20 décembre 2010

Non, ce chiffre n’est pas le com­pte à rebours en se­con­des avant le Nouvel An ou le numéro gagnant d’une loterie quelconque. C’est le montant en dollars de la dette mondiale, c’est-à-dire de tous les pays réunis! À ce rythme, l’an prochain, cette dette aura augmenté de 3 000 G$… La Banque du Canada semble d’ailleurs de plus en plus inquiète face à cette situation. Elle appréhende que certains pays en périphérie de la zone euro aient de graves problè­mes budgétaires qui pourraient avoir des répercussions négatives sur d’autres pays, dont le Canada.

Ces préoccupations des marchés au sujet de la dette souveraine de certains pays pourraient peser sur d’autres États. Pensons par exemple au Royaume-Uni, qui a récemment dû accélérer la mise en œuvre de program­mes d’assainissement budgétaire qui auront pour conséquence de freiner sa croissance économique. Au Canada, même si nous constatons une reprise économique, celle-ci s’avère très fragile et plus faible que pré­vu. Notre système financier est solide, mais les ménages sont de plus en plus vulnérables, car leurs dettes progressent plus vite que leurs revenus.

À l’heure actuelle, notre dette nationale s’élève à 1 300 G$. Cela représente environ le quarantième de la dette mondiale ou 38 695 $ par habitant, c’est-à-dire une des proportions les plus élevées du monde, selon l’Economist Intelligence Unit. C’est donc dire que, si les conditions économiques se dégradaient, les ménages pourraient voir leurs conditions de crédit se resserrer, en plus d’assister à une réduction de la qualité de leurs prêts. Cette situation aurait pour conséquence de compromet­tre sérieusement la reprise et de replonger l’économie cana­dienne dans une récession.

Avec le temps des Fêtes qui approche, pourquoi ne pas y aller «mollo» avec les cadeaux et s’offrir plutôt un CELI, pour se constituer un petit fonds de réserve? En terminant, soulignons que depuis le début de la rédaction de cette chronique, la dette mondiale s’est accrue de 170 M$…

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro20décembre

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17 décembre 2009

L’année 2009, qui a défié les prédictions de nombreux experts, sera mémorable pour plusieurs raisons. Elle évoquera à jamais les images de la volatilité extrême des marchés, la fragilité du système bancaire mondial et de son interdépendance, le rôle crucial de la Fed et des gouvernements, les scandales financiers, et surtout, les plus belles opportunités pour les investisseurs depuis très longtemps.

Il y a plusieurs leçons que nous pouvons tirer de la dernière année. Le légendaire investisseur et milliardaire Warren Buffet, un personnage qui inspire autant les petits que les grands investisseurs, nous les rappelle régulièrement dans ses livres, dans les médias et lors de son assemblé annuel des actionnaires. Voici donc nos 5 leçons préférées :

1. Il n’y a pas de corrélation entre le quotient intellectuel d’un investisseur et sa capacité d’investir. Lorsqu’on possède une intelligence normale, on a simplement besoin d’un tempérament qui nous permettra de contrôler nos émotions. Buffett nous rappel que les émotions et non le dernier rapport de recherche sont souvent la source des mauvaises décisions.

2. Il faut toujours respecter deux grands principes de l’investissement : 1) ne jamais perdre d’argent ; 2) ne jamais oublier le 1er principe…

3. Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs.

4. Le marché boursier ne pourra jamais être rationnel. Le fait que les investisseurs auront toujours de la cupidité, de la peur et de l’exubérance sont prévisibles. C’est la séquence qui n’est pas prévisible.

5. Si un investisseur achète périodiquement des actions pour la retraite, il devrait espérer que le marché baisse à l’occasion. Plusieurs investisseurs ne sont pas à l’aise avec les baisses de marché. Ils sont déprimés lorsque les marchés baissent et euphoriques lorsqu’ils montent. Selon M. Buffett, cette réaction ne fait pas de sens. Seulement ceux qui doivent vendre leurs actions prochainement devraient être heureux de voir les hausses. Ceux qui veulent acheter devraient préférer les baisses.

