Le principe de l’allocation d’actifs repose sur la faible corrélation observée entre les différentes classes d’actifs traditionnels. Ainsi, en divisant votre actif entre les titres de liquidité, les obligations et les actions, vous répartissez à la fois votre potentiel de croissance et les risques entre les trois catégories.
Une contre-performance possible de l’une de ces catégories devrait en principe être compensée par la performance de l’autre, vous permettant ainsi de réduire la volatilité de votre portefeuille et d’aspirer à un rendement global à long terme, plus stable et potentiellement plus élevé.
Les deux dernières années confirment toutefois une corrélation grandissante entre les différents marchés et les catégories d’actif. Sans remettre en cause le principe général de la diversification, ce développement invite les experts à envisager des modifications à l’allocation d’actifs traditionnels, par l’ajout d’une quatrième classe d’actifs. Cette catégorie, appelée Fonds alternatifs, existe depuis plus de 50 ans et a connu une très forte croissance au cours de la dernière décennie.
Leur caractère spécialisé a été traditionnellement réservés à une certaine catégorie d’investisseurs, composé de fondations, de particuliers fortunés et, plus récemment, des détenteurs de fonds de pension. Quoique la presse soit souvent négative face aux placements alternatifs, le constat est qu’il est important pour un investisseur de distinguer la perception de la réalité.
Ne pas considérer les fonds alternatifs serait comme s’abstenir d’acheter des actions de sociétés solides, sous prétexte que certaines d’entre elles, parmi les plus respectées, ont rencontré des difficultés. Non seulement il convient d’inclure un certain pourcentage des fonds alternatifs dans un portefeuille bien équilibré, mais en plus, le moment pourrait être particulièrement bien choisi pour le faire après la remontée spectaculaire des marchés boursiers et obligataires en 2009.
La reprise économique mondiale est bel et bien entamée. Même si les gouvernements jouent un rôle encore très important dans cette reprise, le réapprovisionnement des inventaires des compagnies et les investissements modestes dans différents secteurs économiques devraient avoir un impact positif sur la croissance et l’emploi dans les mois à venir. Une contribution plus substantielle de la consommation devrait se faire sentir dans la deuxième moitié de 2010.
Nous sommes d’avis que les marchés boursiers devraient maintenir leur biais à la hausse au cours de l’année. Des taux d’intérêts maintenus à des bas historiques, une inflation sous contrôle et une sous-pondération dans le marché des actions de la part de plusieurs investisseurs représentent le fondement de cette thèse. La croissance des bénéfices devrait être le principal moteur du rendement des marchés boursiers.
Alors que la reprise se fait sentir, l’anticipation des hausses de taux des banques centrales ainsi que les actifs qui se déplacent des obligations vers des actifs plus risqués pourraient ébranler le marché obligataire et faire grimper les taux longs termes. Les taux obligataires 10 ans du gouvernement pourraient donc augmenter à 4,25% et 4,50% au Canada et aux États-Unis, respectivement, au cours de l’année.
Après deux années extraordinaires pour les marchés financiers, nous anticipons un retour à la «normale» et moins mouvementé en 2010. Bien que nous aimerions avoir une deuxième année de 35% pour les marchés boursiers, la réalité est que la «nouvelle normalité» est susceptible de nous apporter un marché haussier plus modeste, en ligne avec les moyennes historiques.
Nous aimerions profiter de la période des Fêtes qui s’amorce pour prendre ces quelques instants pour remercier l’ensemble de nos lecteurs et lectrices qui nous ont accompagnés et lus tout au long de l’année 2009.
Aussi, nous voudrions souligner la fidélité des lecteurs du journal Métro qui nous ont aussi suivi nos chroniques sur le site du journal Métro.
Nous en profitons également pour vous offrir nos meilleurs vœux pour le temps des Fêtes. Des vœux de santé, de bonheur, d’amour et de prospérité.
L’année qui s’achève a été une année exceptionnelle pour les marchés boursiers. Elle a récompensé les investisseurs patients et ceux qui ont évité la panique du début d’année.
Si il y a cinq leçons à retenir de la dernière crise vous les retrouvées ici.
L’année 2009 a été encore plus extraordinaire pour les investisseurs qui ont eu le courage de réinvestir dans les marchés lorsque ceux-ci étaient à leur plus bas niveau et qui ont réduit leur niveau d’endettement. Au moment de la reprise, nous avions rappelé les 10 bonnes raisons d’investir dans la crise que vous pourrez relire ici
Nous devrions nous attendre en 2010 à des rendements moins étonnants au niveau des bourses et la clé pour les investisseurs sera de conserver une aisance financière qui leur permettra de profiter des occasions qui se présenteront lors de la prochaine année. Nous vous recommandons de faire attention au piège de la sécurité et de mieux connaître votre tolérance aux risques pour apporter les changements nécessaires à vos placements pour la prochaine année.
Nous vous donnons donc rendez-vous en 2010.
Voici le top5 des chroniques qui ont le plus retenues votre attention en 2009.
1. Je vais te montrer comment devenir riche
2. Une brève histoire de l’avenir
3. Les cinq leçons à retenir de la dernière crise financière
4. Madoff, Lacroix et maintenant Earl Jones
5. Le recyclage peut aussi s’appliquer aux cartes de crédit
En ces premiers jours d’automne, près d’un an après le début de l’effondrement des marchés boursiers, les souvenirs qui hantent plusieurs investisseurs demeurent gravés profondément dans leurs mémoires.
Le secteur financier a changé considérablement depuis un an. La faillite de Lehman Brothers et les ventes de feu de Bear Sterns et de Merrill Lynch ne sont que quelques événements parmi tant d’autres qui marqueront à jamais l’histoire de l’économie mondiale.
Par les temps qui courent, les événements de l’automne dernier ont pour effet de rappeler à plusieurs investisseurs et à certains journalistes qu’il n’y a pas seulement les feuilles qui tombent à l’automne, il y a aussi les marchés boursiers…
Une recherche rapide des événements extraordinaires qui ont marqué les marchés boursiers au fil du temps révèle qu’ils coïncident souvent avec cette saison. Évidemment, il faut préciser que l’automne arrive au mois de mars dans l’hémisphère sud, mais peu importe.
Pour les sceptiques, voici la liste des événements en question:
- 24 octobre 1929 : krach boursier (la grande dépression)
- 19 novembre 1973 : Krach boursier (crise du pétrole)
- 19 octobre 1987 : Krach boursier (surévaluation des bourses)
- 27 octobre 1997 : Krach boursier (crise asiatique)
- 10 mars 2000 : correction boursière importante (bulle technologique)
- 11 septembre 2001 : Marchés fermés (terrorisme)
- 24 septembre 2002 : correction boursière importante (menace de guerre en Irak)
- 15 septembre 2008 : correction boursière importante (faillite de Lehman Brothers)
Mais en poussant nos recherches un peu plus loin, on constate que depuis 1950, le rendement moyen de l’indice S&P 500 pour les périodes du début novembre jusqu’à la fin avril a été de 9 % par rapport à 2,71 % pour les six autres mois.
Bref, nous préférons garder notre optimisme sur la base que, lorsque tout le monde pense dans le même sens (la presse amplifiant farouchement cette ligne de pensée), le résultat inverse est souvent plus probable. Ainsi, les mois d’automne pourraient révéler les plus belles occasions d’investissement dans l’année.
(Source : CNN Money.com)