En tant que conseiller en placement, j’entends souvent des clients me raconter leur parcours dans le monde de l’investissement. Plusieurs d’entre eux ont été influencés par des connaissances qui avaient un bon scoop pour eux.
La venue de l’internet a permis à un plus grand nombre de personnes d’avoir accès aux nouvelles économiques et financières, et de prétendre connaître aussi bien que les experts le marché boursier. Convaincus de leur compréhension des marchés, plusieurs décident de gérer leur portefeuille de placement eux-mêmes, en ligne.
Malheureusement, plusieurs de ces investisseurs ne font avant leur achat aucune analyse technique, aucune analyse fondamentale, aucune analyse de bilan. Ils ne prennent pas connaissance des ventes projetées, des améliorations de la productivité ou de l’innovation. Enfin, ils ne prennent pas le temps de connaître et d’évaluer le contexte concurrentiel ou le contexte sociopolitique du pays dans lequel l’entreprise exerce ses activités. Quand on achète une action avec si peu d’information, cela s’appelle de la spéculation, et les probabilités de faire un profit sont aussi grandes que si on joue son argent au casino!
Vous pensez que je prêche pour ma paroisse? Non, je prêche plutôt pour l’éducation afin que les investisseurs cessent de perdre leurs économies parce qu’ils ont mal fait leurs devoirs.
Un article paru dans le Globe & Mail en octobre dernier faisait mention de statistiques peu reluisantes sur les boursicoteurs en ligne. Selon cet article, une étude menée à Taïwan auprès d’un groupe d’investisseurs en ligne a révélé que seulement 1 % d’entre eux pouvaient s’attendre à dégager des rendements positifs!
Il n’est pas impossible de faire de l’argent en boursicotant, mais il faut se munir des bons outils, avoir une stratégie clairement définie, laisser l’émotion de côté et être très rigoureux dans notre analyse des occasions d’investissement qui s’offrent à nous.
Alors, pensez-y la prochaine fois qu’on vous proposera un investissement ou un scoop, ou qu’un de vos amis se vantera de faire de l’argent en boursicotant : peut-être que la réalité n’est pas aussi rose qu’il y paraît…
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro29novembre
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Si vous avez des placements à la Bourse et que vous suivez l’actualité, vous êtes probablement intéressé par tout ce qui se passe en Grèce. Les dernières nouvelles politiques et financières ont ébranlé la planète entière en ramenant à la surface les mauvais souvenirs de la dernière crise financière mondiale. La possibilité d’une contagion des autres pays de la zone euro a fait exploser les taux obligataires, en plus d’influencer l’euro à la baisse. Le 2 janvier 2009, acheter un euro coûtait 1,68 $; aujourd’hui, cela coûte environ 1,31 $. C’est une baisse de 22 %.
La faiblesse de l’euro pourrait être salutaire pour l’économie européenne et avoir des impacts bénéfiques au-de-là de l’attrait touristique qu’elle représente. Une devise faible favorisera les exportations et prendra le delais de la demande interne, désavantagée par les hausses récentes de taxes et d’impôts, et par les importantes compressions dans les dépenses de l’État.
La zone euro a profité de la création d’un plan de 700 G€ accordé par ses dirigeants. Toutefois, cette aide n’a permis que d’étouffer le volcan sans l’éteindre complètement. La nervosité est bien réelle sur les places financières, et la volatilité est de retour. Aucune Bourse n’a été épargnée jusqu’ici. Par exemple, durant la semaine du 3 mai, le S&P 500 a chuté de 6,4 %; le S&P/TSX, de 4,4 %; la Bourse de Shanghai, de 6,3 %, et le Nikkei 225, de 7,2 %.
Que faire maintenant? Comme lorsque la dernière crise financière battait son plein, le pire scénario serait de liquider vos actions, surtout si vous avez du temps devant vous. Il faut plutôt profiter de la faiblesse des marchés pour acheter des actions de très grande qualité, notamment dans les secteurs de la technologie, des produits industriels, des métaux et des services financiers.
Il faudrait aussi penser à réduire l’échéance de vos obligations, surtout si ce sont des obligations d’État. Attention de ne pas surpondérer votre portefeuille dans l’or même s’il se négocie à des niveaux records, évitez les émotions, mais surtout rééquilibrez votre portefeuille pour vous positionner en marge d’une éventuelle reprise.
Enfin, comme dirait Warren Buffet, soyez craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Si vous vendez demain, rappelez-vous que quelqu’un achètera vos placements. Posez-vous la question suivante : préférez-vous être un vendeur ou un acheteur à rabais?
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