21 septembre 2012

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 21 septembre 2012 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• Le marché américain de l’habitation donne de nouveaux signes d’amélioration.

• États-Unis : légère baisse de l’indicateur avancé.

• États-Unis : les indices manufacturiers régionaux restent en territoire négatif.

• Canada : le taux annuel d’inflation est descendu à 1,2 %.

• Les Bourses se replient légèrement.

• Les écarts de taux canadiens et américains se resserrent.

• Le billet vert remonte légèrement.

Source: Études Économique Desjardins

Popularity: 1% [?]

30 avril 2012

De passage en Europe, j’ai eu le plaisir de rencontrer Jorge Marrao, associé chez Deloitte Portugal et professeur à l’Institut supérieur d’économie et de gestion de Lisbonne. Cet éminent expert est d’avis que son pays entrera inévitablement en récession, ce qui ne l’empêchera pas de respecter les exigences de ses créanciers.

Écartant l’idée d’un retrait de son pays de l’Union européenne, Jorge Marrao continue de croire aux avantages de l’euro. «Cependant, il est temps de réviser les politiques monétaires et fiscales pour soutenir la croissance commune, dans l’intérêt de tous les pays membres», explique-t-il. Selon lui, les exportations et les investissements du secteur privé constituent deux pistes de solution à privilégier pour relancer l’économie portugaise et réduire le taux de chômage, qui avoisine les 15 %. «Le marché accepterait mal que la stimulation de l’économie alourdisse davantage la dette publique du Portugal», précise-t-il.

Pour sortir de la crise qui prévaut, il faudra compter de trois à cinq ans. Mais le Portugal dispose d’atouts indéniables : une jeunesse bien éduquée et disponible, des capacités de production sous-utilisées et une tradition d’exportations et de bonnes relations internationales.

Par contre, il lui faudra procéder à d’importantes réformes, auxquelles la population risque, dans certains cas, de s’opposer : réduction de l’appareil public (actuellement gigantesque) et transferts vers le privé, modification des programmes de pension, lutte contre le travail au noir et évolution du rôle du réseau universitaire.

«Pour y parvenir, nous aurons sans doute besoin de l’aide de l’Union européenne», ajoute l’économiste, qui insiste sur l’urgence d’agir et non plus de débattre.

La semaine prochaine : le point de vue de deux entrepreneurs de Porto, qui ont déjà habité Montréal.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmétro30avril2012

Popularity: 2% [?]

20 février 2012

Six des dix pays qui ont enre­gis­tré la croissance la plus rapide au cours de la dernière décennie sont situés en Afrique.

Pendant cette période, l’économie africaine a souvent mieux fait que celle de l’est de l’Asie, incluant le Japon. Alors qu’un ralentisse­ment sévit partout dans l’hémisphère nord, le Fonds monétaire international prévoit une progression de 6 % du PIB en Afrique, égale à celle de l’Asie.

Cet essor découle principalement de la forte demande de ressources, abondantes sur le continent africain. Le cuivre, l’or et le pétrole intéressent particulièrement la Chine, qui investit dans les infrastructures de l’Afrique, en plus d’y déplacer une partie de sa production, contribuant ainsi à la santé du secteur manufacturier. Le Brésil et l’Inde lui emboîtent maintenant le pas.

La démographie constitue un autre facteur positif. Dans la population africaine, qui dépasse le milliard, la proportion d’habitants en âge de travailler ne cesse d’augmenter par rapport au contingent de citoyens dépendants. Cette situation, analogue à celle que connaissait l’Asie encore récemment, favorise évidemment les affaires.

Cette imposante main-d’œuvre, qui maîtrise parfois plusieurs langues, pourrait faire de l’Afrique un leader dans le marché des centres d’appels, notamment. Il ne faudrait cependant pas négliger les difficultés auxquelles le continent fait face : la désertification, la déforestation, la famine et le sida. L’espérance de vie n’y dépasse guère 50 ans, et il existe un déséquilibre aigu dans la répartition de la richesse.

L’autocratie, la corruption et les conflits armés risquent de perdurer. Il n’en reste pas moins que l’Afrique pèsera de plus en plus lourd dans la balance économique mondiale.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro20février2012

Popularity: 2% [?]

6 février 2012

Talon d’Achille de l’économie américaine depuis la crise de 2008, l’immobilier enregistre au contraire une croissance impressionnante au Canada. Doit-on craindre une bulle? Une chose est sûre en tout cas, les maisons sont de moins en moins abordables.

Examinons trois facteurs de risque qui pèsent sur notre marché de l’immobilier. Tout d’abord, on observe une surévaluation des propriétés, de l’ordre de 20 % par rapport au PIB par habitant. Ce phénomène découle directement de la faiblesse persistante des taux d’intérêt.

Par ailleurs, une éventuelle détérioration de l’économie amé­ri­caine aurait un impact négatif sur nos exportations et, par ricochet, sur l’emploi. Or, une augmentation du chômage entraînerait des défauts de paiement d’hypothèque.

Enfin, notre économie est lar­gement tributaire du secteur des matières premières, qui a connu un boom ces 10 dernières années. Mais il pourrait en être autrement dans les mois et les années à venir, compte tenu de la morosité de l’environnement économique mondial (problème de la dette en Europe, ralen­tissement en Chine et reprise qui tarde aux États-Unis).

Certes, ces éléments pourraient provoquer un recul de l’immobilier chez nous, mais le prix des maisons resterait stable à moyen terme. Au Canada, contrai­re­ment à ce qui s’est produit chez nos voisins du Sud, les emplois perdus pendant la récession de 2008 ont été récupérés, et les salaires se sont même accrus. La stabilité de la main-d’œuvre est un gage de la santé de l’immobilier.

Autre bonne nouvelle : bien meilleure qu’aux États-Unis, la situation budgétaire du gouvernement fédéral lui permettrait d’intervenir au besoin et de soutenir les banques et la SCHL.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro6fevrier2012

Popularity: 4% [?]

 
Pages123