3 décembre 2009

À un moment ou à un autre dans votre vie, arrive à vos oreilles une information que vous pensez privilégiée. Une information sur une entreprise cotée en bourse qui serait sur le point de sortir un nouveau vaccin, une nouvelle technologie, une innovation qui chamboulera le paysage compétitif dans lequel l’entreprise évolue. À ce moment, vous pensez que vous détenez une petite parcelle d’un trésor. Vous prenez ensuite une partie de vos épargnes personnelles, appelez votre courtier et décidez d’acheter des actions de cette compagnie.

À ce moment, vous pensez détenir le prochain Microsoft ou le prochain Dell. Vous pensez que votre placement vous rendra millionnaire ou se multipliera par 100 en l’espace de quelques jours. Fini les jours où vous achetez des billets de loterie, les chances de gains avec l’information que vous détenez vous amèneront  richesse sans l’ombre d’un doute.  Vous commencerez aussi à en parler à vos amis, votre beau-frère et vos collègues de travail.  Les jours suivants l’investissement, vous n’êtes pas surpris de voir l’action s’apprécier de 20 %, 30 %, 100 %! C’est normal vous pensez détenir l’information tant privilégiée. 

Vous oubliez parfois la théorie sur l’efficience des marchés, en vous disant que cette fois-ci, c’est la bonne, et que cette théorie ne s’applique pas et que vous déjouez le système. Vous êtes plus fort, vous gagnez en confiance, même que parfois vous investissez davantage dans la dite action.

Bien sûr, il y a certaines histoires à succès qui aident les entreprises de moins bonne qualité à entretenir le mirage de faire de l’argent facilement en bourse. Mais de l’autre côté, les histoires d’horreur peuplent le secteur financier dans un cimetière d’entreprises qui ne se transigent plus aujourd’hui en bourse.

Cet article pourrait avoir 100 pages pour expliquer les mésaventures d’investisseurs qui ont perdu toutes leurs épargnes dans des entreprises où pourtant il détenait cette information…. Une information infaillible.

Il faut comprendre que l’information n’est plus privilégiée une fois qu’elle est intégralement rendue publique. Donc si vous n’êtes pas initié de l’entreprise (conseil d’administration, dirigeants, etc), les chances sont énormes que cette information ne soit plus privilégiée du tout. De plus, si cette information arrive à vos oreilles, c’est que quelqu’un a commis un délit d’initié . À cet instant, vous devriez vous inquiéter de la qualité de gestion de l’entreprise dans laquelle vous vous apprêtez à investir ainsi que de l’intégrité de cette dernière.

En bourse, les rendements futurs sont toujours inconnus. Toutefois, l’expérience et l’analyse de l’histoire nous permettent de mieux comprendre les phénomènes boursiers. Dans le cas présent, c’est trop souvent la même histoire qui se répète.  L’investisseur ne récupère qu’une infime partie de son investissement, parfois il ne récupéra pas un sous.

Le gros bon sens de notre expérience nous rappelle que… Quand nous faisons de l’argent rapidement et facilement en bourse, il est sage de se rappeler l’adage anglophone… « take the money and run ».  Nous connaissons des investisseurs qui ont doublé leur capital en quelques jours sur la spéculation et les rumeurs. Dans ce cas, il est parfois sage de vendre la moitié, le tiers ou même le quart afin de protéger son capital initial et d’utiliser le reste pour du profit.

Dans notre philosophie de gestion, nous recommandons aux investisseurs de ne pas utiliser plus de 5 % de leur actif sur des titres spéculatifs. Après 15 ans, notre équipe n’a pas assez de doigts pour compter le nombre d’histoires d’horreur que nous avons observées auprès d’investisseurs. À l’inverse, on trouve rarement un investisseur qui a acheté des actions de Microsoft en 1986.

Et vous, en connaissez-vous ?

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18 juillet 2009

Du 1er janvier au 14 juillet 2009, l’indice américain S&P 500 a réalisé un maigre rendement de 0,3% tandis que l’indice NASDAQ, majoritairement composé de titres technologiques, a réalisé un impressionnant rendement de 14,1 %.

Les titres de Apple, Qualcomm, Microsoft, Google et Oracle représentent à eux seuls 33% de l’indice. Par exemple, les rendements en 2009 pour Apple et Google ont été de 65% et de 42% respectivement. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet engouement des investisseurs vis-à-vis les titres technologiques dont ceux-ci :

1. Les titres technologiques sont des titres défensifs en période de récession, car la majorité d’entre eux ont peu ou pas de dettes. Par exemple Apple possède 25 milliards de dollars en liquidité et aucune dette à long terme.

2. Les entreprises de ce secteur sont habituées de manœuvrer dans un environnement où les prix de vente subissent une pression à la baisse. Ce qui est un avantage dans la crise actuelle.

3. Les biens technologiques (ordinateurs, logiciels, processeurs, etc.) possèdent une durée de vie très courte. D’ailleurs, Michael Dell disait dernièrement que le cycle actuel de remplacement a été étiré et que le cycle reviendra en force au cours de l’année 2010. Il est estimé que l’âge moyen des ordinateurs en circulation est de cinq ans et demi et que lorsque qu’il dépasse quatre ans, il est plus rentable d’acheter un nouveau PC que de mettre à jour son ancien.

