baisse.
•Canada : une baisse des prix freine les ventes au détail.
•Canada : les bénéfices d’exploitation des entreprises ont diminué au deuxième trimestre.
•Des pertes pour la plupart des indices boursiers.
•La Réserve fédérale préfère attendre avant d’annoncer de nouveaux achats d’obligations.
•À moins de 0,95 $ US, le dollar canadien poursuit sur sa tendance baissière.
source: Études Économiques Desjardins
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Si vous avez des placements à la Bourse et que vous suivez l’actualité, vous êtes probablement intéressé par tout ce qui se passe en Grèce. Les dernières nouvelles politiques et financières ont ébranlé la planète entière en ramenant à la surface les mauvais souvenirs de la dernière crise financière mondiale. La possibilité d’une contagion des autres pays de la zone euro a fait exploser les taux obligataires, en plus d’influencer l’euro à la baisse. Le 2 janvier 2009, acheter un euro coûtait 1,68 $; aujourd’hui, cela coûte environ 1,31 $. C’est une baisse de 22 %.
La faiblesse de l’euro pourrait être salutaire pour l’économie européenne et avoir des impacts bénéfiques au-de-là de l’attrait touristique qu’elle représente. Une devise faible favorisera les exportations et prendra le delais de la demande interne, désavantagée par les hausses récentes de taxes et d’impôts, et par les importantes compressions dans les dépenses de l’État.
La zone euro a profité de la création d’un plan de 700 G€ accordé par ses dirigeants. Toutefois, cette aide n’a permis que d’étouffer le volcan sans l’éteindre complètement. La nervosité est bien réelle sur les places financières, et la volatilité est de retour. Aucune Bourse n’a été épargnée jusqu’ici. Par exemple, durant la semaine du 3 mai, le S&P 500 a chuté de 6,4 %; le S&P/TSX, de 4,4 %; la Bourse de Shanghai, de 6,3 %, et le Nikkei 225, de 7,2 %.
Que faire maintenant? Comme lorsque la dernière crise financière battait son plein, le pire scénario serait de liquider vos actions, surtout si vous avez du temps devant vous. Il faut plutôt profiter de la faiblesse des marchés pour acheter des actions de très grande qualité, notamment dans les secteurs de la technologie, des produits industriels, des métaux et des services financiers.
Il faudrait aussi penser à réduire l’échéance de vos obligations, surtout si ce sont des obligations d’État. Attention de ne pas surpondérer votre portefeuille dans l’or même s’il se négocie à des niveaux records, évitez les émotions, mais surtout rééquilibrez votre portefeuille pour vous positionner en marge d’une éventuelle reprise.
Enfin, comme dirait Warren Buffet, soyez craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Si vous vendez demain, rappelez-vous que quelqu’un achètera vos placements. Posez-vous la question suivante : préférez-vous être un vendeur ou un acheteur à rabais?
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Source : Études économique Desjardins
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Comment effectuer de bons placements si on ne dispose pas d’un conseiller pour nous guider? Lorsqu’on décide d’emprunter la voie de l’investissement sans conseils, il faut savoir choisir des routes qui ont fait leurs preuves si on veut éviter les erreurs.
Tout d’abord, il faut diversifier son portefeuille, tant dans le choix des industries que dans celui des secteurs géographiques. Une bonne répartition ne devrait pas surpondérer une industrie en particulier et devrait comprendre plusieurs régions du monde. Une façon de bien diversifier son portefeuille d’actions est d’utiliser des indices boursiers (fonds négociés en Bourse). Ainsi, on réduira considérablement les frais de gestion puisque les indices boursiers sont peu coûteux à détenir.
Réduire de 1 % les frais financiers peut faire toute la différence entre une excellente et une bonne retraite.
En outre, il faut éviter d’investir dans des secteurs ou des entreprises qu’on ne connaît pas ou connaît peu; les fonds de couverture et les produits structurés sont de bons exemples. Il est aussi déconseillé d’investir dans des entreprises qui ont des problèmes financiers ou de mauvais bilans.
Par ailleurs, même si les obligations corporatives ayant de faibles cotes de crédit offrent des rendements un risque important de défaut, surtout en période d’incertitude économique.
Il est important de rééquilibrer son portefeuille au moins une fois par année et de rester fidèle à son plan, à la répartition d’actifs, à ses objectifs et avant tout de respecter son profil d’investisseur.
Vouloir «jouer» le marché à la hausse comme à la baisse est très dangereux. Si vous voulez vendre vos investissements parce vous anticipez que le marché baissera et acheter quand vous pensez qu’il montera, vous risquez de perdre à long terme. Restez fidèle à votre plan et à votre horizon de placement et, surtout, évitez d’être émotif et impulsif.
Ainsi, vous améliorerez grandement votre chance d’obtenir de meilleurs rendements à long terme.
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Tout le monde a déjà entendu parler du compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Mais à qui s’adresse-t-il vraiment et quel type de placement est-il préférable d’y investir?
Peut-il convenir autant aux jeunes professionnels qu’aux gens à la retraite ou aux personnes dans la quarantaine? La réponse est fort simple : oui! Car en fait, ce n’est pas l’âge qui importe, mais bien l’utilisation que vous pensez faire du CELI.
Le CELI offre une multitude d’options de placement pouvant répondre aux besoins de chacun. Par exemple, un individu pourrait, à court terme, utiliser son CELI comme compte d’épargne ou encore investir dans des certificats de placement garantis pour se créer une mise de fonds pour acheter une maison. Une personne ayant un horizon de placement plus long pourrait choisir d’investir dans des fonds communs de placement ou des actions. Les actions privilégiées ou les obligations pourraient être une solution intéressante pour ceux qui ont besoin d’un revenu régulier.
Le CELI est une belle initiative du gouvernement pour nous faire épargner et pour contrer le phénomène de l’endettement. Peu importe votre objectif et l’usage que vous faites de votre épargne, les gains, revenus et intérêts obtenus dans un CELI ne seront pas imposables. C’est drôlement mieux qu’une carte de crédit, n’est-ce pas? Petite mise en garde aux investisseurs : si vous négociez des actions dans votre CELI et qu’elles perdent de la valeur, cette perte ne sera pas déductible d’impôt. Comme quoi on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.
En résumé, le CELI est un excellent outil pour mettre à l’abri de l’impôt vos rendements de placement. Il peut aussi être un bon complément au REER. La question à laquelle nous devons maintenant répondre est donc la suivante : CELI ou REER, lequel choisir? La suite la semaine prochaine.
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