22 avril 2009

L’environnement est devenu un sujet qui capte l’intérêt de tous. Du point de vue d’un investisseur qui désire participer à ce mouvement, plusieurs choisissent d’investir dans les fonds «vert». Mais, est-ce qu’un fonds d’investissement environnemental représente réellement un bon placement? L’horizon temporel de l’investisseur, sa motivation et le choix du style de fonds sont des facteurs importants à considérer.

Malgré le fait que le secteur environnemental n’ait pas été épargné dans la dernière baisse du marché, ce secteur devrait en principe bénéficier des politiques sur l’énergie et l’environnement de l’administration Obama, en commençant par le plan de relance.

La réalité est que les investisseurs dans le secteur environnemental commencent à lier les dollars aux efficiences ou aux inefficiences environnementales. La vrai question pourrait donc être la suivante: Quelle est la période de temps nécessaire avant de réaliser un profit intéressant?

Les bénéfices entourant la progression de l’efficience environnementale devrait continuer de croître au cours des prochaines décennies. Or, l’horizon temporel, une donnée importante dans l’investissement, pourrait être beaucoup plus long que ce que possède les investisseurs. Si un investisseur cherche à atteindre un bénéfice sur une courte période, disons un à trois ans, il est probable qu’il soit déçu.

Un autre facteur important est de déterminer le type de fonds d’investissement que l’investisseur désire détenir à l’intérieur de son portefeuille. On remarque deux types de fonds environnementaux : Ceux qui investissent dans des compagnies directement reliées aux initiatives pro-environnementales comme l’énergie solaire ou éolienne et ceux qui utilisent une approche basée sur le respect de l’environnement dans différents secteurs.

Les compagnies reliées directement à l’environnement ont tendance à être de plus petite taille et sont normalement à un stade de développement moins avancé. En général, ces compagnies seront plus risquées que l’ensemble des compagnies que l’on retrouve dans le marché.

Par ailleurs, les fonds qui investissent dans les compagnies ayant une approche basée sur le respect environnemental ont tendance à être plus diversifiés en terme de taille et de types de compagnies détenus. Il sont donc moins risqués.

Bref, autant il est important de bien comprendre son horizon temporel et les différentes options disponibles en considérant un fonds «vert», autant il est important d’être réaliste quant à ses motivations.

Si l’investisseur est uniquement à la recherche de rendement, le fait de s’imposer des restrictions dans le choix des compagnies est difficilement justifiable. Par contre, s’il est à la recherche de quelque chose qui se rapproche davantage de ses propres principes environnementaux, cela représente une motivation importante à considérer.

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17 mars 2009

Avez-vous remarqué le comportement des marchés boursiers la semaine dernière? Plusieurs petites nouvelles encourageantes ont fait surface et ont propulsé les marchés boursiers à la hausse.

Tout a commencé lorsque le président des Etats-Unis, Barack Obama, a mentionné que selon les ratios cours/bénéfices actuels, l’achat des actions était potentiellement une bonne affaire si vous aviez une perspective à long terme. Or, depuis la fermeture du 9 mars, l’indice du S&P 500 est en hausse de 11 %. Les investisseurs auraient peut-être dû le prendre au sérieux. (En réalité, ils auraient dû le prendre au sérieux il y a 12 mois…)

Plusieurs diront que ce n’était qu’une question de temps avant que les marchés rebondissent. Et la semaine dernière s’est avérée être la première semaine depuis longtemps où les hausses des bourses ont progressé au-delà d’une journée et au-delà de la dernière heure de négociation. Un signe encourageant.

En rétrospective, plusieurs nouvelles sont allées dans le même sens, même si certaines d’entre elles paraissent un peu douteuses!

Tout d’abord, de grandes banques américaines ont annoncé qu’elles connaissaient actuellement un trimestre profitable. Il y a également eu des discussions encourageantes au sein du Congrès américain au sujet de modifications possibles des pratiques comptables des banques «Mark-to-market» et des politiques transactionnelles « uptick rule».

