30 janvier 2009

À première vue, il est probable que le plan de relance économique de Barack Obama de 825 G$US ne soit pas suffisant pour redémarrer une économie américaine en panne sèche.

Moins de la moitié du plan sera attribuée à l’infrastructure et 300 G$ à des réductions d’impôts aux individus et aux entreprises. Ces économies d’impôts permettront aux contribuables de rembourser leurs dettes ou de dépenser davantage chez Wal-Mart, bénéficiant ainsi à la Chine autant qu’aux États-Unis.

L’année dernière, le gouvernement américain avait fait parvenir aux contribuables des chèques au montant de 600 $US, totalisant près de 150 G$US. L’impact de ce stimulus avait été moins que convaincant. Les ventes au détail ont pu être stabilisées pendant quelques semaines au printemps, juste avant que l’économie américaine entre dans une spirale descendante.

Il semble qu’au moins le quart du plan de relance d’Obama ne sera pas dépensé avant 2011, selon le bureau du Budget du Congrès américain. Le bureau a également affirmé que la majorité du montant de 355 G$ attribué au programme d’infrastructure ne sera pas dépensée avant 2010.

Il ne semble pas y avoir énormément de munition pour stabiliser le marché de l’immobilier qui est la source même du malaise. Selon nous, la clé demeure la stabilisation du prix des maisons en encourageant de nouveaux acheteurs afin que les maisons puissent passer vers des mains fortes et éviter des futurs défauts sur les emprunts hypothécaires. Bref, seulement le temps peut nous dire si le plan de relance est suffisant. Chose certaine, le monde entier est unanime pour dire que le nouveau gouvernement Obama a tout un défi devant lui.

(Source : Recherche – Analyse Quantitative VMD)

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20 janvier 2009

Il est possible que la diminution de 1,2 % des taux hypothécaire américains et l’effet stimulant du trillion de dollars US dégagé par la baisse du prix du pétrole et du gaz naturel soient suffisants pour stabiliser les prix des maisons aux États-Unis. Mais il est fort probable que ça ne soit pas assez.

Le risque demeure toujours très élevé pour le système financier américain associé à la baisse continue des prix dans l’immobilier. Il y a un nombre grandissant de maisons ayant une valeur marchande moins élevée que leur dette hypothécaire.

Nous anticipons qu’Obama dirigera une partie importante de son plan de relance vers la source même du problème et encouragera ainsi les 37 millions de familles américaines à loyer à faire l’achat d’une maison dans le creux du marché. En ce sens, une stabilisation dans le secteur immobilier pourrait être la surprise de 2009 et ferait en sorte que la récession pourrait se terminer plus rapidement que prévu.

Les marchés boursiers ont grimpé de plus de 20 % par rapport à leur creux en novembre 2008. On pourrait donc penser que c’est la fin du marché baissier puisque l’histoire démontre que, mise à part une seule exception (juste après le 11 septembre 2001), un marché baissier ne comprend jamais une période de hausse de 20 %.

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16 janvier 2009

Pour commencer l’année, voici un coup d’œil sur les nouvelles financières qui, à notre avis, ont marqué l’année 2008 et ont eu un impact sur nos finances personnelles.

1. La fraude Madoff
Avions-nous vraiment besoin de ce scandale pour terminer l’année, alors que la confiance des investisseurs était déjà au plancher? Vraiment pas. Le seul événement positif à ce scandale, c’est que cela ne touche pas uniquement monsieur et madame Tout-le-Monde, mais des investisseurs sophistiqués et institutionnels. Le fait que des gens très influents soient dupés dans cette histoire ne pourra qu’aider à mieux développer des mécanismes de protection des épargnants dans le futur afin d’éviter ce type de scandale.

2. Nos dirigeants d’entreprises n’ont pas la cote
Les présidents d’entreprise se comportent très mal et n’aident pas à la confiance des investisseurs dans nos marchés financiers. L’opinion publique défavorable aura atteint son paroxysme face à leurs généreux salaires, plan d’options, parachutes dorés, gaspillage éhonté, et gros avions privés. Le salaire moyen d’un haut gestionnaire d’une banque américaine était estimé à plus de 2,6 M$ en 2008, incluant primes, avantages et salaire.

Comme le scandale Madoff, ces comportements auront causé une méfiance des épargnants face à tout le système capitaliste. De nouvelles réglementations pourraient s’avérer nécessaires pour redonner confiance aux investisseurs.

3. Les excès des corporations
Qu’un fabricant automobile se paie des annonces publicitaires dans le Wall Street Journal et dans le USA Today pour remercier ses investisseurs n’aide pas à renforcer l’opinion publique vis-à-vis des entreprises. Il faut savoir qu’une annonce dans le Wall Street Journal coûterait entre 206 000 et 264 000 $ pour une pleine page, et entre 112 000 et 217 000 $ du côté du USA Today.

On se souviendra aussi de l’arrivée des dirigeants des fabricants américains de voitures à bord d’avions privés à un rendez-vous historique pour sauver les compagnies.

4. Élections, élections, élections.
La réélection d’un gouvernement conservateur minoritaire et l’instabilité politique provoquée par un éventuel gouvernement de coalition ne place pas le Canada dans un angle optimal pour affronter les intempéries économiques qui s’en viennent à l’horizon.

5. L’élection des démocrates au États-Unis
L’élection de Barack Obama aux États-Unis, son dynamisme et le fait qu’il ait déjà entrepris un travail de reconstruction sont des éléments qui envoient un message très positif dans les marchés et aident à rétablir la confiance des investisseurs.

Est-ce que 2009 sera tout aussi folle?

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