Les Bourses américaines ont enregistré leur meilleure performance pour un mois de septembre en près de 70 ans.
Récemment, nous avons parlé des dangers de manquer quelques bonnes journées à la Bourse et des avantages d’être discipliné et pleinement investi selon son plan d’investissement.
Les investisseurs qui ont manqué les occasions de négocier sur les marchés boursiers en septembre se repentiront probablement amèrement, car les Bourses américaines ont enregistré leur meilleure performance pour un mois de septembre en près de 70 ans!
Le rendement de la Bourse américaine en septembre a presque atteint 9 %, alors que la Bourse canadienne a grimpé de 4 % au cours du mois et de 10 % au cours de l’ensemble du trimestre.
Les nouvelles économiques aux États-Unis semblent moins mauvaises que prévu et ont pour effet de créer un enthousiasme sur les marchés boursiers, puisque la sous-évaluation du prix des actions était liée aux prévisions économiques médiocres.
Nous remarquons aussi que les mauvaises nouvelles semblent avoir de moins en moins d’impact négatif sur les marchés boursiers, tandis que les bonnes nouvelles les stimulent à la hausse.
Les circonstances favorables sur les marchés boursiers devraient se maintenir jusqu’à la fin de l’année puisque la probabilité que les compagnies émettent de bons résultats sont très bonnes. Lors de la récession de 2008, les entreprises ont assaini leur bilan financier. De plus, nous devrions observer un relèvement des dividendes versés par les entreprises, ce qui pourrait influencer le prix des actions à la hausse.
Généralement, quand le mois de septembre est bon pour la Bourse, le reste de l’année est excellent, rappelle le stratège Ed Sollbach, de Valeurs mobilières Desjardins.
Est-ce le bon temps pour investir en Bourse? Certainement. Est-ce que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ou qu’hier? La réponse n’a pas d’importance si votre horizon d’investissement est le long terme.
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L’expert en investissement sur les marchés boursiers Bernard Mooney a fait la manchette du journal Les Affaires il y a quelque temps en déclarant qu’investir dans certaines entreprises aux États-Unis représentait une occasion en or par les temps qui courent.
Toutefois, qu’arriverait-il à vos placements si vous manquiez les 10 meilleures journées de la Bourse? Ou encore, les 10 pires?
On nous demande souvent quel est le meilleur moment pour investir. La réponse est simple : si vous avez au moins cinq ans devant vous, investir aujourd’hui ou demain ne fera pas grande différence. En fait, le moment idéal pour planter un arbre était il y a 30 ans, et le deuxième meilleur moment, c’est maintenant.
Et rappelez-vous qu’il pourrait vous en coûter cher si vous décidiez d’agir à votre guise et d’essayer de battre tous les grands gestionnaires de portefeuille de Wall Street et leurs super algorithmes calculés par de puissants ordinateurs.
Supposons qu’en 1993, vous avez investi 100 000 $US dans l’indice phare de la Bourse de New York, le S&P 500 (symbole : SPY), et que vous n’avez jamais vendu ces titres; votre portefeuille vaudrait aujourd’hui 324 330 $US.
Supposons maintenant que depuis, grâce à votre génie ou à la chance, vous avez réussi à éviter les 10 pires journées de cette période en vendant vos actions et en les rachetant chaque fois dès le lendemain : votre portefeuille vaudrait 692 694 $US.
Par contre, si vous avez été moins chanceux et que vous avez raté les 10 meilleures journées de cette même période, votre portefeuille ne vaudra plus que 156 354 $US. Attention, toutefois : il est très probable que si vous avez manqué les 10 pires journées, vous avez aussi manqué les 10 meilleures. Dans ce cas, votre portefeuille aurait sensiblement la même valeur que si vous étiez demeuré passif et que vous aviez conservé vos titres pendant toute cette période.
Il est dangereux de boursicoter au jour le jour et de tenter de déjouer le marché, car les chances de gagner sont alors très faibles. Je vous recommande donc d’investir dans une stratégie passive en réduisant le plus possible vos frais de transaction et de gestion. Misez sur votre carrière, efforcez-vous d’obtenir un bonus annuel, lancez une entreprise, passez plus de temps en famille et investissez votre énergie dans des domaines où vous avez plus de contrôle.