De plus, Bank of America a mentionné qu’elle n’aurait plus besoin d’aide supplémentaire du gouvernement. La compagnie GM a aussi indiqué qu’elle aurait suffisamment d’argent pour survivre tout le mois de mars…

On a vu Madoff plaider coupable aux 11 chefs d’accusation, et être menotté et emprisonné en attendant sa sentence le 16 juin. Il y a finalement eu la compagnie GE qui a vu sa cote de crédit rétrogradée par l’agence de cotation Standard & Poors, mais qui a quand même maintenu une perspective stable (passant de AAA à AA).

Serait-ce le fond pour les marchés boursiers? C’est la question que plusieurs se posent. Cette dernière semaine a certainement apporté un vent d’optimisme. Peut-être que les efforts des gouvernements combinés avec la baisse du prix de l’énergie et la baisse des taux d’intérêt ont enfin ralenti le rythme de décroissance de l’économie. Ce serait les premiers signes d’une stabilité à l’horizon.

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6 mars 2009

Voici à notre avis les 7 personnes dans le monde qui ont le plus d’influence sur la direction que prendra l’économie mondiale et qui touchent ainsi de près ou de loin votre quotidien. Politiciens ou gens d’affaires, ces individus auront les projecteurs braqués sur eux continuellement dans les mois et les années à venir.

1) Barack Obama. Nouveau président, nouvelle vision, nouveau style de leadership. Il commence son mandat avec des enjeux qui modifieront l’humanité, notamment résoudre la pire crise financière, mais aussi la question des changements climatiques.

2) Ben Bernanke. Le président de la Réserve fédérale américaine a réduit les taux d’intérêt presque à zéro et devra demeurer ingénieux pour stimuler l’économie et épurer le marché de la contamination des prêts hypothécaires de mauvaise qualité.

3) Lawrence Summers. Il est un économiste brillant et un ancien ministre des Finances de l’ère Clinton. Maintenant, à la tête du «National Economic Council», il sera le pilote du plan de dépenses de l’administration Obama.

4) Timothy Geithner. Le jeune ministre des Finances (il a 47 ans) sera le nouveau médecin du secteur bancaire. Il a travaillé dans les tranchés lors de l’effondrement de Bear Stearns et de Lehman Bros, lui donnant de la crédibilité dans le monde financier, même s’il a été sali après avoir oublié de payer ses propres impôts.

5) Jean-Claude Trichet. Le président de la Banque centrale européenne a renversé sa politique monétaire d’augmenter les taux d’intérêt en réponse à la crise financière et a depuis été un des plus créatifs pour contrer la crise.

6) Warren Buffett. Même si ses investissements n’ont pas été épargnés en 2008, l’investisseur légendaire a profité pleinement de l’effondrement des marchés l’automne dernier pour réaliser des investissements majeurs.

7) Lou Jiwei. Comme président de la Chine Investment Corp., une société d’État ayant un actif de 200 G$, il a souffert de mauvais investissements sur certaines sociétés financières américaines comme Blackstone et Morgan Stanley. Maintenant, il se tient loin du système bancaire américain et augmente ses positions dans des institutions de son pays.
Bien sûr, tous les chefs des grandes entreprises devront aussi faire preuve de résilience et montrer le bon chemin à l’économie.

(Source : US News)

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17 février 2009

L’administration Obama a dévoilé son plan de sauvetage pour le secteur bancaire. C’était mardi le 10 février. Les marchés ont mal accueilli ce plan, anticipant davantage de clarté sur la façon dont les banques pourront disposer de leurs actifs toxiques (c’est-à-dire les actifs adossés à des mauvais prêts hypothécaires et les actifs non liquides).

Le but du programme est de rehausser l’aide aux banques et au marché du crédit en utilisant les 300 G$US qui restent du 1er plan de sauvetage afin de créer un effet de levier de plus de 2 billions de dollars en financement provenant des marchés privés et de la Réserve fédérale.

Malheureusement, le plan présenté ne règle pas de façon précise la méthode avec laquelle les actifs toxiques des banques seront évalués et traités. On pourrait donc croire que l’administration Obama ne sait toujours pas comment corriger le problème de façon optimale.

Les marchés financiers cherchent une direction actuellement. Ils ont besoin de clarté et de transparence afin de pouvoir espérer une reprise économique éventuelle. Souhaitons que des précisions arriveront bientôt et dissiperont le malaise qui règne toujours sur les marchés.

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