Talon d’Achille de l’économie américaine depuis la crise de 2008, l’immobilier enregistre au contraire une croissance impressionnante au Canada. Doit-on craindre une bulle? Une chose est sûre en tout cas, les maisons sont de moins en moins abordables.
Examinons trois facteurs de risque qui pèsent sur notre marché de l’immobilier. Tout d’abord, on observe une surévaluation des propriétés, de l’ordre de 20 % par rapport au PIB par habitant. Ce phénomène découle directement de la faiblesse persistante des taux d’intérêt.
Par ailleurs, une éventuelle détérioration de l’économie américaine aurait un impact négatif sur nos exportations et, par ricochet, sur l’emploi. Or, une augmentation du chômage entraînerait des défauts de paiement d’hypothèque.
Enfin, notre économie est largement tributaire du secteur des matières premières, qui a connu un boom ces 10 dernières années. Mais il pourrait en être autrement dans les mois et les années à venir, compte tenu de la morosité de l’environnement économique mondial (problème de la dette en Europe, ralentissement en Chine et reprise qui tarde aux États-Unis).
Certes, ces éléments pourraient provoquer un recul de l’immobilier chez nous, mais le prix des maisons resterait stable à moyen terme. Au Canada, contrairement à ce qui s’est produit chez nos voisins du Sud, les emplois perdus pendant la récession de 2008 ont été récupérés, et les salaires se sont même accrus. La stabilité de la main-d’œuvre est un gage de la santé de l’immobilier.
Autre bonne nouvelle : bien meilleure qu’aux États-Unis, la situation budgétaire du gouvernement fédéral lui permettrait d’intervenir au besoin et de soutenir les banques et la SCHL.
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Au début de novembre, le fabricant d’appareils électroniques Olympus a admis avoir dissimulé pendant une vingtaine d’années des pertes importantes découlant d’acquisitions effectuées à des prix exagérés.
Dans les heures qui ont suivi ces révélations, le titre s’est effondré, reculant de plus de 30 %.
La nouvelle présidente de l’entreprise a pris des mesures immédiates pour améliorer la gouvernance et la transparence, et rassurer le marché.
Bien que ce ne soit pas le cas dans cette affaire, la loi de Benford aurait pu servir à percer à jour une malversation d’une telle envergure.
Utilisée en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, cette loi sur les nombreux anormaux facilite la détection de fraudes financières et électorales, comme le rappelait récemment un article de The Economist.
Elle repose sur le postulat que, dans une série de données (comme les résultats d’une entreprise ou les cours boursiers), il y a davantage de probabilités de voir apparaître en premier lieu des nombres débutant par le chiffre 1 (30,1 %) que par le chiffre 9 (4,58 %).
Cette supposition est tout à fait raisonnable lorsqu’on pense aux ensembles appelés à croître de façon exponentielle, comme les ventes ou le chiffre d’affaires.
Une distribution statistique qui va à l’encontre de cette règle pourrait indiquer une manipulation ou une falsification.
Les investisseurs ne tolèrent plus les écarts comme ceux dont Olympus s’est révélée coupable. La loi de Benford peut concourir à rétablir leur confiance, nécessaire au bon fonctionnement du système. Pour les matheux que la chose intéresse, la suite de Fibonacci est conforme à la loi de Benford…
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La Semaine de la PME bat son plein jusqu’à samedi. Voici quelques observations sur les finances personnelles de l’entrepreneur.
Généralement, il est sensible à l’importance de l’épargne et, même si sa société n’est pas inscrite en Bourse, il est plus familier avec le marché, la finance et l’économie que le citoyen moyen. Mais comment gère-t-il son actif personnel? Préfère-t-il prendre lui-même les décisions de placement? Veut-il être conseillé?
Le plus souvent, nous recommandons à l’entrepreneur de concentrer ses énergies sur la croissance de sa société. Il met ainsi ses habiletés et ses compétences à contribution pour accroître sa richesse et son patrimoine.
Pourquoi gaspiller son temps à suivre des titres, alors que ce n’est pas son métier? Pourquoi tenter de prévoir les orientations d’un marché, alors qu’il ne dispose pas nécessairement des outils, des connaissances et de l’expertise pour le faire efficacement?
Il est donc judicieux pour lui de faire appel à un conseiller en placement, qui l’accompagnera, non seulement dans la stratégie de placement, mais aussi dans la planification financière et fiscale. À cet égard, le conseiller n’hésitera pas à s’entourer d’une équipe de professionnels pour répondre à tous les besoins de l’entrepreneur.
Bien que chaque situation soit particulière et mérite une analyse spécifique, le conseiller en placement aura tendance à adopter une approche prudente, voire défensive, dans la gestion des avoirs personnels de l’entrepreneur.
Ce dernier prend déjà assez de risques chaque jour dans la conduite de ses affaires : un portefeuille stable ne peut pas lui faire de tort… Ce sera une bonne protection en cas de coup dur.
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De nombreux investisseurs se demandent si les titres boursiers vont poursuivre leur ascension ou, au contraire, se mettre à régresser.
Sommes-nous susceptibles d’entrer dans un marché baissier? Pour cela, si on se fie à la définition technique, il faudrait observer une tendance négative des indices pendant trois mois, avec perte de valeur d’au moins 15 %.
Bien malin celui qui peut prévoir avec exactitude l’apparition de ce phénomène. Certains facteurs peuvent cependant nous avertir de l’imminence d’un marché baissier. Le premier facteur est la politique monétaire : quand les banques centrales partent en guerre contre l’inflation en rehaussant leur taux directeur, les actions en pâtissent. Si le mouvement est déjà amorcé en Europe, la Réserve fédérale américaine ne devrait pas agir en ce sens avant le 2e semestre de 2012. D’ici là, les actions peuvent continuer de profiter d’un environnement favorable.
Le second facteur est le ratio cours-bénéfice : s’il devient excessif, il peut entraîner une correction majeure. Actuellement, celui du S&P 500, très raisonnable, ne dépasse pas 14 (le prix moyen des actions équivaut à 14 fois les bénéfices attendus au cours des 12 prochains mois).
Bref, les titres de croissance offrent de meilleures perspectives de rendement que les obligations gouvernementales portant échéance de 10 ans, dont le taux se situe autour de 3,58 % seulement.
Troisième facteur (mais moins fiable que les deux autres) : les indicateurs économiques. S’ils pointent résolument vers le bas, ils peuvent laisser présager un repli boursier. Mais ce n’est pas toujours vrai. L’histoire nous montre qu’un marché baissier peut s’installer alors que se multiplient les statistiques optimistes sur la production et la main-d’œuvre.
La difficulté vient du fait que la Bourse devance toujours l’économie d’environ six mois. Ainsi, la tenue actuelle des parquets nord-américains nous permet de déduire que la croissance se révélera plutôt bonne en 2011. En principe, les portefeuilles boursiers ne sont pas en danger pour l’instant. Pour une 3e année consécutive, les actions canadiennes et américaines devraient afficher des résultats positifs.
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