Tel qu’escompté par le marché obligataire, la Banque du Canada a relevé son taux directeur ce matin. Toutefois, le communiqué de presse permet d’envisager que la Banque prendra une pause dans son cycle de réduction du degré de détente monétaire.
OTTAWA –La Banque du Canada a annoncé aujourd’hui qu’elle relève le taux cible du financement à un jour de un quart de point de pourcentage pour le porter à 1 %. Le taux officiel d’escompte s’établit donc à 1 1/4 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 3/4 %.
La reprise économique se poursuit à l’échelle du globe mais demeure inégale, la vigueur de l’activité dans les économies de marché émergentes étant contrebalancée par la faiblesse de la croissance au sein de certaines économies avancées. Aux États-Unis, le redressement de la demande privée est ralenti par le chômage élevé, et les indicateurs récents laissent entrevoir une reprise plus modeste à court terme.
L’activité économique au Canada a été un peu moins forte au deuxième trimestre que la Banque ne l’avait anticipé, même si la consommation et l’investissement ont évolué largement comme prévu. On s’attend à ce que la consommation progresse toujours vigoureusement et à ce que l’investissement des entreprises augmente fortement. Tous deux sont soutenus par les conditions du crédit favorables, qui se sont assouplies ces dernières semaines grâce principalement au recul prononcé des rendements obligataires dans le monde.
La Banque prévoit maintenant que la reprise économique au Canada sera légèrement plus graduelle qu’elle ne l’avait projeté dans la livraison de juillet du Rapport sur la politique monétaire, en raison essentiellement de l’affaiblissement des perspectives concernant l’activité aux États-Unis. L’inflation au Canada a en gros évolué conformément aux attentes de la Banque et sa dynamique est sensiblement la même.
Dans ces circonstances, la Banque a décidé de relever le taux cible du financement à un jour pour le porter à 1 %. À la suite des mesures de politique monétaire prises depuis avril, les conditions financières au Canada se sont resserrées modestement mais demeurent exceptionnellement expansionnistes, ce qui est compatible avec l’atteinte de la cible d’inflation de 2 % dans un contexte caractérisé par une offre excédentaire importante au Canada.
Toute nouvelle réduction du degré de détente monétaire devra être évaluée avec soin, à la lumière de l’incertitude inhabituelle pesant sur les perspectives.
Note d’information
La prochaine date d’établissement du taux cible du financement à un jour est le 19 octobre 2010.
Le Rapport sur la politique monétaire que la Banque publiera le 20 octobre 2010 contiendra la nouvelle projection pour l’économie et l’inflation ainsi qu’une analyse des risques connexes.
Source: Valeurs Mobilières Desjardins
Popularity: 2% [?]
Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 19 février 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• La Réserve fédérale monte son taux d’escompte sans toucher véritablement à sa politique monétaire.
• La production industrielle, les mises en chantier et l’indicateur avancé ont tous augmenté en janvier aux États-Unis.
• États-Unis : l’inflation est moins forte que prévu.
• Canada : une autre hausse du taux annuel d’inflation totale.
• Canada : les ventes des manufacturiers, des grossistes et des détaillants progressent en décembre.
• L’optimisme revient sur les Bourses.
• Le marché obligataire est préoccupé par la Réserve fédérale.
• Encore des gains pour le billet vert en dépit d’une atténuation des craintes sur les marchés.
Source : Études économique Desjardins
Popularity: 2% [?]
La reprise économique mondiale est bel et bien entamée. Même si les gouvernements jouent un rôle encore très important dans cette reprise, le réapprovisionnement des inventaires des compagnies et les investissements modestes dans différents secteurs économiques devraient avoir un impact positif sur la croissance et l’emploi dans les mois à venir. Une contribution plus substantielle de la consommation devrait se faire sentir dans la deuxième moitié de 2010.
Nous sommes d’avis que les marchés boursiers devraient maintenir leur biais à la hausse au cours de l’année. Des taux d’intérêts maintenus à des bas historiques, une inflation sous contrôle et une sous-pondération dans le marché des actions de la part de plusieurs investisseurs représentent le fondement de cette thèse. La croissance des bénéfices devrait être le principal moteur du rendement des marchés boursiers.
Alors que la reprise se fait sentir, l’anticipation des hausses de taux des banques centrales ainsi que les actifs qui se déplacent des obligations vers des actifs plus risqués pourraient ébranler le marché obligataire et faire grimper les taux longs termes. Les taux obligataires 10 ans du gouvernement pourraient donc augmenter à 4,25% et 4,50% au Canada et aux États-Unis, respectivement, au cours de l’année.
Après deux années extraordinaires pour les marchés financiers, nous anticipons un retour à la «normale» et moins mouvementé en 2010. Bien que nous aimerions avoir une deuxième année de 35% pour les marchés boursiers, la réalité est que la «nouvelle normalité» est susceptible de nous apporter un marché haussier plus modeste, en ligne avec les moyennes historiques.
Popularity: 1% [?]
Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 8 janvier 2009 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• Ressac de l’emploi américain après une légère croissance en novembre. Il s’est perdu 4 164 000 emplois aux États-Unis en 2009.
• Les dépenses de construction et les ventes de maisons existantes en suspens sont en baisse aux États-Unis.
• États-Unis : les indices ISM ont augmenté en décembre.
• Canada : l’emploi recule légèrement en décembre.
• Les Bourses poursuivent sur leur lancée en début de 2010.
• Le marché obligataire commence aussi l’année du bon pied.
• Le dollar canadien profite de la hausse du pétrole.
Popularity: 1% [?]