4. Les analystes du secteur prévoient que, mondialement, 29% des ordinateurs de bureau et 42% des portables seront vendus en Asie. Par exemple, le taux de pénétration des PC en Chine est de seulement 12%, il y a donc beaucoup de potentiel de croissance dans cette région du monde.

5. L’évaluation des titres est attrayante. En effet, les flux monétaires libres divisés par la valeur des actions s’établissent à 7% en moyenne. Ils se transigent 25% moins chers qu’avant la crise actuelle.

6. Du côté des téléviseurs, les ventes d’appareils à écran plat représentent 85% des ventes totales. Cependant, les écrans plats n’occupent que 13% des téléviseurs actuellement en circulation, impliquant ainsi qu’il y a beaucoup de place à la croissance.

Compte tenu de ces facteurs positifs, la technologie devrait continuer à récompenser les investisseurs. Une manière efficace et instantanée de participer à ce secteur est d’acheter le Fonds négociés en bourse QQQ qui duplique l’indice du NASDAQ.

(Sources : Recherche VMD et CSFB)

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17 juin 2009

Nous vivons dans un monde en constante évolution où la survie d’une compagnie dépend souvent de sa rapidité d’exécution et d’adaptation. Les défis sont encore plus grands pour les dirigeants des compagnies technologiques, car la progression de cette industrie est exponentielle. L’innovation et la création de valeur deviennent essentielles pour leur survie à long terme.

Les investisseurs désirant participer à la croissance de ce secteur et investir dans de bonnes compagnies devraient considérer plusieurs éléments de risque. Voici quelques facteurs à considérer avant d’investir dans une compagnie technologique.

1- Négliger l’innovation au profit de la rentabilité
Les investisseurs aiment parler de la rentabilité d’une compagnie et ils ont raison de le faire, habituellement. Malheureusement, les profits à long terme trouvent leurs origines dans la création de valeur. Et sans innovation et création de valeur, on ne peut avoir de profit ni de compagnie. La principale vulnérabilité d’une entreprise technologique est de voir émerger une nouvelle technologie qui vient bouleverser son plan d’affaires et sa capacité à faire des profits.

La technologie change tellement rapidement et la compétition provient de l’ensemble du globe. Il est maintenant courant de voir une nouvelle entreprise technologique émergeant d’un garage qui vient modifier des modèles d’affaire existants. Des exemples comme Google, Craig’s List, HP, Microsoft, Facebook, Twitter et des dizaines d’autres sont monnaie courante. Et ce, contrairement aux industries plus traditionnelles. Il est peu probable de voir la prochaine voiture être créée dans un garage par un jeune de 16 ans qui changera les modèles d’affaires existants.

2 – Expansion trop rapide
Le potentiel d’économie d’échelle a souvent été la source de motivation pour les compagnies plus traditionnelles. Les leaders des industries manufacturières ont traditionnellement fait l’acquisition de compétiteurs et de nouvelles usines pour effectuer des économies importantes. Dans le secteur technologique, une expansion trop rapide peut comporter des risques plus importants.

Même si l’expansion se fait normalement par l’acquisition de propriétés intellectuelles et de liste de clients, il arrive parfois que certaines compagnies se fassent prendre avec un surplus d’inventaire qui peut devenir désuet très rapidement. En utilisant leurs liquidités pour faire des acquisitions plutôt que d’investir dans l’innovation ou couvrir leurs opérations courantes, une compagnie peut se placer en position vulnérable quand les marchés deviennent moins favorables.  

3 – Capacité d’exécution
La meilleure idée ou la meilleure technologie n’est d’aucune utilité si l’entreprise ne dispose pas de gestionnaires capables d’exécuter le plan d’affaires et d’effectuer la commercialisation des produits ou services. 

4 – Faire face au changement
L’exécution va de pair avec le changement. Une entreprise technologique incapable de changer rapidement face à l’arrivée d’un nouveau joueur ou d’une nouvelle technologie s’expose à voir ses parts de marchés diminuer très rapidement. Traditionnellement, un plan d’affaires sur cinq ans pour une entreprise industrielle pouvait suffire.  En technologie, avoir un plan de contingence à son plan d’affaire à tous les six mois est une nécessité. Google n’aura pris que dix ans pour atteindre une capitalisation boursière de 130 milliards de dollars US.  Il y a quelques années seulement, Facebook, le iPhone, YouTube et combien d’autres exemples n’existaient pas…

5 – Dépendance à la technologie
La meilleure défense d’une entreprise technologique face à la compétition est la dépendance de sa technologie par ses clients ou usagers. Que la technologie soit ouverte ou fermée, qu’elle s’appelle iPhone ou qu’elle soit un logiciel améliorant l’efficacité d’une chaîne de montage, si l’impact de la renonciation ou du changement est trop grand pour l’utilisateur, la compagnie technologique dispose d’un avantage concurrentiel très important.

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