8 septembre 2010

Tel qu’escompté par le marché obligataire, la Banque du Canada a relevé son taux directeur ce matin. Toutefois, le communiqué de presse permet d’envisager que la Banque prendra une pause dans son cycle de réduction du degré de détente monétaire.

OTTAWA –La Banque du Canada a annoncé aujourd’hui qu’elle relève le taux cible du financement à un jour de un quart de point de pourcentage pour le porter à 1 %. Le taux officiel d’escompte s’établit donc à 1 1/4 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 3/4 %.

La reprise économique se poursuit à l’échelle du globe mais demeure inégale, la vigueur de l’activité dans les économies de marché émergentes étant contrebalancée par la faiblesse de la croissance au sein de certaines économies avancées. Aux États-Unis, le redressement de la demande privée est ralenti par le chômage élevé, et les indicateurs récents laissent entrevoir une reprise plus modeste à court terme.

L’activité économique au Canada a été un peu moins forte au deuxième trimestre que la Banque ne l’avait anticipé, même si la consommation et l’investissement ont évolué largement comme prévu. On s’attend à ce que la consommation progresse toujours vigoureusement et à ce que l’investissement des entreprises augmente fortement. Tous deux sont soutenus par les conditions du crédit favorables, qui se sont assouplies ces dernières semaines grâce principalement au recul prononcé des rendements obligataires dans le monde.

La Banque prévoit maintenant que la reprise économique au Canada sera légèrement plus graduelle qu’elle ne l’avait projeté dans la livraison de juillet du Rapport sur la politique monétaire, en raison essentiellement de l’affaiblissement des perspectives concernant l’activité aux États-Unis. L’inflation au Canada a en gros évolué conformément aux attentes de la Banque et sa dynamique est sensiblement la même.

Dans ces circonstances, la Banque a décidé de relever le taux cible du financement à un jour pour le porter à 1 %. À la suite des mesures de politique monétaire prises depuis avril, les conditions financières au Canada se sont resserrées modestement mais demeurent exceptionnellement expansionnistes, ce qui est compatible avec l’atteinte de la cible d’inflation de 2 % dans un contexte caractérisé par une offre excédentaire importante au Canada.

Toute nouvelle réduction du degré de détente monétaire devra être évaluée avec soin, à la lumière de l’incertitude inhabituelle pesant sur les perspectives.

Note d’information

La prochaine date d’établissement du taux cible du financement à un jour est le 19 octobre 2010.

Le Rapport sur la politique monétaire que la Banque publiera le 20 octobre 2010 contiendra la nouvelle projection pour l’économie et l’inflation ainsi qu’une analyse des risques connexes.

Source: Valeurs Mobilières Desjardins

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23 avril 2009

L’histoire nous démontre que ce sont habituellement les ME qui rebondissent plus rapidement lorsque l’économie reprend son rythme de croissance. Des pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRIC), mais aussi des pays comme Taiwan et la Corée du Sud sont tous considérés comme des marchés émergents (ME).

Les bourses des ME ont touché leur creux en octobre 2008 contrairement aux indices américains et européens qui, eux, ont touché un nouveau creux en mars 2009. Plusieurs économistes prévoient que l’économie mondiale se stabilisera lors de la deuxième moitié de 2009. Les investisseurs devraient étudier sérieusement la possibilité d’investir dans ces pays en développement.

Quelques points généraux méritent toutefois d’être soulignés lorsqu’on évalue l’économie des ME. D’abord les ME n’ont pas connu de crises bancaires importantes contrairement à celles survenues aux États-Unis et en Europe. Les banques continuent à prêter et la croissance des prêts aux entreprises est maintenue. Les gens ne sont pas surendettés et leur niveau d’épargne est sain depuis plusieurs années. Tous ces facteurs sont propices à une reprise plus rapide et plus importante des indices boursiers des ME.

Du 1er janvier 2009 au 21 avril 2009, les rendements du S&P 500, S&P Europe 350 et de l’indice MSCI Emerging Markets ont été de -8,17 %, -9.55% et +11,34 % respectivement. Donc, déjà, l’écart se creuse en faveur des ME. La meilleure façon d’investir dans ces régions du monde est d’acheter un fonds commun de placement ou d’investir dans un fonds négocié en bourse (FNB).

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