Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 18 novembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:
• États-Unis : les ventes au détail et la production industrielle ont connu une assez bonne croissance en octobre.
• Les prix de l’essence ont fait diminuer l’indice américain des prix à la consommation.
• États-Unis : forte hausse de l’indicateur avancé en octobre.
• Canada : le taux annuel d’inflation totale descend à 2,9 %.
• Canada : les ventes des manufacturiers ont poursuivi leur rattrapage.
• Ni les technocrates ni les meilleures statistiques n’arrivent à relancer les Bourses.
• Les obligations européennes sous forte pression.
• Les tensions en Europe continuent de peser négativement sur l’euro.
Source: Études Économique Desjardins
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Des investisseurs semblent redouter le retour de l’inflation. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant.
Depuis un moment, quelques composantes de l’Indice des prix à la consommation, dont l’alimentation et les ressources naturelles, ne cessent de grimper. De plus, des investisseurs réorganisent leur portefeuille pour en diminuer l’exposition au risque obligataire à long terme : ils semblent redouter un retour de l’inflation. Les économistes et autres experts ont donc revu à la hausse leurs prévisions de taux d’intérêt, ce qui influe entre autres choses sur le taux de change.
Qu’est-ce qui provoquerait cette inflation? L’action des gouvernements n’y est certes pas étrangère. Ils continuent d’imprimer de la monnaie pour injecter des milliards dans l’économie, bien que les Bourses aient déjà regagné en bonne partie le terrain perdu pendant la crise de 2008.
La menace inflationniste est-elle bien réelle? Le marché obligataire nous le confirmera avec le temps. Mais si elle se concrétisait, les banques centrales s’empresseraient de relever leur taux d’intérêt pour la juguler, ce qui réduirait d’autant la valeur des obligations, surtout celles à long terme. Les retraités et les investisseurs prudents qui ont choisi de tels titres pour leur sécurité pourraient déchanter!
Même quand l’inflation est sous contrôle, une obligation à long terme présente toujours un certain risque, car personne ne peut prévoir avec certitude l’évolution des prix sur une longue période de temps. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant : si elle grimpe, il vous faudra un taux de rendement plus élevé pour compenser la perte de votre pouvoir d’achat.
Elle nuit aussi aux gouvernements, car elle encourage les placements spéculatifs au détriment des investissements productifs, créateurs de vraie richesse. Un pays affichant un taux élevé d’inflation n’est pas nécessairement attirant pour les investissements étrangers. Restons attentifs au mouvement de l’inflation !
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro21fevrier
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Pendant que nous serons en vacances, comment notre économie se comportera-t-elle? Voilà une question intéressante pour nos investissements qui, eux, continueront de travailler! Après un premier semestre 2010 mouvementé, notamment à cause de l’incertitude économique engendrée par les déboires financiers de quelques pays d’Europe, comment l’année devrait-elle se terminer?
Selon les économistes de Desjardins (Études économiques Desjardins), le Canada devrait montrer une performance enviable en 2010, avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Les estimations pour le Québec illustrent une croissance de 3,0 % en 2010. L’ensemble des pertes de production et d’emplois occasionnées par la dernière récession a été récupéré, et le Québec amorce maintenant une phase d’expansion. Pour 2011, la croissance du PIB réel devrait être de 3,0 % pour le Canada et de 2,5 % pour le Québec.
Beaucoup d’investisseurs sont encore frileux à l’idée d’investir en Bourse ou désirent encore vendre leurs actions pour acheter des obligations. Cela pourrait constituer une grave erreur, puisque les prévisions de croissance pour le S&P/TSX (Bourse de Toronto) laissent croire que celui-ci terminera l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011.
Alors que les taux obligataires fédéraux de 10 ans ont atteint un plancher historique et que la majorité des analystes s’attendent à une remontée des taux d’intérêt dans un avenir rapproché, investir dans des obligations pourrait être très coûteux. Non seulement en intérêts futurs, mais aussi en perte en capital. Surtout si on achète des obligations à long terme, car on sait que lorsque les taux d’intérêt montent, les valeurs des obligations diminuent.
En ce qui concerne notre devise, il en coûtera probablement moins cher pour un Canadien de passer des vacances aux États-Unis. Les écarts entre les taux d’intérêt des deux pays devraient favoriser notre dollar. Les études économiques prévoient aussi que nos voisins du sud afficheront une performance globale de 3,0 % en 2010, mais que leur croissance économique retraitera à 2,8 % en 2011.
Malgré leurs déboires, les Européens pourront profiter de la faiblesse de l’euro pour améliorer leurs exportations, ce qui devrait avoir un impact positif sur certains pays.
Comme quoi vous pourrez prendre vos vacances la tête tranquille.
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