Il semble que les marchés boursiers, précurseurs de l’économie, aient anticipé le ralentissement que vous redoutez. Jugez-en par vous-même : depuis 1960, l’indice S&P 500 a connu 12 périodes de correction excédant 18 %. Parmi ces périodes de recul, huit périodes ont correctement annoncé une récession.
Or, entre le 22 juillet et le 9 août dernier, le S&P 500 a perdu 18,5 %. Même si le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, préfère parler d’une croissance très faible, la menace d’enlisement n’en est pas moins présente et d’autres indicateurs (masse monétaire réelle, moyenne hebdomadaire des heures de travail, nouvelles commandes de biens durables, vente de logements, de meubles et d’articles ménagers, etc.) pourraient bientôt la confirmer.
Mais ce repli récent des marchés boursiers a du bon, puisqu’il ramène les ratios cours-bénéfices à des niveaux fort attrayants : 12,3 au Canada, 10,8 aux États-Unis, 9 dans les pays émergents et 8,4 en Europe, pour une moyenne mondiale de 10. Dans ce contexte, et considérant le taux des obligations, les actions offrent beaucoup d’intérêt. Ce serait donc le temps d’acheter…
Évidemment, des incertitudes persistent dans la zone euro : l’ampleur des dettes des gouvernements constitue un risque systémique réel, et personne ne peut prévoir la suite avec exactitude. Dans ma chronique de la semaine prochaine, qui traitera de la théorie du cygne noir, j’identifierai des repères qui peuvent quand même nous guider.
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 30 juin 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:
• L’inflation s’est accélérée en mai au Canada.
• Le PIB réel par industrie a stagné en avril au Canada.
• La confiance des consommateurs américains est encore en baisse.
• Les prix des maisons existantes atteignent un nouveau creux aux États-Unis.
• Un certain optimisme regagne les marchés boursiers.
• Importante remontée des taux obligataires.
• Rebond important du huard après la publication des chiffres sur l’inflation au Canada.
Source: Études Économique Desjardins
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 25 mars 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie
• Les ventes de maisons ont de nouveau diminué aux États-Unis.
• États-Unis : baisse inquiétante des commandes de biens durables.
• États-Unis : la croissance du PIB réel au quatrième trimestre de 2010 est légèrement revue à la hausse.
• Canada : les ventes au détail ont diminué en janvier.
• Un certain regain d’optimisme se fait sentir sur les marchés boursiers.
• Les rendements des obligations canadiennes augmentent malgré les perspectives d’élection.
• L’euro reste soutenu par des perspectives de hausses imminentes des taux d’intérêt.
Source: Études Économiques Desjardins
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Pour une deuxième année consécutive, les marchés boursiers ont été favorables aux investisseurs, et pour une septième année de suite, le Canada a battu le marché boursier américain.
Les éléments qui ont marqué l’économie et le monde de la finance en 2010 sont nombreux. Il y a notamment la reprise économique, qui s’annonce moins rapide que prévu, ainsi que les incertitudes face aux dettes de pays souverains qui continuent d’alimenter les craintes d’une nouvelle récession mondiale. Malgré tout, les marchés boursiers ont affiché un bon rendement en 2010.
Les taux d’intérêt à court et à long terme sont demeurés à des niveaux historiquement bas, tant au Canada qu’aux États-Unis, où la Fed a tout fait pour les empêcher de monter dans le but de relancer un marché de l’emploi déprimé. Le dollar canadien a atteint la parité avec le billet vert. L’inflation est demeurée sous contrôle, alors que l’or a franchi le seuil des 1 400 $US l’once.
En 2011, les marchés connaîtront en principe des moments d’incertitude, mais devraient encore enregistrer des résultats positifs soutenus par une croissance des profits des entreprises. Ne soyons pas surpris d’assister à une augmentation des taux d’intérêt au Canada dès l’été 2011. Il faudra ainsi faire preuve de vigilance et bien observer nos obligations de durée moyenne, pour éviter que nos portefeuilles obligataires ne perdent trop de leur valeur si une hausse des taux d’intérêt se produit. De plus, l’inflation risquant de refaire surface, il sera important de bien protéger son portefeuille contre celle-ci.
Les pays qui ont des problèmes d’endettement importants pourraient voir leur devise affectée, et l’annonce de mauvaises nouvelles pourrait faire plonger leurs marchés boursiers. Finalement, la Chine, qui a instauré une politique monétaire plus restrictive, représente un nouvel élément de risque; en effet, si ce pays réduit sa vitesse de croisière, cela pourrait bien freiner la croissance mondiale.
Bref, 2011 pourrait bien être une autre année des plus intéressantes à suivre. Nous vous donnons donc rendez-vous dans nos prochaines chroniques.
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