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Avec les années, nous avons observé que les investisseurs commettent souvent les mêmes erreurs
Voici les erreurs les plus communes, que vous pourrez dorénavant éviter
La base de la réussite en investissement repose sur le respect de son profil d’investisseur et de la juste répartition de ses actifs. Trop souvent, on remarque que les portefeuilles des investisseurs sont surpondérés en actions au détriment des obligations. Pour éviter une telle situation, il faut rééquilibrer son portefeuille de façon périodique. Ainsi, en 2008, quand les actions ont perdu 50 % de leur valeur, un investisseur attentif aurait dû réduire ses positions dans les obligations et racheter des actions pour rééquilibrer son portefeuille. De cette façon, il aurait probablement mieux bénéficié de la remontée rapide des marchés en 2009.
Il ne faut pas confondre «répartition» et «dispersion». Confier ses placements à différentes institutions financières peut s’avérer une très mauvaise stratégie à la longue, puisque personne n’aura jamais la vision globale de votre portefeuille, l’ensemble de vos placements ne sera jamais optimisé et adapté en fonction de votre profil d’investisseur et votre répartition globale d’actifs. Il est souvent préférable d’être un «gros» client à un endroit, plutôt qu’un «petit» client un peu partout. En regroupant tous vos placements à un seul endroit, votre portefeuille sera parfaitement organisé selon votre profil et, en plus, vous économiserez certainement sur vos frais de gestion.
Les investisseurs ont tendance à acheter quand les marchés sont à leur sommet et à vendre quand ils sont au plus bas. Ce comportement est généralement attribué à l’émotion, et au bruit occasionné par les différents médias. Rappelez-vous que les médias ont comme mandat de vendre la nouvelle, alors mieux vaut avoir un regard détaché quand vous les consultez.
Inversement, tenter de jouer avec le marché en synchronisant vos ventes avec les hauts et vos achats avec les bas peut s’avérer dangereux. Vous réussirez peut-être une première fois, ou même une deuxième fois, mais ensuite votre ambition pourrait vous coûter cher. En additionnant tous les frais de gestion pour chacune des transactions, l’impôt à payer et les coûts pour avoir manqué quelques bonnes occasions, vous réaliserez que votre rendement pourrait en souffrir énormément. On rappelle souvent à nos clients qu’investir doit être ennuyant! Plus ce sera «ennuyant», moins vous serez engagé émotivement dans vos décisions. En général, pour les investisseurs particuliers, une stratégie passive est plus payante qu’une stratégie active.
Enfin, l’erreur que nous observons ces temps-ci avec la faiblesse des taux d’intérêt est qu’un grand nombre d’épargnants placent une majorité de leurs avoirs dans des obligations gouvernementales à long terme par souci de sécurité, même si elles offrent des taux très bas. En considérant l’inflation à long terme, votre pécule pourrait valoir beaucoup moins que ce que vous auriez souhaité.
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- Il existe, en analyse technique, une théorie qui tend à prédire les krachs boursiers
- Le présage d’Hindenburg tire son nom de l’écrasement du zeppelin allemand en 1937
Selon cette théorie basée sur l’observation statistique, lorsqu’au cours d’une même séance, au moins 2,2 % des actions atteignent un cours de Bourse au plus haut depuis 52 semaines et que 2,2 % d’un autre groupe de titres s’établissent en revanche à un cours plancher de 52 semaines, alors cela annonce un nouveau krach à Wall Street. Pour que le scénario soit validé, il faut cependant que cette configuration se reproduise dans les 40 jours qui suivent le premier signal. Et, selon les données historiques, lorsque les conditions correspondant au présage sont observées, il existe 75 % des chances que le marché recule de plus de 5 % dans les 40 jours suivants.
Cette configuration a précédé tous les krachs des 25 dernières années. Ce phénomène rare a été observé à la mi-août sur le New York Stock Exchange (NYSE), ce qui pourrait laisser présager que les conditions sont réunies pour un éventuel krach boursier.
Est-ce que le présage se concrétisera? Le risque est que les investisseurs croient que cela est possible et qu’ils provoquent ainsi un mouvement de panique de vente dans les marchés boursiers sans qu’il y ait de changement fondamental dans l’économie. Sauf qu’avec l’efficience des marchés boursiers, cette théorie est normalement déjà connue et devrait refléter pleinement la valeur actuelle du marché.
Même si tout est possible à court terme, nous trouvons que la théorie «à contresens» a plus de poids, car cette méthode part du principe qu’une opinion est toujours le reflet d’une action passée et non une intention future. Par observation, un consensus trop fortement établi est très souvent pris à contre-pied. Warren Buffet nous rappelle que c’est lorsque personne ne veut acheter d’actions qu’il faut en acheter et qu’il faut les vendre quand tout le monde en veut.
Donc, selon la théorie du «contresens», et si on se fie à l’humeur maussade des investisseurs, le marché devrait monter dans les prochains mois et non s’écraser comme le zeppelin Hindenburg.
Qu’en pensez-vous?
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