Warren Buffett est le plus grand investisseur de la planète. Il achète des compagnies à rabais pendant que la majorité des gens ont trop peur d’investir. À cause de sa sagesse, sa discipline et son opportunisme, 2009 aura été une très bonne année pour lui. Nous espérons que vous avez pu en profiter vous aussi.

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5 mai 2009

Le vieil adage «vendre en mai et s’en aller» qui incite à vendre tous ses titres boursiers pendant le mois de mai et à partir en vacances jusqu’à l’automne, pourrait ne pas tenir la route cette année.

Une étude basée sur la performance des marchés selon les saisons avait été réalisée par UBS Securities Canada. L’étude démontrait que depuis 1979, l’indice du TSX avait augmenté en moyenne de 11,8 % par an durant la période du 1er novembre au 31 mai, comparativement à une hausse de seulement 1,1 % pour la période du 1er juin au 31 octobre. L’étude concluait que 90 % du rendement boursier annuel était réalisé entre les mois de novembre et mai.

La principale raison pouvant justifier un comportement différent cette année est justement le fait que cette dernière n’a pas été comme les autres. Un grand nombre d’investisseurs ont été secoués depuis un an. Certain ont vendu dans le pire de la tempête en se promettant de réintégrer seulement lorsque tous les problèmes seraient réglés… D’autres, étant sur les lignes de côté, ont été surpris par la vitesse de la remontée des marchés. Ils attendent ainsi un repli pour investir de nouveau.

L’indice du TSX a gagné près de 7 % au mois d’avril alors que le S&P 500 gagnait plus de 10 %. Mais, ce qu’il y a de plus impressionnant, c’est la capacité du marché d’ignorer les mauvaises nouvelles comme les chiffres sur l’emploi et le PIB. Il n’y a pas si longtemps, ces chiffres auraient provoqué une chute importante des marchés.

Cette résilience des marchés démontre un tournant important dans la psychologie des investisseurs. Avec ce que nous avons vécu au cours des 12 derniers mois, il est fort probable que les vieux adages devraient être mis de côté pour le moment.

Depuis les creux de 1932, l’indice du S&P 500 a connu des hausses significatives entre les mois de mai et octobre juste après les 14 marchés baissiers (bear market) de cette période. Bref, si l’histoire se répète, ne soyons donc pas surpris de voir les marchés boursiers continuer leur ascension jusqu’à l’automne.

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3 avril 2009

Les profits moyens des compagnies à l’intérieur de l’indice du TSX connaissent actuellement une baisse importante par rapport à l’année précédente. Alors, comment expliquer le rebond que nous connaissons actuellement dans le marché boursier?

On peut dire, sans trop se tromper, que le marché anticipait le pire. On parlait même de dépression… Or, le marché semble plutôt nous indiquer que ce sera une sévère récession, mais que le ciel ne nous tombera pas sur la tête et qu’il y aura de meilleurs jours à venir.

Avant 2001, on remarquait que les marchés boursiers connaissaient des hausses importantes, surtout à la suite des baisses de taux d’intérêt venant de la Réserve fédérale américaine. Après 2001, les hausses des marchés étaient plutôt le reflet de preuves tangibles d’une croissance des profits des compagnies et d’une croissance économique soutenue.

Les hausses des dernières semaines pourraient simplement représenter un léger regain de confiance dans le système économique plutôt qu’un rebond dans l’économie. Il est encore tôt pour déterminer si le pire de l’économie est derrière nous. Le marché boursier étant un marché d’anticipation, il demeure l’un des meilleurs indicateurs précurseurs de la reprise, et ce, même lorsque les profits des compagnies baissent et que le taux de chômage augmente.

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